‹ Leçons de science hippique générale ou traité complet de l'art de connaître, de gouverner et d'élever le chevalChapitre 3 sur 53 · XXXI · texte numérisé non relu

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Étant donnés, le cheval type, l'arabe, fruit du climat, maximum d'énergie; le cheval delà figure 4, maximum de volume ; et le cheval pur sang anglais, spécimen de ce que peut l'industrie humaine pour modifier la nature à son avantage, nous possédons trois éléments à combiner pour produire toutes les variétés qui peuvent répondre à nos désirs.

On sait d'une manière générale par quels moyens a été créé le pur-sang anglais.

Il nous reste à acquérir quelques notions sur les intermédiaires connus; nous allons donc nous occuper de la manière dont se sont formées les grosses races.

Mais vous avez avancé que les grosses races n'existaient point ! Il est vrai, j'ai dit et je maintiens qu'il n'existe pas d'espèces volumineuses créées et établies par des filiations continuées et prouvées. Mais il existe des collections d'individus plus ou moins semblables, plus ou moins parents, plus ou moins compatriotes, auxquelles on donnera le nom de races, improprement sans doute, mais sans inconvénient, pourvu qu'on n'oublie pas que ces races manquent doublement de virtualité, et par l'exagération même de leur volume, et par les conditions naturelles auxquelles elles doivent leur existence, et enfin par Vinsuffisance d'ancienneté de leur souche.

Formation de» grottes race», et de quelques familles Intermédiaires.

Les peuples du Nord, chez lesquels le cheval autoch-

thone était lourd et lymphatique, ont apprécié les races m 3

légères et énergiques du Midi. Ces hommes guerriers et laborieiii ont voulu de tout temps s'associer des compagnons dignes d'eux dans leurs travaux et dans leurs périls : de là l'estime dont jouissaient autrefois en Allemagne, en Angleterre et en France, les chevaux du Midi, arabes, barbes ou espagnols. L'importation de ce sang n'ayant pu se faire en masse que par les étalons, il en résulta des métis croisés.

Et l'usage de ces métis a fait, à tort ou à raison, rechercher cette alliance de l'énergie du père et le volume de la mère; partie seulement de Tun et de l'autre, bien entendu.

Les Anglais ont réussi plus que les autres quant au résultat positif de la réunion des deux éléments contraires : énergie et volume, c'est-à-dire : force.

Les Allemands ont fait d'excellents chevaux, principalement pour le manège et pour la guerre.

Ce travail continué pendant plusieurs siècles peut se résumer, abstraction faite des méthodes employées, des essais tentés, et des chances du hasard, par quelques types principaux.

Un mauvais cheval flamand [fig. 5), étude de Paul Potier, pleine de vérité, ou au moins de vraisemblance, car on peut voir partout revivre cette individua-

Cesl le premier degré regagné sous le rapport des formes à partir du type infime de la figure 4, page xxx.

La profondeur de poitrine n'est pas encore obtenue,

lité.

surtout vers le coude, qui est haut, nullement débordé en bas, et mal emmanché.

Les jambes sont tout aussi mauvaises : rondes, faibles, grossières, garnies de poils.

Mais la ligne du rein est raccommodée, le garrot a pris de l'élévation; l'encolure est assez large et surtout bien sortie, noblement accentuée et terminée par une sorte de profil aquilin qui n'est pas sans physionomie.

Telle est l'espèce flamande qui a plu aux Anglais et dont ils se sont servis pour créer leurs fortes races.

On y reconnaît la trace visible d'une ascendance orientale ou espagnole, et surtout le goût de l'homme

du Nord, qui seul a réellement le goût du beau et de l'utile eu matière d'animaux domestiques.

De ce (l.imand, l'éleveur anglais a fait ceci (/m/, C) :

Fig. 6

Vieux lypp anglais grossier.

Ce spéeimen, copié d'après une vieille gravure, peut servir à juger du goût et drs connaissances de ceux qui l'examinent.

Ceux à qui ce cheval déplaît, tant pis pour eux : en élevage, ils ne savent ce qu'ils font.

La croupe est puissante, avalée, dans des conditions favorables à la marche. La hanche est cornue, le quartier long, le garrot élevé, les tendons détachés; l'épaule, belle et longue, n'a que le défaut d'être trop droite (trop rapprochée de la verticale).

La têle est négligée, les crins rudes, les boulets trop

garnis de poils ; mais le cheval ne marche pas là-dessus, dira un maquignon, adage vrai quand on sait ie comprendre.

On pressent déjà le trotteur de Norfolk, et plus tard le high-mettleil fox hmtter dans ce cheval encore marécageux , lorsqu'on aura mis là-dedans presque autant do sang que dans le racer, avec des lignes que l'arabe ifa jamais eues, que le racer ifa pas toujours

Mais voici ce qu'on peut regarder comme le chefd'œuvre eu lait de grandes lignes dans un colussc (fia. 7 ).

Englaiid's Glory.

EwjlawVs filonj n'a pas de sang du tout, à eu juger par ses extrémités grosses, charnues et couvertes de véri-

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