ABERRATIONS DES LENTILLES
g I. — INFLUENCE DE l'ÉPAISSEUR.
Dans tout ce qui précède on a admis implicitement que les lentilles dont il s'agissait de calculer les eiïels n'avaient qu'une ouverture et uug épaisseur extrêmement petites. Le plus souvent ces hypothèses conduisent à une approximation suffisante. Toutefois, comme en certains cas il faut apprécier le degré d'erreur qu'elles comportent, nous allons, dans quelques exemples partit culiers, montrer comment on peut calculer l'inlluence qu'exercent et l'épaisseur et l'ouverture des verres dont on fait usage.
Fig. 545.
Supposons d'abord qu'il s'agisse de calculer les effets d'une lentille de petite ouverture, mais d'épaisseur quelconque. Soient ret r' les deux rayons de courbure de la lentille, e son épaisseur, et n son indice de réfraction. Si la matière qui la forme était indéfiniment prolongée, un faisceau lumineux, parti d'un point P (fig. 545) situé sur Taxe à une distance p de la face antérieure A MB, irait converger à une dislance p' donnée par l'équation
Les rayons lumineux , convergeant vers P', se réfractent en traversant la deuxième face, et la distance de leur point de con-