‹ Leçons de physiqueChapitre 273 sur 293 · LOIS DX8 COURANTS DMNOUGTIO.^. 85S · texte numérisé non relu

LOIS DX8 COURANTS DMNOUGTIO.^. 85S

induit était uue spirale plate de même diamètre que ia spirale inductrice, et les deux spirales (Haient superposées.

En ces circonstances, si 1 on lait varier la section seule de la spirale inductrice, l'intensité du courant inducteur restant constante, celle de chacun des courants induits ne change pas; au contraire, ces dernières augmentent proportionnellement au nombre des spires inductrices, pourvu que la lorce du courant inducteur ne change pas.

4<> M. Âbria prit eoftuila la même spirale de 4 fils pour induite, en faisant d'abord en sorte que chaque Gl fermât lui-même son circuit* En ces circonstances, rintensité du courant développé dans chacun fut trouvée la méme^ et cela devait être, puisque les quatre circuits étaient égaux et disposés de la môme façon par rapport.au circuit inducteur; la résislance de l'hélice était négligeable par rapport à celle de chaque spirale. Puis il fit successivemeiit communiquer, d'abord un, puis deux, puis trois de ces circuits avec l'hélice magnétisante, les autres circuits restant fermés, et il Vit que les intensités des courants tr^insmis à travers Thélice étaient proportionnelles au nombre de circuits induits réunis. En un mot, ces intensités variaient comme celles des courants que Ton obtiendrait dans un circuit très-peu résistant, à Taide de un, deux, trois, quatre éléments hydro-électriques trée-iésistante, égaux entre eux et réunis par les pôles de même nom.

Les résultats auraient pu être différents si le rapport de la résistance de Thélice à celle des spires induites n*eùt pas été très-petit^ comme il Tétait dans les dernières, eipériences que nous venons de citer*

En général, en effet, il est évident que quand on fait varier les dimensions, la nature, la disposition de la spirale ou de la bobine induite^Jes influences multiples que ces changements exercent sur le courant gui y prend naissance se trouvent encore compliquées de celle qui provient des changements apportés i la résistance du circuit total par les modifications dont il s'agit. L'analyse de ces diverses influences est un problème très -difficile et dont nous ne chercherons pas à douner la solution.

5° Un autre fait impoi Umt résulte encore des expériences dont nous donnons ici un aperçu. Lorsqu'on laissant constants le système inducknu et la spirale induite, on i'aii croître la résistance du circuit total que les courants induits doivent traverser, on constate que leur intensité diminue, et cela qu ils soient directs ou inverses. On devait s y attendre ; mais ce que l'on ne pouvait prévoir, c'est que la loi de dimmution ne parut pas la même

tOI8 DIS CÛUAANTâ I^'iMDUCTlON.-

pour les doux. Pour les couraulb inverses, elle fut trouvée plus rapide que pour les autres.

Dans un grand nouibre d'expériences citées au mémoire de M. Abria, et dans beaucoup d'autres cas qui n'y sont pas spécifiés, on voit les courants directs présenter des intensités j)lus fortes que les courants inverses correspondants. Mais ces expériences ne donnent aucun rensei^^nement sur les rapportas des durées relatives de ces courants. L'étude des décompo.-iliuns électro-chimiques qu'ils produisent a lourui sur ce point un renseignement très-important.

Recherches de M. Matieucoi. — Lorsque avBC la machine de MM. Masâon et Breguet on fait passer dans un voltamètre des courants induits, tous de même nature, tons directs ou tousinverses, on observe, comme on devait s'y atteiKbe, des décompositions chimiques. Mais si, mettant de côté le rhéotrope, on se borne, comme le fit M. Matteucci, à compléter le circuit de la bobine induite par un voltamètre à sulfate de cuivre, on ne voit apparaître aucune trace de décomposition polaire. D'après ce qui précède, il est évident que cette nullité apparente d'action indique seulement une égalité parfiiite entre les effets des courants directs et inverses qui traversent alternativemeot le volta* mètre. Â chaque électrode, en effet, les courants d'une espèce' déterminent la dissolution du métal- que les courants del'autre' espèce avaient fait déposer.

On peut encore arriver à la même conséquence par remploide voltamètres à eau. Les gaz sont mis en libertét et si les vok» (amètres sont convenablement disposés (voir Anni^B de ehim* et phjfs,, t. LU, mémoire de Masson sur les courants induits d'ordre supérieur), à chaque pôle on trouve un volume d'oxygène et deux d*faydrog!ène« D*àpràs les principes posés par M. Pouîllet (voir p. 737), cette égalité d'effet prouve que si Ton désigne par « et I Tinte'nsité et la durée moyenne des contants induits directs, par «' et <' Tintensité moyenne et la durée moyenne des courants induits inverses produits dans les expériences citées, on a ii tT, Cest k cette condition seule que' peut être due I égalité des effets chimiques obtenus. Si donc, dans^ les circonstiinces de l'expérience, est moindre que i, il faut nécessairement que L' soit plus grand que^ Quant aux intensités i et i', on se rappelle qu'elles sont proportionnelles aux quantités d'électricité qui, dans le m6me temps, traversent le conducteur dans lequel passent les courants.

Recherches de M. A. Lallemand. — Lcs OXpéHenceS do dé-

Gompositiouâ electro-ciamiques que nous venons de citer ne

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Lois DES COURANTS D'INDUCTION. 81^5

sont pas les seules dans lesquelles on ait vu la relation il = i't* se manifester entre des groupes de courants directs et inverses correspondants. M. A. Lalleniand a inséré au tome XXU des Ann. de chimie et physique un mémoire dans lequel il fait connaître un appareil très-sensible avec lequel on peut étudier, au point de vue du sens et de l'intensité, les actions réciproques des courants électriques, et avec lequel, en particulier, on peut résoudre un certain nombre des questions délicates de la théorie des phénomènes d'induction. Que l'on conçoive, aux deux bouts d'une tige de bois (fig. 859), deux spirales plates

formées d'un fil do cuivre dont les spires sont maintenues à petite dislance les unes des autres par quelques traverses diamétrales en ivoire. Les deux spirales communiquent entre elles; elles font partie d'un même circuit dans lequel le courant, à la volonté de l'opérateur, marche du godet a au godet b ou réciproquement. L'action de la terre sur l'appareil est nulle si le fil est enroulé dans le môme sens à ses deux extrémités. Le levier est attaché en son milieu au fil de torsion. Une cage de verre empêche les effets fâcheux de Tagitalion de l'air.

Si, en face d'une des spirales C ou D, on place une spirale fixe traversée par un courant électrique, et si, dans la spirale

I0i& bE& CQlihxm^ D'II^DUCTION.

mobile, oq en fait passer un aulre de mâtne sena ou de sens inverse, il se manifestèîra entre elles une attraction ou une répnU aion dont on pourra mesurer la valeur dans des conditions de dislance que l'on maintiendra invariables, ainsi qu'on le lait ordinairement dans l'étude des attractions ou des répulsions électriques. Ceci posé, que l'on transmette k travers la spirale fixe un courant invariable, et que dan^ la spirale mobile on fasse passer tous les courants alternativement de sens contraire que l'on peut obtenir en faisant fonctionner pendant quelques instants une machine de MM. Masson et Bréguel, et Ton pourra constater une nullité complèle d'action entre la spirale fixe et la spirale mobile. Au contraiic, la sjMialo mobile se trouve fortement attirée ou reppussée, lorsqu a l aido d une disposition convenable on n'y fait passer que l'ensemble des courants inverses ou celui des courants directs produits pendant le temps de l'opération, et l'attraction qui se manilesle dans un cas est égale à la répulsion que l'on observe dans l'autre, si la rulaliun de l'interruplcur se fait toujours avec môme vitesse. 11 est évident, d'après les lois générales d'action des courants sur les courants, que l'égalité des attractions et des rej)uisioas dont il s'agit ici entraine, comme nous l'avons dit en commençant, celle des produits it et i't\

Reoherohet de M. Poggendorff. — Comme nous l'avons dit aux pages précédentes, M. Abria avait constaté que quand, en laissant constants et le système inducteur et la spirale induite, on fait croître la résistance du circuit induit total, l'intensité des «ïourants inverses décroît plus vite que celle des courants directs correspondants. M. Poggendorff a découvert un fait qui se rapproche du précédent, et dont il a fait de très-heureuses applications. Il a démontré qu'il y a une différence dans la facilité avec laquelle traversent l'air, . sous Jorme d'étincelles, les courants directs et les courants inverser que l'on obtient avec les machines semblables à celles de MM* Masson et Bréguet. Supposons que l'on fasse fonctionner une machine de cette espèce sans faire usage du rhéotrope; les courants directs et les oourants inverses successifs parcourront le même circuit alternativement en sens inverse. Si dans ce circuit commun on ]dace un voltamètre, on aura dans les deux éprouvettee des mélanges d'hydrogène et d*oxygène, ce qui indique la transmission des courants de Tune et de Taulre espèce; mais si dans le circuit se trouve une interruption de grandeur suffisante^ et que le courant soit obligé de traverser sous forme d*étinceUe, les gaz ne sont plus mélangés, et la position de Téprouvette qui renferme

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