‹ Leçons de physiqueChapitre 81 sur 293 · LAMPE DE M. SOLEIL · texte numérisé non relu

LAMPE DE M. SOLEIL

La source lumineuse est placée au foyer principal d'une lentille B qui rassemble en un faisceau sensiblement cylindrique tous les rayons compris dans Tintérieur du cône divergeant du point X et circonscrit à la lentille B; de plus, de l'autre côté de la source, en C, est placée une portion de miroir sphérique concave, ayant son centre précisément au foyer lumineux, et qui, par suite, réfléchit sur eux-mômes tous les rayons qui lui arrivent,

La lumière lancée vers le miroir revient donc, en majeure partie au moins , se joindre à celle qui forme le cône dont la génératrice est AB, et accroît ainsi, dans une forte proportion, l'intensité du faisceau parallèle définitif.

Dans l'appareil de M. Soleil (ûg. 572), la source et le miroir

Fi-. STi.

sont enfermés dans une boî(e à parois opaques MPN soutenue par des colonnes K et K'. La lentille C est portée par un tube à tirage qui permet d'en faire varier la position. Quant à la source

CHAMBHl!; NOIllE.

lumineuse, elle peut être une lampe ordinaire, un morceau de chaux porté à l'incandescence par la flamme d'un mélange d'hydrogène et d'oxygène, ou enfin les extrémités incandescentes de deux pointes de charbon G et H entre lesquelles se

transmet un courant électrique énergique.

Cette dernière source est d'un emploi irvs-commode pour les cours. Nous décrirons ultérieurement les mécanismes qui ont été successivement adoptés pour main- (onir les charbons à dislance à peu près constante. Ici nous ajouterons seulement que, pour graduer la largeur du faisceau que Ton veut employer, on recouvre le lube qui porte la lentille C avec le diaphragme à trous ABH (fig. 573); H est le disque mobile percé de trous de difîérentes grandeurs, D le centre de mouvement.

Chambre noire. — J. B. Porta parait

être le premier qui ait employé les lentilles convexes comme objectifs, ou, si l'on aime mieux, qui les ait utilisées pour faire des images réelles des objets.

Maurolyc avait étudié les apparences que Ton observe dans une chambre obscure, voir page 153, lorsque les rayons lumineux, venus des objets extérieurs, peuvent y pénétrer par une petite ouverture; mais, comme nous l'avons indiqué, ces images présentent toujours beaucoup d'indécision sur leurs contours.

Porta remarqua qu'elles acquièrent un degré de netteté remarquable lorsqu'on place une lentille biconvexe en avant de l'ouver-

tore, et il dota ainsi la science de l'appareil connu sous le nom de chambre noire.

LANlKUNIi; MAGIQUIC.

La chambre noire peut être avantageusement employée pour copier un paysage. Seulement, comme il est commode d'avoir dans une position horizontale l'image dont on veut suivre le contour avec la pointe du crayon, on reçoit les rayons sur une glace CD [fig. 574), inclinée à 45" sur Taxe de la lentille, les rayons qui iraient peindre en A'B' sur un verre dépoli l'image des objets extérieurs.

Il est essentiel de remarquer que, grâce à la double action de la lentille et de la glace, les images se trouvent redressées sur le tableau. — Il faut aussi se rappeler que la distance des images à la lentille varie en môme temps que celle de la lentille aux objets que l'on veut reproduire. Par suite, lorsqu'on voudra prendre une vue, il faudra commencer par ajuster le verre 0 au moyen du tube à tirage qui le porte , de manière que la vue à reproduire soit peinte aussi nettement que possible sur la glace. — Enfin pour que ces images ne soient point noyées dans une trop grande quantité de lumière extérieure, il faut arrêter l'accès de celle-ci à l'aide d'une toile noire ou au moins fort opaque dont on forme une sorte de petite tente, suffisante pour contenir à la fois l'appareil et la moitié du corps de l'opérateur.

La chambre noire sert ordinairement à faire les images réduites d'un monument, d'un paysage, etc. Mais l'objectif dont elle est munie pourrait tout aussi bien être employé à former une image amplifiée d'un objet que l'on placerait à une distance suffisamment petite de sa surface extérieure.

Lanterne magique. — Faire sur un papier avec un ou deux verres convexes des images droites des objets extérieurs, les faire tantôt plus grandes et tantôt plus petites, sont toutes

Fig. 575.

questions dont Kepler donne la solution dans sa dioptrique ; mais les solutions de Kepler sont presque exclusivement théoriques,

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