‹ Leçons de physiqueChapitre 87 sur 293 · Le texte de Kepler est le siiivmt · texte numérisé non relu

Le texte de Kepler est le siiivmt

• GmUllmus humor ocuU est leas convexa... et relifoniiis tunica, spiritus plelia poil'cristalltiinni est papyri vice, cl piugimtnr in ea viiibilia pictarâ mli. » .

VISION

bien connu placé au milieu de ceux dont on veut trouver l'éloignement.

Il est clair, en effet, que les dimensions de cette image sont d'autant plus petites que la distance à mesurer est plus grande, et l'habitude donne une grande sûreté aux résultats que l'on

Fig. 535.

obtient en employant celle méthode. La fij^ure oS'î rrprésonle en cU) et a'b' les images inégales que donne au fond de l'œil un même objet placé successivement en AB et A'B'. Oest le centre optique du crislallin.

Enfin, dans les conditions atmosphériques ordinaires, le seul degré de clarté des objets nous permet d'rn apprécier la distance; car par suite de l'absorption que la lumière éprouve en traversant les couches atmosphériques, les objets éloignés nous paraissent beaucoup moins lumineux que ceux dont la dislance est moindre, c'est môme ainsi le plus souvent que, dans un paysage un peu étendu, les plans lointains se distinguent les uns des autres.

Mais ce mode d'appréciation, quoique très -utile, conduit quelquefois à de singulières erreurs. Lorsqu'on a l'habitude des contrées brumeuses du Nord, et qu'on se trouve tout à coup transporté dans les pays chauds, où l'air est beaucoup plus transparent, on est. toujours porté à croire assez voisins des objets réellement très-éloignés, et dès lors on les juge petits, parce qu'ils ne forment pas dans l'œil des images aussi grandes qu'elles devraient l'ôtre eu égard à la proximité qu'on leur suppose; ou réciproquement, lorsque par un temps de brouillard on aperçoit tout à coup, à faible dislance de soi, un objet de grandeur bien connue, un homme, par exemple, on lui prête d'abord instinctivement des dimensions exagérées^ parce que, vu le peu de lumière qu'il envoie à l'œil, on le croit très-loin malgré la grandeur de son image sur la rétine.

Pour produire les illusions de la fantasmagorie, on forme sur un tableau translucide, comme dans la lanterne magique ordi-

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naire, les images d'un objet forlemeot éclairé; maisde plus, on fait mouvoir Tobjet et la lentille de telle sorte que l'image grandiss«e ou diminue tout en restant nette sur le tableau.

Dans le premier cas, l'image paraît se rapprocher de Tobservar teur, et le fuir au contraire dans le -second. Toutefois, l'illusion n'est complète qu'à une condition : il faut éclairer très-fortement l'objet quand l'image doit avoir des dimensions considérables, réclalrer au contraire fort peu dans l'autre cas. Sans cette précaution , elle s'assombrirait en devenant plus grande, tandis qu'en se rapprochant de l'œil, les objets paraissent de plus en plus lumineux.

VIftion iimtiItMié€ par Im deux yeux. — Si l'on place un écran opaque, un peu étendu, perpendiculairement à la ligne qui joint les deux yeux, on pourra sans aucune gône voir deux objets différents, placés, l'un d'un côté de l'écran, l'autre, de l'autre; le premier sera vu de l'œil droit, et le second de I gliI gaucho.

Mais ordinairement, quand on regarde un point, un objet, on les voit des deux yeux à la fois. Dans c!ia([ue œil, il y a une image distincte, et pourtant le point ou Tobjet ne nous paraît pas double. 11 faut toutefois, pour qu'il y ait ainsi unité d'impression, malgré la dualité des images, que les deux yeux soient dans les positions respectives qu'ils prennent naturellement; que Ton dérange l'un d'eux en en poussant légèrement le globe avec le doigt, et les objets paraîtront doubles.

Relief de» corpi. — Le concours des deux yeux dans l'acte de la vision, coiai ibue à nous faire percevoir le relief des corps. On peut s'en assurer par l'expérience suivante :

Soit CD (fig. 58G) une fenêtre un peu en retrait sur le mur d'un appartement, et soient 0 et 0' les deux yeux d'un observateur, 0 étant sur le prolongement de la paroi CB, si l'on ferme 0', la distance du plan DG au plan AB disparaîtra presque complètement. La fenôtre semble se rapprocher au niveau AB. Qu'on ouvre 0', aussitôt on aperçoit BC, et CD semble fuir instanUuément.

Ainsi la vision binoculaire nous aide à voir le relief de D C AB, et en même temps il est bien clair que les images de cette saillie ne sont pas les mômes sur les dijux rétines.

Stéréoscope. — En partant d'ubser\ ations analogues, M. Wheatslone a imaginé une manière très-curieuse de produire l'impression complète du relief à l'aide d'images planes. On prend d'un même objet deux vues, M et M' (fig. 587), qui le représentent^ l'une telle qu'on le voit de l'œil droit, l'autre telle qu'on le voit de l'œil gauche. — On place chacune d'elles devait i œil auquel

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