MACHINE DE CLARKE
de cuivre dd en communication métallique avec Taxe par la vis /*, puis "une virole aussi en cuivre formée d'une bague complète c' communiquant avec une demi-bague c par une bride métallique que Ton voit sur la gauche de la figure se détachant du bois sousjacent. Cette virole est isolée de l'axe.
Mais en face de la demi-bague ou demi-anneau qui la termine par le bas est fixée une autre demi-bague ou demi-anneau C| qui touche l'axe à l'aide de vis, ainsi que le fait la première bague dd ; xx sont des ressorts métalliques qui touchent les deux extrémités du fil de l'électro-aimant; y et y' sont d'autres ressorts qui servent de rhéophores. Lorsque y' touclie c,, ainsi qu'on le voit sur la figure, l'électricité donnée à d s'écoule par y' et celle qui est donnée à la virole c'c s'écoule par y. C'est le contraire lorsque Oj se trouve en contact avec y.
Par conséquent, enfin, pour que y' reçoive toujours de l'électricité de même signe, il faut et il suffit que le plan passant par l'axe de rotation et l'interruption qui sépare Cj de c contienne aussi les axes des deux branches de l'aimant mobile, et que, de plus, le plan de l'électro-aimant fixe contienne les points de contact de y et y' avec le commutateur.
Fig. 853. Fig. 854.
Clarke, par une disposition plus commode, donoa un volume beaucoup moindre à l'appapeil de Pixii.
Dans l'appareil deClarke, Taimant A (fig. 854) est fixe. L'électroaimant BB' tourne autour d'un axe horizontal XX', et ses extrémités s'approchent plus des pôles de l'élément A qu'elles ne le font dans l'appareil de Pixii, ce qui contribue à accroître la force des courants produits. Le commutateur ne diffère pas en prin-
MACHINE DE CLAHKE.
eipe de celui que nous venons de décrire. Les deux exlremilés du fil de rélectro-aimant sont engagées dans la bobine de bois BB' (fig. 855); elles communiquent mét^lliquement, l'une avec la demi-virole D, l'autre avec la demi-virole E. Des ressorts VV, U, fixés dans deux pièces métalliques HI, ll'V qui servent de rhéophoreg, pressent tantôt contre Tune et tantôt contre l'autre de ces demi-viroles. L'inversion a lieu en même temps que celle du signe de l'électricité qui arrive à cette demi-virole, et, par conséquent, chacun des rhéophoreg HI, HT conserve toujourg son signe.
Quand Masson eut découvert les actions physiologiques puissantes qu'exercent sur l'économie animale les extracourauts qui se produisent dans des circuits où se trouve une bobine un peu forte, on disposa les appareils de Pixii ou de Clarke de manière qu'ils pussent donner des commotions analogues à celles que l'on obtenait avec l'appareil à roue dentée que nous avons déjà décrit. Voici comment on y arrive. Lorsque deux ressorts métalliques V et U font communiquer les plaques métalliques HI
et n i' avec les demi-bagues D et E , il suffît de réunir les fils f et f pour constituer un ciixiuit complet dans lequel rélectricilé marchera toujours dans le môme sens entre les bornes f et f\ Si à un moment donné on prend ces fils à la main et si on fompt le contact qui existait entre eux, on ressent au moment de rinlerruption une forte commotion due à l'exlracourant ; pour obtenir rapidement une série de secousses semblables, il faut
84g MACillNK DE MM^ MASSON ET BRÉGUET
prolonger la demi-virole D par un appendice conducteur F (6g. 855), et fixer en V un troisième ressort , qui à chaque tour de l'arbre se trouve pendant quelques instants en contact avec F. Tant que le contact dure le courant passe par une voie toute métallique de D en F, do F en V% V et E. Mais quand le contact s'interrompt, si l'on tient les fils f et f\ on reçoit la secousse du courant d'induction qui se produit dans le circuit lui-même.
Ordinairement les fils f et f sont terminés par des poignées que Ton tient à la main. Les secousses que l'on reçoit dans ces conditions sont très-douloureuses, et, comme nous l'avons déjà dit page 838, elles déterminent dans les doigts ou les mains entières une contraction musculaire qui empêche de lâcher les poignées. L'appareil est dispose de telle sorte que fextracourant se développe au moment où le courant induit a son intensité maximum.
g 2. — MACHINK DE MM. MASSON ËT Ba^GUET.
L'appareil de MM. Masson et Bréguet (fig. 858) se compose de trois parties distinctes :
4° Un système inducteur formé d'une bobine o reliée à la pile P par un circuit conducteur que l'on peut ouvrir et 'fermer rapidement à l'aide d'une roue métallique E à dents alternatives de métal et de bois comme celle dont il a déjà été parlé page 737.
Une bobine creuse 0 dans le fil de laquelle doivent se développer les courants d'induction et qui peut recevoir la bobine o dans sa cavité centrale.
Fig. 8b7.
3? Un rhéotrope, c'est-à-dire un appareil qui permet, soit de donner une direction constante dans un circuit extérieur aux courants directs et inverses produits par le jeu de l'interrupteur,
MACHINE DE MM. MASSON ET BRÉGUET. 8i9
soit d'isoler tous les courants de mémo nature pour les étudier à part, les autres étant supprimés.
Le rhéotrope (fig. 858) est formé de quatre roues A, B, C, D, semblables à celle qui constitue l'interrupteur. Ces quatre roues, ainsi que l'interrupteur, sont montées sur un môme axe de fer /*, qui on est isolé par un collier de verre V (fig. 857). Dans les deux roues extrêmes du rhéotrope les dents métalliques se correspondent bien exactement et elles correspondent aux dents de bois des deux roues moyennes.
La figure 858, que nous empruntons au mémoire de MM. Masson, et Bréguet, représente un plan d'ensemble de leur appareil.
Fig. 8a8.
Indépendamment des parties déjà décrites, H et I sont deux élaux en métal portant chacun deux languettes ou ressorts métalliques qui viennent s'appuyer, l'une contre la jante d'une des roues extrêmes, l'autre contre celle de la roue moyenne qui en est voisine. De ces deux étaux partent des fils qui se joignent aux bouts de celui d'un rhéomètre G ; F et K sont deux lames de métal en contact chacune avec l'une des extrémités du fil de la bobine induite. De la première de ces lames partent deux ressorts qui viennent s'appuyer sur les parties métalliques de A et de C. De la seconde partent deux ressorts semblables qui touchent aussi d'une manière permanente les roues B et D. Les dents de l'interrupteur concordent à très-peu près avec les dents métalliques des roues
850 MACUlf4£ DE MM. MASSON £T BB^GUET,
eitrâmaB du rhéotrope, pourtant la ooYacidence n'est pas tout à foil absolue, et le circuit induit est toujours fermé au moment où le circuit inducteur s'ouvre ou se ferme.
Il suffit de jeter les jeux sur la figure pour se convaincre que, grâce à la manière dont les communications s'établissent, les cou* nints directe et inverse» traversent toujours dans le même sens ^ la rbéomètre G. Supposons,- en eflbt, que le circuit s'ouvre en B ; alors les ressorte à et d mi sur bois, rélectricité, dans la bobine extérieure 0, passe à travers les roues fi et C, en suivant, je suppose, le sens- indiqué par les flècbee. Si alors le circuit de l'interrupteur se ferme, 6 et a arrivent sur bois, et le courant change de sens dans le ûl KO, il arrive au rhéomètre en suivant la route /aG; dans le même sens que d*abord; et il est évident aussi que si Ton supprime les ressorts f et i il ne passera plus en G que des courants d'une seule espèce, directs, je suppose; et qu au contraire, en replarant f eiij mais enlevant à leur tour g et h, on obtiendra les autres.
Enfin, s'il s agissait simplement de iaiœ passer dans un même conducteur, et avec leurs directions propres, les courants alternativement inverses qui se développeui dans la bobine induite lors de la rotation de l'interrupteur, on laisserait le rhéotro[>t3 de côté, et Ton mettrait les deux extrémités du fil do ia bobine en communication avec les deux extrémités du conducteur sur lequel on veut expérimenter. La figure suppose que la bobine intérieure est la bobine inductrice. Dans les premiers appareils de MM. Masson etBréguet,- c'était au contraire à 0 que ce rôle était réservé. Du reste, aucune autre modiiication es^nlielle à la machine. . . ,