‹ Leçons de physiqueChapitre 68 sur 293 · DES IMAGES FORMEES PAR LES LENTILLES · texte numérisé non relu

DES IMAGES FORMEES PAR LES LENTILLES

Lentilles convexes. — Lorsqu'un objet lumineux AB ( fig. 5 il ) est placé devant une lentille biconvexe, à une distance plus grande

Fig. 541.

que la distance focale principale, chacun de ses points doit être considéré comme lo sommet d'un faisceau conique de rayons qui,

IMAGES RÉELLES. f SU

tombent «n divergeant sur la lentille, sont rendus convergents par son action réfringente, et vont se réunir en un point déterminé par nos précédentes formules. L'ensemble de tous ces points de concours forme dans l'espace une image réelle que l'on peut rendre visible en la recevant sur un verre dépoli. On peut la voir encore en plaçant l'œil au delà du lieu où elle se forme, et dans une position où il arrive à la fois quelques rayons de chacun des faisceaux qui se sont croisés en ses ditîérenU points.

Si l'objet lumineux est un petit arc de cercle ayant son centre au centre optique 0 de la lentille, l'image sera un autre arc de cercle ayant son centre au même point 0, et comme les angles AOB A'OB' sont égaux, les longueurs AB et A'B' seront entre elles comme AO et A'O ou comme p et //.

Fiç. 542.

Ma\s, hors ce cas, on ne peut plus dire que l'image et l'objet so"\enl côtés homologues de deux triangles semblables.

On le voit à l'inspection de la figure 542.

Lorsque la distance de l'objet à la lentille est plus petite que la distance focale principale, il ne se fornie plus dans l'espace d'image réelle que l'on puisse recevoir sur un papier ou verre dépoli pour la rendre visible par diffusion.

Seulement, comme on l'a expliqué plus haut, les rayons partis d'un point P en avant de la lentille { fig. 543) semblent, après l'avoir traversée , diverger d'un point P' situé du môme côté, mais à une distance plus grande donnée par la formule

La suite des points P' forme alors une image virtuelle, de môme sens que l'objet, plus grandeque lui, et dont la grandeur est toujours à celle de l'objet comme p* est à p. .

tli tEMTlLLKS CONCAVES.

Pour la voir, Il feat placer l'œil derrière la leatine, de mafiière qu'il puisse recevoir à la fois quelques-uns des rayons qui sem-

Fig. 544.

blent partir de chacun des différents points de A' P', alors, dans de bonnes conditions de distance, A'F se voit distinctement.

Pour appliquer aux ménisques plans convexes tout ce que nous venons de dire, touchant les lentilles biconvexes, il suffit

de supposer dans les raisonnements ou les formules précédentes, une valeur inûnie au rayou de courbure de la face qui devient plane.

Lentilles ooncavet. — Ups détails que nous avons donnés sur la théorie des lentilles convexes nous permelUront de traiter rapidement des lentilles concaves.

Si des rayons tombent sur un verre de cette espèce en divergeant d'un point P (fig. 544), situé à une distance /> de sa surface, ils sembleront, après avoir subi la réfraction à l'entrée, diverger d'un point P" dont la distance p" à la lentille sera donnée par la relation

A la sortie, le faisceau, rendu plus divergent encore, semblera définitivement émaner d'un point dont la distance p' à la face d'émergence sera liée à p" par la relation

en ajoutant ces relations on obtient entre p et p' l'équation

laquelle détermine complètement la position du point F, car on

Page 1