‹ Leçons de physiqueChapitre 278 sur 293 · BOBINE D'INDUCTION · texte numérisé non relu

BOBINE D'INDUCTION

commodes ont remplacé la roue dontée qui devait recevoir son mouvement d'un moteur étranger. Un de ceux dont on fait maintenant usage a été imaginé par M. do La Rive.

Interrupteur de M. de La Rive, — Le COUrant de la pile

arrive à une borne de cuivre E (fig. 864), sur laquelle repose

Fig. 864.

un marteau métallique M, mobile autour d'un axe horizontal 0. De la borne E, l'électricité passe dans la bobine inductrice par le marteau, la colonne G et le fil /*'; enfin elle retourne par f" à la pile et le faisceau de fils de fer intérieur s'aimante, donc le marteau M est soulevé; mais alors, à l'instant môme, le çourant est interrompu, l'induction se produit, le marteau retombe, l'électricité do la pile reprend son cours, et les mêmes eftéts se reproduisent indéfiniment : on voit que la succession des courants induits dans la bobine extérieure va se prolonger aussi longtemps qu'on fpra durer le courant de la pile. Le marteau et l'enclume sont platinés sur leurs faces en regard, et l'on règle la mobilité du marteau d'après la rapidité que l'on veut obtenir dans les interruptions.

Quelque commode qu'il soit, l'interrupteur que nous venons de décrire présente pourtant un inconvénient: il arrive quelquefois que le marteau est attiré par les fils de l'électro-aimant et y reste attaché, de sorte qu'il faut agir directement sur lui pour le faire retomber.

Interrupteur de M. L. Foucault. — M. Foucault a imaginé une disposition qui a, sur ce point important, apporté un perfectionnement notable à la machine. La figure 865 donne une idée de cette disposition. LDE est un ressort de cuivre, chargé a son extrémité supérieure d'un poids E, et dont on peut régler la longueur de manière à donner une valeur convenable à la durée des oscillations qu'il exécute quand on l'a écarté de sa position. A ce ressort est attachée une traverse FH fixée -à peu près à angle

BODINE D'INDUCTIOiN.

droit sur sa direction ot qui porte deux pointes p et p\ Qu.ind le ressort est incliné vers H, la pointe;/ plonge dans une couche

Kl

Fig. o65.

de mercure située dans le vase v' et ferme le circuit inducteur, l'un des pôles c' de la pile inductrice est en effet en communication permanente avec le mercure de i'', tandis que l'autre pôle est relié au fil de la bobine inductrice et par lui à l'arc métallique CLDH. Le contact de la pointe p' avec le mercure de v' complète donc le circuit. Pour déterminer le mouvement oscillatoire du ressort LE et par suite les alternances d'ouverture et de fermeture du circuit inducteur, on a recours à l'action d'un électro-aimant K et d'une seconde pointe p fixée comme p* sur la traverse FH ; la pointe p affleure le mercure du vase u, et sert à compléter le circuit Pr/)DLP' d'une petite pile additionnelle. Quand le courant passe, une pièce de fer doux F est attirée par la bobine, ce mouvement soulève la pointe p, le courant est interrompu, l'élasticité du ressort ramène p et p' au contact du mercure renfermé dans les vases polaires v et vi , les circuits sont de nouveau fermés, et ainsi de suite. Les vases v et , au-dessus du mercure qui en occupe le fond, renferment une couche de liquide isolant : de l'alcool concentré, par exemple.

GondentAteur de M. Fixeau. — M. Fizeau a apporté à l'appareil que nous décrivons une modification qui a donné de trèsbons résultats. Il a mis en rapport avec le circuit inducteur un condensateur GH (fig. 866), disposé de telle sorte qu'une de ses armures H soit on communication avec une colonne D en contact avec le pôle négatif f\ tandis que Tautre G est en communication avec une seconde colonne C, placée entre l'interrupteur DE et la bobine a.

Quand un courant traverse le circuit inducteur, ce condensîi^

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