LOUPE
vrai, lui rendre une certaine netteté en interposant entre l'objet et la cornée une carte percée d'un très-petit trou; car les faisceaux qui tombent sur Tceil à travers ce diaphragme sont tellement resserrés que leur section par la rétine est presque assimilable à un point. Les contours se dessinent donc, mais la clarté de l'image est si faible qu'il n'y a pas de parti à tirer de cé moyen de grossissement.
Marche des rayons. — On obtient, au contraire, les meilleurs résultats en interposant, entre l'objet AB et l'œil, une lentille biconvexe qui , placée en un point convenable , substitue à l'objet une image virtuelle A'B' rejelée à la distance delà vision distincte; dans la figure 592, 0 représente le centre optique du
Fig. !i92.
cristallin. Les ravons incidents sont alors dans dos conditions convenables pour converger sur la rétine. La vision est nette, et de plus, l'image se trouve accrue dans une proportion considérable et qu'il est facile d'estimer.
Grossissement. — Si l'on n emplovait pas la lentille L, il faudrait, pour voir l'objet AB. le placer à la dist<mce OE de la vision distincte, c'est-à-dire à la distance même à laquelle l'image A' B' est rejetée par l'action de la lentille. L'angle sous
lequel on le verrait alors aurait pour mesure ^ ; celui sous
A'B' A'B' lequel on voit l'image est Q-g-- Le grossissement est donc ^—^ .
Mais à cause de la similitude des triangles A'O'B', AO'B, on a
AB