‹ Leçons de physiqueChapitre 272 sur 293 · GOURANTS INDUITS DE DIVERS ORDRES · texte numérisé non relu

GOURANTS INDUITS DE DIVERS ORDRES

§ 4. — COVBANTS d'induction DU PaBlUBE OtDKB* ^

LOIS GÉNBEALBS.

• Les expériences que nous avons rapportées ftui chapitres précédente suffisent pour faire oemprendre ^mment, avec les eounats

hOi^ DëS gourants D'INDUCTION. «51

(fuidactlonyOn peut reproduire tous les pbénomèiiesqueroii obtient avec les couranls voltaïques ordinaires, ou encore avec les déchargesdeebottteillesdeLeyde, mais elles ne font pas connattre les relations qui existent entre l'intensité des courants inducteurs etceUe des eourants induits directs ou inverses; elles ne mettent pas nen* plus en évidence l'influence qu'exercent^ sur l'intensité des. courants induits, la disposition, la résistance du circuit dans lequel ils se produisent, ou encore la disposition de la bobine inductrice. Parmi les travaux qui ont eu pour objet la solution de ces questions importantes, les premiers en date sonlceux de M. Henri de Princclon et de M. Abrîa. Ils ont été insérés au tome m des A/ni. de chimie el de phi/si(juej série 3. Nous extrayons du mémoire de ce dernier physicien quelques résultats généraux qui sont autant de lois auxquelles le» phénou^enes d'induction sont assujettis dans leur déreloppement.- • Recherches de M. Abria. — M. Abria n'opérait pas sur des groupes de cnurants induits égaux entre eux et se succédant en grand nombre pondant un temps très-court, tels qu'on peut les obtenir avec la mai hino do Pîxii on celle de MM. Masson et Bréguet; il prenait toujours pour objet de ses observations l'effet produit par un courant unique développé dans des circonstances déterminées; et cet effet était Taimanlalion d'une aiguille.

Dans un travail antérieur, M. Abria avait reconnu que quand une aiguille n'est pas trop fortement trempée on lui fait acquérir tout le degré de magnétisme qu'elle peut recevoir d'un courant transmis à travers une hélice donnée, en l'introduisant biusquemeut en cette hélice et l'en retirant aussitôt. On ne gagne rien à laisser le courant agir sur elle plus longuement. Il avait aussi constaté que si Taiguille est placée dans l'hélice avant la ferme* ture du circuit, elle prend son maximum de magnétisme à l'instant même do la fermeture. Enfin, et ce point est fondamental, il avait trouvé, en outre , que Ton peut toujours faire en sorte que la force magnétique ainsi donnée aux aiguilles soit proportionnelle aux carrés des intensités des courants. Il suffit pour que cette pro» portionnalité subsiste à coup sûr, que les dimensions des aiguilles et celles des hélices qui les reçoivent soient comprises entre des limites que l'^périence fait connaître.

Ceci posé, il admit que si, en se plaçant dans les conditions définies par ses expériences, on aimantait des aiguilles à l'aidé de courants d'induction, ces courants, malgré leur înslantanéité, donneraient aussi aux aiguilles soumises à leur action un degné de magnétisme proportionnel au carré de leurs intensités, et ce 8ont des expériences conduites et interprétées d'après ce pria-

S5t LOIS DES GOUHàNTS D'INDUGTiON*

cipe qui onl domié les résultats transcrits aux deux pages sah vantes.

I* Lorsque lé circuit induit ne change pas, les courants inverm que Ton obtient en fermant le circuit inducteur el les courants directs produite au moment où on f oum sont, les nm comme les autres, proportionnels aux courants inductaurs.

Supposons que le circuit inducteur et le circuit induit soient identiques de nature et de dimensions, an moins dans les portions entre lesquelles Taction inductrice s'exerce, et qu'ils se réduisent à i fils droits, à 2 cercles, à 2 rectangles superposés ; si la résistance de !a portion du circuit induit qui est en dehors de la bobine est né^rligeable, et si 1 iiitensiti" du courant inducteur wt constante, l'iritensilé du courant induit est indépendante de la longueur commune des fils actifs, et par conséquent du nombre des éléments du fil induit qui reçoivent l'action inductrice; absolument romme dans un circuit vollaïque forme d un conducteur interpoiaire très-peu résistant et d'éléments tiydro-éleclriqu^ identiques entre eux, Tintensité du courant est indépendante du nombre des éléments employés.

Mais quand la résistance totale du circuit que parcourt le courant induit n'est pas très-sensibiemeut égale a celle de la portion qui reçoit direeteinenl 1 induction, le courant induit, toutes choses égales d'ailleurs, croit avec la longueur de la partie induite, el par conséquent avec celle do la portion du (il inducteur qui agit sur elle, puisque nous supposons ces longueurs égales.

3° M. Abria opérait ordinairement avec des spirales plates, analogues à celles qui sont représentées figure 864 ; plusieurs de celles qui lui servaient étaient formées de telle sorte, qu'il pouvait à volonté accroître ou la section du fil qui la formait ou le nombre de spires qu'elle renfermait. L une d'elles en particuiier était composée de quatre fils de a'»'",64 de diamètre égaux en longueur, entortillés ensemble et sépanta par de la soie. On pouvait à volonté faire pas^r le courant par-dmcuA des fils que j'appellerai (4), (2), (3), (4),Iesautresrestanlouv6rt8,onbieii par (4), (9), par (4), (I) et (3), etc., en le iiitaant entrer simuU tanément par les extrémités d'un même cM, cequi donnait des spirales d'un même nombre de toura, mais do sectioa double, triple. En le faisant passer au contraire de (4) dans (t)« de (4) dans (S), de (2) dans (3), etc., éten de manière qu'il les parcourût dans le même sens, on obtenait des spirales de même section mais d'un nombre de tours double^ triple; ot ces toura étaient toujoura disposés de la mémo manière par rapport au cir* cuit induilf car dans les expériences dont il B'agi^ le circuit

biyilizûu by GoOgI

Page 1