MANIÈRE D'ÉLEVER LE CHEVAL
Ex équité eqoas.
Proverbe de Bati/e.
Un cheval de service, tout fait, tout dressé, tout prêt à remplir l'emploi qu'on lui destine, est le résultat de la triple influence du sol où il est né, de la race dont il sort* du régime qu'il a subi.
Une fois ces trois causes principales étudiées séparément, on pourra, par des combinaisons judicieuses, arriver à produire le type que l'on désire , soit en profilant des circonstances données, soit même en dépit de quelques-unes de ces circonstances.
Voilà en quoi consiste essentiellement la science de rélevage.
Chalx d'an terrain propre a élever de» chevaux.
Examen des localités —Études des influences du climat et du sol sur Us animaux domestiques, abstraction faite de leur race.
Nec .. terr* Terre omîtes omnia po«siinf.
Vue, Georg., lib. ti.
Ce n'est pas sans motifs que je commence ma théorie de Télevage par l'examen du climat, du sol, et par dos considérations agronomiques.
Premièrement, il arrive trop souvent qu'on se préoccupe uniquement de la race, du modèle, des producteurs; on croit avoir tout fait quand on s'est procuré un type qui plaît, sans s'assurer que ce type pourra se perpétuer ou même subsister sur le territoire qu'on lui assigne.
J'ai vu faire venir à grands frais des vaches suisses ou hollandaises pour peupler des landes stériles. On se plaignait ensuite de ne pas réussir.
C'est l'histoire du cuisinier spartiatequi disait à Xerxès : je manque, pour composer mon brouel, des principaux assaisonnements, la faim, la soif et Peau de l'Eurolas.
Il dirait ici, vous avez oublié d'importer les pâturages où elles sont nées, elles et leurs mères, depuis vingt générations.
Je ne prétends pas qu'il faille à une race importée un sol exactement pareil à celui qu'elle quitte , mais il y a des limites qu'on ne peut franchir.
Nous avons dit que le cheval, originaire de l'Arabie on à peu près, s'était répandu graduellement sur la surface du globe, soit à l'état sauvage, soit eu accompagnant les migrations de ses maîtres.
Comme tous les animaux domestiques, il a deux pairies, une patrie natale et une patrie possible, c'est-àdire une zone particulière, où il lui est permis de vivre, soit à l'étal sauvage, soit artificiellement, grâce à des soins particuliers, mais toujours dans d'autres conditions que sur le. sol originel.
La patrie possible du cheval a moins d'étendue que
celle de l'homme. Il languit près de Féquateur; la relation des voyages récents dans le centre de l'Afrique ne fait pas l'éloge des chevaux de ces contrées, habitées cependant par des Arabes, race d'hommes de cheval par ex-> cellence. Les Anglais, qui font de bons chevaux partout, paraissent avoir plus de peine à arriver à ce but dans les Indes qu'ailleurs.
En avançant vers le Nord, le cheval subit les mêmes modifications que la race humaine : accroissement de taille , développement musculaire , décoloration des téguments, prédominance de la lymphe ; partout où r homme est châtain, le cheval est bai; l'alezan se voit toujours à côté du blond, et devient comme lui de plus en plus pâle, en s 'approchant du pôle.
Mais l'homme peut s'avancer beaucoup plus que le cheval dans les contrées hyperboréennes ; il subsiste, si difficilement que se soit, et se multiplie partout où la vie est possible. Il est vrai que la rigueur du froid arrête le développement du Lapon et du Samoïèdc, et fait des nains.
Le même effet de température se retrouve sur le pony d'Islande, de Finlande, et du Nord de l'Ecosse ; au delà, vers le Nord, le cheval ne vit plus.
Examinant donc l'effet des migrations sur le cheval , nous le voyous grandir à mesure qu'il avance \ers le Nord, et rapetisser tout à coup sur la limite de sa patrie possible.
Un coup dVil général sur toutes les races du globe nous apprendra encore ceci :
Dans les contrées chaudes et sèches, le cheval est petit et nerveux.
Dans les pays froids et humides, il atteint son maximum de développement, en perdant en partie son énergie et son activité.
Si le sol est maigre et le climat rigoureux, le cheval est assez petit, peu volumineux, mais énergiquement trempé.
Quant aux localités à la fois chaudes et fertiles, les observations ne peuvent être ni complètes ni décisives. Nous voyons bien les chevaux de Perse et de Dongola supérieurs en taille et en volume aux arabes dont ils descendent ; mais nous ne savons pas au juste à quel point un éleveur judicieux pourrait tirer parti d'un climat trèschaud et d'une terre fertile, pour créer des chevaux à la fois énergiques et volumineux, réunissant l'élégance du sang à l'ampleur des formes.
Telle est la loi générale que subissent également tous les animaux, ainsi que les plantes, loi générale qui n'admet d'autres modifications que celles qui résultent de la nature particulière de chaque espèce, animale ou végétale, ayant chacune sa patrie ou son étendue de latitude particulière.
Ainsi, la dureté, la rigueur, l'exiguïté, caractérisent tous les végétaux qui vivent dans une chaleur sèche.
Lorsqu'un soleil ardent pompe les eaux abondantes d'un grand fleuve, il en résulte une végétation vigoureuse sur ses rivages tour à tour desséchés et noyés.
Les plantes y fourmillent et acquièrent des dimensions colossales.
Dans les premiers âges du monde, les volcans étaient nombreux. Le foyer qui brûle le centre de la terre était plus près de la surface, la couche refroidie moins épaisse. 11 y avait donc en suspension dans l'atmosphère une immense quantité d'eau vaporisée.
Cet état de choses se révèle par l'existence de ces fougères, grandes comme des arbres, dont on retrouve l'empreinte sur nos charbons de houille, et de ces animaux gigantesques dont les ossements pétrifiés nous étonnent.
On peut aujourd'hui retrouver le tableau de cet excès de vie et de volume dans les troupes d'éléphants qui peuplent les forêts de baobabs, dans l'hippopotame couché parmi les immenses roseaux du Niger. On peut dire, en un mot, que la chaleur humide exagère le volume en diminuant la qnatdité proportionnelle de la substance.
11 faut faire la plus grande attention à ces derniers mots, car beaucoup d'esprits trop absolus ont teuté d'apporter, dans les raisonnements physiologiques, la rigueur de l'algèbre, et de la sorte on se trompe toujours.
S'engouer d'un petit cheval vif et nerveux, le préférer obstinément, et pour tout, à un grand carrossier trop allongé et un peu mou, est une sottise.
Que ce petit cob énergique vous amuse à monter, rien de mieux, mais il est certains services pour lesquels l'autre sera préférable et d'une utilité plus répandue.
Choisir ce qui vous plaît réellement, apprécier chaque spécialité à son point de vue réel et dans le but des besoins de chacun, telle est, ce me semble, la seule manière de voir raisonnable en matière hippique, c'est sans aucun
doit le ce qui se renconlre le plus rarement chez nos hommes de cheval.
Le froid humide esl ce qui donne généralement les prairies en Europe. Avec de l'eau et du soleil, la fertilité est telle que l'homme trouve son intérêt à d'autres cultures.
Voilà la véritable raison pour laquelle certaines contrées sont restées pays d'élevage et de bétail.
Lorsque Ton peut faucher la même lige de foin plusieurs fois Tannée, le foin est plus abondant et, par conséquent , de qualité moindre ; on ne fait pas attention à celte dernière circonstance, mais on profite de la quantité pour consacrer moins de terres aux fourrages et plus aux céréales.
De là, par conséquent , mauvais bétail et dégoût du bétail ; ou le néglige pour autre chose.
Là, au contraire, où le foin est long à venir, où le regain est tardif el peu apte à mûrir, difficile à récolter à cause de Tanière-saison , le foin qui a mis beaucoup de temps à croître est excellent. De plus, le soleil qui a été longtemps à le mûrir, parce qu'il est peu actif, serait encore moins favorable aux autres cultures. La production du bétail devient donc une des spéculations les plus avantageuses, parce qu'il y en a moins à tenter; et de là la réputation de certains pays d'élevage.
Nul doute, par exemple, que la Brie et la Beauce ne fissent d'aussi bons chevaux que la Normandie et le Perche, mais en Brie et en Beauce, on ne fait pas de chevaux parce qu'on gagne davantage à y faire autre chose.
Écartant donc ici tout ce qui a rapport au gain du cultivateur pour rester dans le point de vue physiologique , je dirai que partout où le cheval trouve un climat plus froid que dans son pays natal , avec une nourriture abondante, il tend à devenir grand et gros.
Si on compare le paysan normand ou anglais avec le bédouin d'une part, et de l'antre les chevaux de ces deux types d'hommes, on verra les mêmes différences chez les maîtres et chez les animaux. La nature a travaillé de même sorte dans le même climat, quelle que fût l'espèce.
Si nous nous transportons maintenant dans une contrée froide et peu arrosée; nécessairement nous y verrons les herbivores pâlir et mener une existence misérable, à moins que Thomme ne fasse de puissants efforts pour entretenir son bétail en bon état.
C'est ainsi que, dans certaines portions sablonneuses de la Russie ou de la Prusse, la terre ayant peu de corps et de fertilité, on élève des chevaux robustes et énergiques, mais grêles, décharnés et assez analogues aux familles du midi de la France (1).
On voit aisément que la question de la chaleur se mêle, quoi qu'on puisse faire, à celle de la nature du sol, puisque le cheval ne subit pas seulement l'influence du climat, mais encore celle de la nourriture; et son régime dépend toujours et de ce que l'homme récolte , et de ce qu'il a intérêt à récolter.
(1) Un de dics amis parti en hiver pour aller chasser l'élan en Ingrie, à 80 lieues de Sainl-Pétersbourg, en poste, a été frappé du type général des chevaux de relais : il se croyait Iralné par des navarrins.
On a formulé eu physiologie, à tort ou à raison, le principe suivant.
Les races vont du chaud au froid, et non du froid au chaud.
Les races vont du sec à l'humide et non de l'humide
au sec.
J^i dit à tort ou à raison parce que ce principe est contesté.
11 est cependant incontestable , quoiqu'on pratique il soit possible d'y déroger avec succès, et de là une divergence d'opinion, quoique la vérité soit une.
Comme il arrive souvent, faute de s'entendre.
Les espèces grandissent en allant vers le nord, pourvu que la rigueur du froid ne leur soit pas trop contraire, c'est-à-dire au point de menacer leur existence.
Les espèces petites, minces et sèches tendent à se développer sous l'influence d'une nourriture abondante , avec une énergie telle qu'elles dépassent souvent les espèces déjà acclimatées à ce régime succulent.
C'est ainsi que j'ai vu un bœuf, fils d'un taureau de Durham et d'une vache sauvage de la Camargue, acquérir, à 3 ans , un embonpoint qui eût été remarquable même chez un individu de race d'engrais pure.
Ceci est un fait acquis, certain, établi.
Le retour doit nécessairement être plus difficile , car l'animal qui a passé avec délices d'un régime sévère à une abondance exagérée, ne peut revenir à ces premières habitudes sans pâtir; à plus forte raison, un individu né et élevé daus ces conditions.
Les hommes du Nord ont plus de difficultés à s'accoutumer au régime des contrées équinoxiales, que les habitants du Midi à aller vivre dans les climats septentrionaux, malgré l'attrait naturel qui pousse généralement les grandes migrations d'hommes à se toumer vers le soleiL
H y a donc absurdité physiologique à chercher des reproducteurs dans un pays froid et fertile, pour les importer dans une contrée chaude et sèche.
Il y a absurdité à rechercher de gros animaux pour relever respèce d'une localité qui fait petit.
Mais j'ai dit absurdité physiologique ; absurdité absolue est tout autre chose.
Par exemple, le chanvre de Touraine, bien connu par sa magnifique hauteur, dégénère en Picardie, tandis que tel ou tel autre chanvre y augmente et prospère. Cependant il est toujours d'usage en Picardie de se procurer du chenevis de Touraine, et on a raison.
Car le chanvre de Touraine, tout en dégénérant, acquiert à la première récolte deux pieds de plus que l'autre, qui cependant s'est amélioré.
11 y a donc avantage à opérer de la sorte. S'il s'agissait d'acclimater les espèces sans recourir, chaque année, au même type originel, la question serait changée.
Nous reviendrons plus tard à cette discussion qui est tout dans l'élevage des races chevalines.
Ici, il me suffit d'avoir maintenu l'existence du principe, et expliqué les réfutations apparentes qu'on en pourrait faire.
Pour appliquer ce double principe à la production du cheval, on devra donc examiner le rapport qui existe entre le local qu'on a à sa disposition et l'espèce dont on veut tirer race.
Pour toute la France, comme pour toute l'Europe, le cheval arabe est un animal transporté au Nord, presque toujours du sec à l'humide, par conséquent dans des conditions favorables.
11 n'en sera pas de même du cheval anglais importé vers le Midi.
11 y aurait donc absurdité à employer le pur sang anglais dans le midi de la France; en Navarre, par exemple.
En effet, telle est l'opinion de beaucoup d'hommes sensés fort compétents dans la matière» et que j'ai longtemps partagée moi-même.
On dit, en faveur de cette opinion, que le sang anglais ne retrouve en Navarre ni son climat, ni la nourriture abondante qui lui est devenue nécessaire; qu'il s'étiole, perd ses proportions, devient ficelle, décousu, difficile, etc., etc.
J'ai trouvé tout cela parfaitement vrai.
On dit encore que le sang arabe redonne l'ensemble et la santé; moins détaille, il est vrai, mais plus de force, de durée, de membres, d'aplomb, qu'enfin le cheval navarrin, fils d'arabe, est bien établi, bien proportionné, bien jointe, et par conséquent apte à un meilleur service et à un plus grand nombre de destinations diverses.
J'ai trouvé tout cela parfaitement faux.
Le meilleur produit que j'aie vu à T.irbes était une pouliche, fille iTun cheval anglais; et du reste, je nVi remarqué, cuire les fils d'anglais et les fils d'arabes, d'autres différences que celles qu'on devait attendre des mérites individuels des pères, quelle que fût leur origine.
La plaine de Tarbes donne des foins très-ar rosés, et par conséquent peu substantiels : donc le cheval n'y prend pas de corps. L'étalon arabe qui arrive en ce pays n'est pas accoutumé à une nourriture inférieure, par conséquent l'amélioration de régime n'existe pas pour ses produits.
D'un aulre côté, ce pays abrité du Midi par Ie> Pyrénées, rafraîchi par le voisinage des neiges éternelles, n'est pas assez chaud pour que le cheval anglais ait à y souffrir. De tous les chevaux du Nord, le pur-sang est en on Ire celui qui, grâce à l'ancienneté de sa race, est le plus apte à braver la chaleur.
Je conviens de tous les torts qu'on reproche au mode employé pour l'élevage des chevaux en Navarre ; mais la faute n'en est pas à ce que les étalons sont anglais au lieu d'être arabes.
J'y reviendrai en temps et lieu.
Je veux dire ici que le principe consacré sur l'aptitude qu'ont les espèces d'aller du Midi au Nord et non du Nord au Midi, ne peut pas être compris et appliqué par tout le monde, ou du moins que pour le comprendre il faut de l'expérience et de la réflexion.
Le midi de la France ne diffère pas assez de l'Angleterre ou du nord de la Frauce pour que l'étalon de pur
sang qui a couru à Epsom ou a Chantilly soit inhabile à bien produire aux environs de Pau et de Tarbes.
S'il ne réussit pas, il faut chercher d'autres causes à ce mauvais résultat.
Le cheval navarrin a une tendance à rester mince, parce que les nourritures qu'on lui donne ne favorisent pas suffisamment son développement. Quel que soit le sang qu'on emploie pour régénérer l'espèce, le résultat sera le même, c'est-à-dire une absence de poids; si on • veut se contenter de peu de taille, on pourra obtenir de
l'ensemble, autrement jamais, à moins de nourrir autrement.
Ce n'est donc pas une question de climat, mais une question de régime et par conséquent de sol.
J ai vu élever de forts chevaux dans des pays plus chauds et beaucoup plus secs, mais la terre y était grasse, forte, et les éleveurs avaient le soin de nourrir abondamment leurs chevaux de substances succulentes.
En thèse générale, les terrains fertiles, où la sécheresse n'empêche pas la production des nourritures convenables, sont les seuls sur lesquels on puisse espérer d'élever un cheval grand et volumineux.
Il est une grave question en physiologie, laquelle, suivant moi, n'a jamais été résolue complètement, ou du moins d'une manière satisfaisante, c'est l'influence de la chaleur et du froid sur la vie.
Le soleil vivifie tout, et donne en particulier à la nature animée une énergie singulière.
D'un autre côté, la rigueur du climat roidit les orga-
nisaUons et leur communique une vigueur également remarquable.
L'étude de l'histoire romaine et du moyen âge doit nous convaincre de cette vérité.
Nous voyons le monde conquis par une colonie venue évidemment du Midi sur le sol de l'Italie; car en traitant de fable l'origine troyenne dont se flattaient les Romains, on ne peut nier qu'ils proviennent d'une souche méridionale.
D'un autre côté, les invasions des Cimbres, des Teutons, et plus tard le triomphe des Goths, des Huns et des Vandales, prouvent suffisamment la puissance des grandes races du Nord.
De nos jours la famille saxonne est celle qui montre le plus d'aptitude à s'établir partout, à dominer sur tons les points du globe.
Le même principe nous expliquera la bonté des chevaux arabes, et la résistance des chevaux russes, polonais et suédois.
Les animaux qui nous arrivent du Nord sont vigoureux, énergiques, d'une grande longévité.
Ils dégénèrent sous un climat doux et perdent graduellement les qualités qu'ils semblent devoir à leur patrie âpre et rigoureuse.
Les animaux du Midi, au contraire, paraissent conserver leurs qualités et en acquérir de nouvelles en montant vers le Nord.
En thèse générale, le meilleur cheval est celui qui est d'origine arabe et élevé dans les pays froids.
La France, pays tempéré, doil probablement renoncer aux importations septentrionales, si ce n'est dans l'espoir d'une amélioration momentanée , c'est-à-dire pour la première génération seulement.
Mais dans la pratique, il serait oiseux de s'en tenir à des considérations si élevées et si générales.
On devra, pour l'application usuelle, se borner à considérer chaque individu isolément, faire bon marché du principe théorique pour ne voir que le présent et l'à-propos.
Revenons donc, au plus vite, à l'élude des influences ordinaires de la localité.
Le sol n'influe pas seulement sur la dimension et le développement des animaux; il influe aussi sur leurs formes extérieures, leur constitution, et par conséquent leurs qualités.
Détails d'ensemble, élégance, tempérament, couleur, tout cela peut être modifié par le sol en dépit de la race et de l'origine.
Cette influence est de deux sortes, générale et particulière.
J'appelle influence générale, celle qui agit de même dans un ensemble de circonstances apparemment semblabits.
L'influence particulière est celle qui agit dans telle ou telle localité, et non dans telle antre, bien que l'on ne voie pas de raison pour cela. On se sert donc de l'expression : locale particulière au pays; on pourrait dire égalc-
ment occulte, puisque, après tout, la cause est réellement inconnue, et qu'on ne s'en rend pas compte.