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graud gaillard de palefrenier bien régulièrement placé à la française d'après les principes de feu M. d'Abzac.
M. Dittmer y avait effectivement été trompé et avait pris Sytoio pour un cheval espagnol
Cette erreur, fût-elle d'un instant chez un homme aussi exercé, ne venait pas seulement de L'appareil perfide employé dans l'équipement du cheval, elle était causée par un changement opéré dans l'étalon Sylvio, que le régime avait tourné à l'espagnole; le directeur du haras avait remarqué cette particularité et s'en était amusé.
Je doute qu'un amateur de genêts d'Espagne ait réussi à reproduire en France son type favori en employant Sylvio.
Et cependant, tout ceci a sa raison 'd'être, car les chevaux espagnols proviennent directement du coursier des califes. Il doit s'en trouver dont l'origine est sans mélange, ce ne sont peut-être pas ceux qui ont le moins de tride et le plus d'entrain ; je ne discute pas ce point quant à présent.
Toujours est-il que, entre le cheval de course et le genêt il n'y a guère que l'éducation et le goût des cavaliers : la race est identique ou à peu près.
Si donc il est si difficile de juger par soi-même, ne vaut-il pas mieux, en attendant qu'on sache, ou même pour s'éviter la peine d'apprendre, s'en rapporter à des renseignements authentiques ou à des opinions motivées?
En ce cas, allez, comme cela m'est arrivé, vous enquérir de la provenance d'un étalon qui faisait la monte quelque part.
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Monsieur, son père est le troisième étalon de France. Ce mode de classification m'étant tout à fait inconnu, malgré mon habitude des familles de chevaux en France, je voulus savoir le nom. J'appris, avec assez de travail, que c'était Roxjal-Oak. J'avoue que je ne ^compris pas; je demandai, pour m'éclairer, quel était le premier et quel était le second, très-désireux de le savoir.
Pas de réponse. Le cicérone était un palefrenier gascon. Les gens de ce pays sont fort aptes à faire mousser toute chose en général, les étalons en particulier. Son discours eût probablement réussi avec un autre.
Je vous ennuie peut-être avec les propos d'un palefrenier.
Sultan était un cheval mince dont les produits en Angleterre forment une petite famille.
— Est-ce une petite famille ou une famille petite? — L'un et Vautre, car tous les produits sont petits et minces, partant peu estimés, et on laisse diminuer leur nombre. On ne les emploie pas à la reproduction.
Cela m'étonnait bien un peu, moi qui avais vu de Sultan, Ibrahim, Anglesea, Hœmus, et quelques autres qui n'étaient pas des ponys.
Mais mon interlocuteur était un fonctionnaire haut placé, occupant précisément l'emploi où il faut le plus de connaissances dans les faits et dans la théorie. En dire plus serait le nommer; son opinion avait une autorité immense.
Il avait donc raison !
Et maintenant que la France vient d'acheter 100,000
francs Flyimj-Dutchman, 61s Je Bay-Middleton, Gis de Sultan, lequel Flying-Dutchman n'est ni pelit, ni mince? Il avait donc tort ?
Si vous vous en rapportez à des documents quelconques, tâchez de bien choisir ceux qui les donnent.
On vous présente aussi un étalon sur lequel il n'y a aucun bien à dire, mais toute la famille a été bonne.
Ainsi Wtlbtck était propre frère de Tirèsias, vainqueur du Derby et bon cheval de course. Wtlbeck ne Gt jamais rien sur le turf, fut étalon et produisit des gagnants.
Le plus sûr est de ne pas s'y Ger, car prendre pour pro • ducteurs des individus de bonne race qui ont mal tourné, c'est agir précisément en sens contraire du principe qui consacre futilité des courses et du pur sang.
Forte» crearUur fortibut.
On ne donne que ce qu'on a.
Il y a cependant quelquefois des motifs pour ne pas absolument choisir ce qu'on peut appeler le meilleur en un certain sens.