XXXIV PRÉFACE
nombre de figures suffisant pour rester à la portée des jeunes gens qui étudient seuls.
Dans le Calcul graphique et dans la Statique graphique, nous avons généralement adopté la méthode de Culmann, sans nous interdire, toutefois, les modifications avantageuses qui nous ont été suggérées par la pratique de renseignement et par les publications plus ou moins récentes d'un grand nombre d'autres auteurs.
Cédant à notre goût pour Thistoire des sciences, nous avons disséminé sous forme de Notes, dans le cours de notre travail, les renseignements qu'il nous a été donné de recueillir sur l'histoire particulière des diverses questions traitées. Nous serions heureux que cette innovation inspirât à la jeunesse studieuse la curiosité des recherches historiques, qui sont en si grande faveur de nos jours.
Les explications qui précèdent excluent, de notre part, toute idée de prétendre à l'invention des matières contenues dans ce Traité. Nous n'avions d'autre but, en publiant l'édition italienne, que de mettre entre les mains de nos élèves un résumé des Notes manuscrites rédigées, d'après les meilleures sources originales, pour les besoins de notre enseignement. Nous avons pris soin de citer, en tête des Chapitres, les titres des Ouvrages auxquels nous avons emprunté. Le lecteur ne saurait mieux faire que de recourir directement à ces Ouvrages. 11 se mettra ainsi en état d'approfondir les nouvelles méthodes, bien plus qu'il ne le pourrait faire par la seule étude de nos Leçons.
Il n'entrait pas dans nos prévisions que ces Leçons, réunies en vue d'un résultat si modeste, dussent jamais dépasser l'enceinte de notre École d'application. Elles ne sont pas restées, toutefois, complètement inconnues du public français. L'illustre Chasles a bien voulu les présenter à l'Académie des Sciences peu de temps après leur publication, et M. l'ingénieur en chef Ed. Collignon leur a consacré une bienveillante analyse dans les Annales des Ponts et Chaussées. Les termes extrêmement flatteurs de cette double présentation sont la plus belle récompense à laquelle nous ayons pu prétendre.
Et puisque notre travail était destiné à l'honneur d'une nouvelle publication en France, nous ne pouvions assurément souhaiter un
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interprète plus compétent et plus soigneux. M. Terrier ne s'est pas borné à traduire nos Leçons : il a pris l'initiative de diverses modifications utiles et nous a fourni, par ses observations pénétrantes, l'occasion d'expliquer les passages qui laissaient à désirer au point de vue de la clarté. Mettant à notre disposition de riches matériaux bibliographiques qui nous étaient inconnus ou que nous n'aurions pas réussi à nous procurer, il nous adonné la possibilité de traiter certains sujets d'une manière plus complète et de mieux établir les litres de priorité de quelques savants. Si donc, comme nous en avons la certitude, cette traduction française est supérieure à Tédition italienne qui l'a précédée de quelques mois, le principal mérite en revient à M. Terrier. Nous lui renouvelons ici, pour tous ses soins, l'expression de notre plus vive gratitude.
A. FAVARO.