‹ Leçons de physiqueChapitre 6 sur 293 · DES SONS · texte numérisé non relu

DES SONS

Qut>l(|uo service qu il puisse rendre à la science, ce procède conipurte certaines causes d'erreur qu'il nnpru te do si^jualer d'abord. Le mouvement des aiguilles n'indique [)as les fr.i( ti(»ns d(» tours de l'nrlire, el par suite il y a toujours sur le nond)i(» de- \il)iations simples un(^ première incertitude possible égaie au double du iiombre (les trous (!<• la pla(pie mobile.

Au Hioiiienl où l'on en i; rêne, il v a néeeissai rement une ceitaine perturbation apportée au mouvement {\v rap[)areil ; ]>uis, quelque linbitude que Ton ait, il est impossible de maintenir le son absolument fixe pendant toute la durée de l'expérience, et enûn, il y a toujours d'inévitables erreurs sur l'époque précise où commence et où cesse la marche des aiguilles.

Le seul moyen d'atténuer rinfluence de ces causes perturbatrices, est de prolonger le temps de Texpérienco.

On emploie souvent aujourd'hui, pour fixer la valeur d'un son, une méthode toute graphique, dont la première idée est due à T. YouDg.

À Textrémité d'une des branches d'un diapason on attache une pointe métallique, de telle sorte que pendant le mouvement son extrémité décrive une petite ligne droite parallèle au plan des deux branches. Puis on noircit à la bougie une lame de verre, et après avoir ébranlé le diapason on la fait passer rapidement contre la pointe en lui donnant un mouvement perpendiculaire à la direction que suit cette dernière. On obtient alors un tracé ondulé, dans lequel chaque vibration du diapason est représentée par une dent de la ligne sinueuse inscrite sur le noir.

Ainsi donc on peut forcer un corps (pii résonne à inscrire luimôme ses vibrations sur un tableau quelconque, et l'on conçoit immédiatement l'usage de ce tracé gra[)hi(jiie. ^

S'ai;it-il de déterminer un point de départ, un son fixe comme disaient les anciens amateurs d'acousticjue, on commenceia par ajuster un diapason muni d'une [jointe, à l'unisson de ce son; puis on le forcera à écrire ses vibrations sur la surface d'un cylindre ou sur celle d'un ecTele tournant d'un mouxement uniforme et connu, et alors en com|)tant h la loupe le nombre de 7.ii]:zaLrs contenus entre d(»ux plans ou deux rayons passant par le centre du mouvement et lonfermaut entre eux un ani;le coanu. on en déduira iuimédiatemont le nombre de vibrations il la seconde.

Lappareil représenté figure 402 \)vul servir au but que iu>u< indiquons ici. Il a été construit par M. Froment sur la demande de M. Pouiliet.

10 CARACTÈRES DISTINCTIFS DES SOxNS.

ABest une roue de \o\ée qui prend un mouvement parfaitement uniforme sous l'influence d'un moteur électrique.

D, un diapason que Ton approche à volonté de la surface du cylindre.

Enfin, Y est un vernier destiné à la mesure des angles.

Fig. m.

S' il. s'agissait de comparer doux diapasons entrv eux, la chose serait plus facile encore ; il suftirait de les faire vibrer on môme temps et de chercher les nombres des traces qu'ils impriment simultanément dans un môme angle au centre. Cette méthode de com|)in"aison est très- précise, parce qu'elle n'exige i>as l'uniformité du mouvement de la p1a(|ue mobile. Nous aurons bien des fois occasion de citer les résultats auxquels elle a conduit.

INTËIIVALLE8 MUSICAUX.

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