XVII
Ln Providence noirs a donné ces biens, à nous de les faire fructifier par le travail.
L0 cheval arabe est donc le cheval primitif. (Fig. 3).
La création a-t elle été simple ou multiple?
La parole de Dieu a-t-elle peuplé chaque région des animaux qui devaient y trouver leur patrie, et émigrer de là pour peupler les autres contrées, en subissant des mutations et des fortunes diverses?
Ou bien, chaque variété est-elle née spontanément telle que les influences particulières de la localité le comportaient , et suivant le type auquel ces influences de- > aient un jour ramener les familles étrangères ?
Je ne sais. Mais je penche vers la première opinion.
fi* 3.
Cheval primitif. — Cheval iirahe.
Plus conforme à la Bible, elle nous montre le cheval né sur le même sol que l'homme, et raccompagnant à la conquête du monde, dans ses migrations successives ; subissant avec lui et d'une manière analogue les conséquences de ces voyages , attendant quelquefois pour le suivre que les progrès de l'industrie permettent de vaincre les obstacles de la nature.
Si chaque espèce avait été créée partout où elle peut vivre, pourquoi l'Amérique, où les chevaux se sont multipliés avec tant de succès, même à l'état sauvage, n'en avait-elle pas à l'arrivée de Christophe-Colomb ?
C'est que le berceau, ni de l'homme, ni du cheval, n'était en Amérique.
L'homme y est arrivé, à l'état sauvage, sur un tronc d'arbre creusé par le feu.
Le cheval y a été transporté par la civilisation sur un bâtiment à voile et à trois mâts.
La réunion d'une certaine quantité de chevaux pareils ou à peu près, nés (1) et élevés exactement dans les mêmes conditions constitue ce qu'on appelle une race.
L'abus du mot race a tenu longtemps la science de Télevage dans l'obscurité et dans le chaos.
(1) Le mot nés comporte similitude de parents et d'aïeux. En langue hippique, un cheval mal né veut dire qui manque de race ou dont les ancêtres sont de mauvaise qualité. Un cheval de service est bien né quand il a beaucoup de sang. Un cheval de course peut être mal né si ses ascendants ont mal couru ou mal produit.
Quand on remarque dans une collection d'individus un certain type de ressemblance, sait-on bien toujours à quoi l'attribuer?
Écoutez une conversation d'hommes du métier :
— Ce n'est pas un percheron, il a la cuisse trop fournie et la côte trop descendue, il est possible qu'il ait été élevé dans le Perche; mais il a dû être acheté poulain dans le Boulonnais. — Ou plutôt dans le pays de Caux. — Moi , je ne sais pas trop si ce ne serait point un breton , car il n'est pas grand, et voyez ce chanfrein creux. — Quoi qu'il en soit, c'est un bon étalon ; il va partir pour l'étranger, et il fera souche; il dotera le pays où il va, de cette précieuse race que l'Angleterre nous envie. — Où va-t-il? — En Pologne.
Et voilà ce cheval, dont on ne peut assigner la provenance, tant il a pu changer dans deux ou trois migrations de quelques mois, qui va imprimer son cachet dans une contrée inconnue, avec des juments quelconques?
lt n'y a rien de logique dans tout cela, et les raisonnements contradictoires sont souvent adoptés par la même personne, ce qui est plus piquant : lors, par exemple, qu'on va chercher, exprès, soi-même, dans le Perche, pour l'avoir à la source , un étalon que Ton destine à faire la monte dans un pays tout autre.
La vérité est que la localité a son influence, malgré la race, et que la race a son influence, malgré la localité.
Mais pour qu'il y ait race, il faut qu'il y ait une filiation délerminée.
11 n'y a pas de uoblesse sans aïeux. La race est une affaire de généalogie.
Donc , pour qu'il y ait véritablement une race particulière à un pays , il faut qu'on élève sur un territoire spécifié, et d'une souche connue , certaine et identique , toute une famille bien caractérisée, et que cette famille / ^ ait pris des caractères inhérents au pays, i-iw -{ •** • -u'
Jusqu ou les généalogies doivent-elles remonter? 11 n'y f A . a pas de limite. La plus vieille noblesse est la meilleure.
11 est nécessaire de se montrer aussi tranchant , aussi intraitable en matière de généalogie.
J'ai blâmé, il est vrai, autrefois, le Jockey- Club, d'avoir exclu le sang arabe de ses courses. Je blâme de même l'Administration des haras d'avoir fait de son Stud-book un livre d'or, où il faut être inscrit pour se trouver apte à gagner certains prix.
Il faut pour l'admission aux épreuves, des conditions larges, une liberté entière : la victoire est là pour justifier les idées de chacun, ou pour démontrer son erreur. Mais , lorsqu'il s'agit d'origines, je les veux spéciGées et vérifiées.
11 y a trop de gens qui se croient possesseurs d'un cheval bien né, qu'ils appellent Foig-a-Ballagh , parce qu'il est réellement fils de Foig-a-Ballagh, et de je ne sais quelle jument auvergnate ou normande sans type défini.
Un autre vous dira : « Oh! mon cheval est bien anglais; je l'ai élevé moi-même dans lAriége, son père Èpervin par Caravan et Emilia , et sa mère était une
jument qu'un Anglais m'a vendue en voyageant à petites journées pour se rendre à Bagnères ; elle était tombée boiteuse à sa voiture, et il a été obligée de la laisser ; il l'avait amenée lui-même d'Angleterre, ainsi mon poulain est véritablement anglais pur sang. »
Eh bien non ! Il n'est ni anglais, ni de pur sang. Car son père, est de pur sang, mais né en France , donc français; et sa mère est anglaise, mais rien ne dit qu'elle soit de pur sang; au contraire, tout fait croire que c'était une carrossière très-forte.
— «Oh! elle était bien bonne! » — «Ca ne fait rien. » — « Elle trottait très-vite !» — « Raison de plus. »
Un vieux monsieur me faisait voir deux doubles ponys isabelles sans type défini, assez bien du reste, et qui lui arrivaient, disait-il, de la Sibérie, et il était enchanté.
C'est la vraie race, il n'y a pas à dire! Et il ne sortait pas de là, il croyait à une noblesse hyperboréenne.
11 faut en finir avec ces illusions par trop vagues, par trop élémentaires, et encore trop communes, quoique le progrès tende à les faire disparaître.
On me reprochera même peut-être de m'amuser à réfuter des erreurs qui sont actuellement passées à l'état de niaiseries.
A cela je répondrai : peut-être moins qu'on ne croit , et, d'ailleurs , j'écris pour tous.
Quoi qu'il en soit, si on parle de race , je veux qu'on me nomme père, mère, aïeux et aïeules, au moins deux ou trois générations.
Mais à ce compte, il n'y aura donc pas un che\al de race! — 11 n'y en aurait pas que cela n'y ferait rien. Amicus Plato, magis arnica vtritas; et il resterait. . . la certitude de l'incertitude, qui est bien quelque chose.
Mais je compte dans le monde une race véritable que je ne conteste pas, c'est-à-dire deux races qui n'eu font qu'une : le pur sang arabe et le pur sang anglais.
L arabe vil dans son pays depuis longtemps et en apparence sous le même régime. Je ue crois, il est vrai , ni aux prétendues connaissances des orientaux, ni à leurs généalogies, ni à leurs amulettes, ni à leurs traditions. J'ai une foi entière dans leur désir de tromper les chrétiens. J'ai foi aussi à ce que je vois dans chaque cheval que j'examine, à ses formes, à ses allures, à ses qualités , au sang qu'il dénole. Voilà jusqu'où vont mes croyances, quant au sang arabe.
Les Anglais n'en croyaient ou n'en pensaient pas plus que moi, quand ils ont créé leur pur sang. Us se sont aperçus que les étalons orientaux produisaient souvent des vainqueurs, et ils se sont obstinés à préférer pour poulinières les juments qui avaient gagné, à les faire saillir par des étalons vainqueurs ou renommés pour produire des vainqueurs ; et de la sorte, par sélection, et tout naturellement, a été créée une famille assez bien constatée dans le Stwl-boo/c, sauf des lacunes, des obscurités, des apparences de contradiction, car il ne faut pas y regarder de trop près dans les commencements.
Quoi qu'il eu soit, la famille anglaise de pur sang dure depuis environ deux cents ans, car Bay-Bolton, né en
1705, et son vainqueur, Grey Windam, ont des pedigrees, qui remontent déjà à quatre ou cinq générations.
Les anglophobes, car il faut bien un terme pour désigner les adversaires des anglomanes, les anglophobes, dis-je, pour contester la pureté des chevaux de course anglais, ont épluché le Stud-book avec plus de minutie que de conscience.
J'ai eu dans les mains un travail manuscrit d'un écrivain célèbre, sur le Stud-book. Ce travail tendait à contester la pureté du sang anglais. J'y ai vu signalées beaucoup d'erreurs, dont la plupart venaient non du livre, mais du critique.
Qu'importe, au reste, qu'il y ait quelques taches à la noblesse des chevaux, de même qu'à certaines généalogies, dont on s'est énorgueilli bien davantage?
On a prétendu que Sampson n'était pas de pur sang, j'ai cependant vu courir des chevaux célèbres, qui comptaient Sampson dans leur pedigree.
Nul n'a contesté le sang d'Attila, je voudrais pourtant bieu qu'on m'aidât à remonter plus haut que la quatrième génération, en me disant ce que c'est que, ou d'où vient : Suroeyor's dam. (Voir le pedigree d'Attila, dans le Stud-book).
La race de pur sang est plus vite que toute autre , ce qui n'a pas empêché, en 1847, Cauroush, demi-sang, de gagner le Cesarewitch, de 1595 livres sterling, à Newmarket.
La différence incontestable qui existe entre l'arabe et le pur sang anglais ne vient donc pas de l'origine qui est
la même, mais du climat et du régime. Mais ce n'est pas ce dont il s'agit ici.
J'ai voulu établir ce que c'était qu'une race, dire qu'il y en avait, et dire quelle elle était.
Influence de l'origine et »e» variation».
Nous avons dit que le climat étranger tendait à faire dégénérer les animaux, et que leur sang tendait à empêcher la dégénération.
Nous avons dit encore que lorsqu'une espèce étrangère était importée dans un pays quelconque, les individus se modifiaient d'âge en âge, jusqu'à un certain degré auquel la race se fixait, étant devenue ce que voulait la nouvelle patrie.
11 est facile de concevoir à présent l'existence d'une faculté occulte :
Celle de transmettre plus ou moins sa ressemblance ou ses qualités.
En d'autres termes, une puissance plus ou moins grande de résister aux influences du sol et du climat.
On admettra que, tant pour l'animal primitif , que pour toute famille une fois acclimatée, celte propension à la permanence augmente dans chaque génération, tant que la famille n'est pas exportée.
Supposez une teinte légère appliquée sur un papier blanc plusieurs fois de suite. Ou verra la couleur devenir de plus en plus foncée à chaque application.
Tel est, à peu près, l'effet produit , à chaque génération, dans une famille judicieusement conservée.
C'est ce que l'expérience a enseigné eu zootechnie, et on a établi en principe que plus une race est ancienne, plus elle est propre à résister aux influences du climat et du régime.
Le croisement le plus éloigné , la moindre tache dans l'origine, détruit cette virtualité ou la diminue bien plus qu'on ne pourrait se f expliquer par le raisonnement.
De là futilité du pur-sang, et la nécessité d'apporter la plus scrupuleuse attention aux origines.
D'après cela, dira-t-on, il ne faudra employer que des animaux de race tout à fait pure :
Telle est, en effet, ridée qui se présente naturellement à l'esprit. C'est même cette pensée qui dirige les amateurs exclusifs du pur-sang.
Pensée juste, mais dont l'abus les égare.
Premièrement, il est impossible d'employer uniquement à la reproduction des animaux d'espèce pure, leur nombre ne suffirait pas à notre consommation.
Et, en effet, déjà presque toutes les juments de pur sang en Angleterre et en France sont livrées à l'étalon , ne fût-ce qu'une fois par hasard et comme essai.
Mais, il faut considérer, en outre , que le cheval de pur sang, ni anglais, ni arabe, n'est véritablement le plus propre à tous nos services.
J'ai entendu soutenir autrefois que cinq chevaux comme Hercule traîneraient mieux une de nos lourdes diligences que cinq percherons.
On soutenait dernièrement dans une feuille périodique qu'uu régiment de cuirassiers monté sur des chevaux comme Monarque ferait merveille dans une charge.
Cest une erreur, et j'oserai même dire qu'un homme de cheval , qui sait son métier, a besoin de patience et de politesse, pour réfuter de sang -froid de pareilles opinions.
Le plus fort des chevaux de pur sang n'aura jamais le poids nécessaire pour tirer une grosse voiture, ni la largeur qu'il faut pour porter commodément un soldat lourd et qui veut user de ses armes.
Le cheval de pur sang le plus calme aura de la peine à supporter la croupière, le sabre, les chocs, les coups de main , et tous les désordres auxquels le cheval de troupe doit être parfaitement insensible.
Le cheval de pur sang a besoin presque toujours d'être exceptionnellement bien conduit, et il faudra toujours des chevaux pour les maladroits, quand même on ferait en équitation des progrès à satisfaire les plus exigeants utopistes.
Le cheval de pur sang attelé est vite quelquefois, plein de fond toujours , mais il se fatigue dans le sable , se tracasse dans les montées, et se déplaît aux voitures lourdes.
De plus , il est étriqué , grêle et de chétive apparence sous le harnais. Tout le monde le voit , tout le monde le pense, même ceux qui, par esprit de parti, disent le contraire.
Changez le goût des producteurs , ou produisez des
animaux qui leur plaisent, autrement ils n'achèteront pas.
Il faut pour satisfaire à nos besoins ou à nos caprices des chevaux grands, étoffés , d'une charpente très-développée, d'un caractère patient et docile.
Le pur-sang ne nous fournissant pas cet élément , il faut le chercher ailleurs.
Tout le monde sait que le cheval de pur sang est le type de la vitesse, de la légèreté et de l'énergie.
Si on avait une autre race qui fût le type de la taille, de la grosseur et de la tranquillité, le problème serait facile à résoudre, au moins en théorie. Le croisement de ces deux familles donnerait des métis que Ton pourrait modifiera son gré; mais il n'en est pas ainsi.
// n'y a pas de races, grandes, lourdes et tranquilles.
Voilà, en bien peu de mots, de quoi soulever une tempête dans tout le monde hippique.
Eh bien! je le répèle, il n'existe pas de races lourdes, il y a des collections, des réunions, des masses de chevaux tels que je viens de les désigner, mais il n'y a pas de races.
Qu'on me dise, en me montrant un gros cheval, il est de tel père et de telle mère, son grand-père, sa grand' mère. . . . etc. , jusqu'à telle génération î
On n'en sait rien, tout est hasard, confusion, incertitude.
Qu'on me présente un cheval anglais de pur sang, je sais d'où il descend depuis cent ans au moins.
Un arabe vient de son pays où on lui donne une ori-
giue à laquelle je ne comprends rien, et que je ne crois pas, mais qui existe peut-être, et, en tous cas, son aspect me parle pour lui.
Allez donc retrouver une filiation dans la machine informe et grossière d'un cheval de trait!
Les Anglais , il est vrai, ont quelques familles colossales, en admettant toutefois que les types qu'ils présentent , soient toujours des types et non des individualités.
Mais ces familles sont ou nouvelles, ou en décadence, et toujours rares et chères.
Les clydesdales ont bien de la peine à constater cinquante ans d'existence.
Les black sont peu estimés.
Les clevelands tendent, dira-t-on, à disparaître.
Les suflblk-punch sont de nouvelle création, ils ne se rattachent pas directement à l'ancien rameau, autrefois si célèbre, et qui aurait disparu, s'il faut en croire certaines personnes.
Quant à nos races charretières , j'y croirai lorsqu'on m'en aura montré le livre d'or authentique.
Je pose comme principe fondamental de toute théorie d'élevage, qu'il existe un type primitif, le pur-sang; partagé en deux familles , l'arabe qui se maintient par lui-même dans son pays, l'anglais qu'a créé et que conserve la main de l'homme.
En dehors du pur-sang, il n'existe autre chose qu'une multitude confuse, composée de tous les chevaux du
globe et qui a pour caractère commun de s'éloigner plus ou moins du type primitif.
Le dernier degré d'éloignemcnt, l'apogée de dégénération, peut être représenté parle portrait ci-joint. (Fig. 4).
Fig. 4.
Ce cheval est celui qui diffère le plus du pur-sang, dans le sens, du moins, qu'il peut nous être utile d'observer. Nous ne l'avons pas pris au hasard. Il est grand, lourd, apathique.
Nous avons négligé le cheval hyperboréen , rabougri par le froid , le pony des pays montagneux , le nain étiolé des contrées stériles; car nous n'avons pas besoin de rapetisser le pur-sang, mais bien de le grossir.
Quand nous saurons comment s'est formé ce cheval si
parfaitement contraire en tout au type primitif dont cependant il provient sans mélange, nous pourrons faire naître à notre gré, et les extrêmes, et tous les intermédiaires, soit par des croisements, soit par la reproduction ries circonstances qui ont occasionné l'eiistence de ces divers individus, soit enfin, et mieux encore, en combinant tous les divers moyens d'action que la nature nous a donnés.
Examinons en détail ce cheval grand, lourd, apathique, donné ici comme apogée de dégénération, et dont le caractère est de n'en avoir aucun.
Jl a perdu en énergie et en vitesse ce qu'il a gagné en bailleur et en volume. L'épaule est courte, ainsi que la hanche, le rein est long et mal soutenu, la poitrine sans profondeur : ainsi donc l'harmonie des proportions a disparu, à mesure que la taille a augmenté.
La conformation de la téte et des membres , la nature des téguments, annoncent un tempérament lymphatique; par conséquent, la vie a diminué, ou, du moins, elle n'a pas augmenté en raison du nouveau volume de l'animal, ce qui revient au même.
Somme toute, ce cheval est moins parfait comme organisation. Celte décadence est un résultat obligé de tout accroissement anormal. C'est une loi naturelle qu'il faudra toujours reconnaître, alors même que nous voudrons entraver son exécution.
Si maintenant nous recherchons quelles causes ont amené cette transformation, nos études, faites précé-
demment sur les races qui peuplent les diverses parties du globe, vont nous rapprendre (1).
On trouve ce cheval dégénéré sous un climat assez froid, mais plutôt humide que rigoureux, aux bords de la mer, dans les brumes, sur des terres grasses et fertiles, élevé par des hommes peu curieux de croisement et d'importation.
Nous devons donc croire que ce qui Ta fait ainsi est l'absence des soins de l'homme, l'ancienneté de l'importation, et un certain ensemble de conditions de climat et de sol, lesquelles nous semblent déjà faciles à préciser.
Si, d'un autre côté, nous jetons un coup d'œil sur le pur-sang anglais et sur le type arabe, en comparant ensemble ces trois individus, nous verrons que l'anglais diflere de l'arabe par un ensemble de proportions infiniment plus favorables à la vitesse et a l'exécution des efforts violents. Et, en effet, il n'y a aucune assimilation possible entre ces deux espèces, s'il s'agit d'une course longue et rapide et d'un obstacle considérable à franchir. Comme, d'un autre côté, le cheval de la figure 4 marche mal et ne saute pas du tout , lui qui est le produit du climat, ce n'est donc pas le climat qui a fait le cheval anglais, vigoureux et puissant; ce peut être le climat qui la fait grand et ample, mais voilà tout.
A quoi donc doit-il ses formes avantageuses et ses ressources? aux soins de l'homme, qui consistent à bien nourrir et exercer les produits, et à choisir judicieusement les producteurs.
( I ) Voir au i,r volume.