TRENTE-SEPTIÈME LEÇON
Anesthésie locale (suite) : menthol, brucine, drumine, lévinine.
Etude du chloral.
Messieurs,
Il existe un certain nombre d'autres agents qui partagent avec la cocaïne la propriété de déterminer une analgésie plus ou moins complète au niveau des points où on les applique. Je me bornerai à vous signaler brièvement les principaux d'entre eux, leur importance pratique étant encore peu notable.
Menthol. Le menthol n'est employé que depuis peu de temps comme analgésique. C'est le camphre de l'essence de menthe, retirée de la ment ha arvensis, variété purpurescens. Pour l'obtenir on soumet l'essence à une basse température.
Ce camphre est soluble dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, les huiles volatiles, la glycérine et surtout dans l'essence elle-même. Son action antinévralgique a été signalée par Archibald Macdonald en 1880.
Plus tard, Rosenberg (1885) a reconnu qu'en solution alcoolique éthérée ou mieux encore huileuse, à 20 p. 100, le menthol peut, comme la cocaïne, produire l' anesthésie des muqueuses nasale et pharyngienne.
Après avoir vérifié ses effets analgésiques locaux,
Schmitz a proposé une pommade au menthol pour calmer la migraine et les névralgies superficielles. Depuis on a fabriqué des crayons de menthol dont l'usage s'est beaucoup répandu. En frottant ces préparations sur la peau on détermine une sensation de froid, puis une légère rubéfaction. Goldscheider pense que cette sensation de fraîcheur est le résultat d'une action spécifique du menthol sur les nerfs thermiques et non la conséquence pure et simple de l'évaporation de ce camphre.
D'après Th. Mays la brucine parfaitement pure aurait Brucine. des propriétés analgésiques. Des solutions de 5 à 20 p. 100 de cet agent, en applications sur la peau, pourraient produire un effet sensible. Le même auteur a vanté récemment les propriétés antinévralgiques des applications de théine.
La drumine, alcaloïde de Yeuphorbia Drummondii Drumine. aurait d'après Reid (Australie, 1886) des propriétés analgésiques aussi marquées que celles de la cocaïne. Quelques gouttes d'une solution à 4 p. 100 suffiraient pour anesthésier l'œil. De même une injection hypodermique produirait une anesthésie locale comparable à celle que déterminent les injections de cocaïne. Enfin ces injections hypodermiques calmeraient les douleurs de la névralgie sciatique. Ces faits intéressants mériteraient confirmation.
Lewin a signalé dans le kawa [piper methysticum) Lévmiue. deux résines qu'il désigne sous les lettres a et p. La première représente le principe actif. Pour consacrer cette découverte Randolph (1886) désigne cette résine sous le nom de lëvinine. Il lui attribue des propriétés analogues à celles de la cocaïne ; mais comme elle est irritante, elle ne pourrait être introduite dans l'œil.
Elle ne serait guère applicable qu'à la pratique dentaire et à la rhinologie.
Enfin je vous citerai encore parmi les anesthésiques locaux la teinture de chanvre indien, la teinture du piscidia erythrïna, et Xerythrofléine (chlorhydrate), principe tiré de Y erythrofleum j udiciale proposé par Lewin comme succédané de la cocaïne.
Après cette étude des anesthésiques et des analgésiques, nous placerons au point de vue de la médication de la douleur celle d'une seconde série de sédatifs de l'action nerveuse. Ces sédatifs sont les narcotiques et les narcotico-âcres des pharmacologistes. Mais auparavant nous allons décrire un type intermédiaire, le chloral, qui relie pour ainsi dire les anesthésiques proprement dits aux hypnotiques.
Chiorai. Découvert en 1831 par Liebig, étudié par Dumas et Stadeler en 1834, le chloral n'a été introduit dans la thérapeutique qu'en 1869 parO. Liebreich.
En France, Demarquay, Gubler, Cl. Bernard et Vulpian furent les premiers à s'occuper de ses propriétés physiologiques et de ses applications thérapeutiques. Il est devenu rapidement un des principaux médicaments.
Son nom rappelle qu'il est le produit de l'action du chlore sur l'alcool. Quand on sature de l'alcool absolu parle chlore on voit se former deux couches; l'inférieure est constituée par de l'hydrate de chloral qui, traité par l'acide sulfurique, donne le chloral anhydre. On purifie ce corps par l'acide sulfurique et la chaux vive.
Le chloral pur, C2HCPO, est de l'aldéhyde dans lequel 3 atomes d'H sont remplacés par 3 atomes de Cl (aldéhyde trichloré). C'est un liquide incolore,
épais, dense, d'aspect gras, ayant une odeur pénétrante et irritante, faisant larmoyer. Il n'est pas utilisé en thérapeutique.
L'hydrate de choral, vulgairement chloral, se forme lorsqu'on met le chloral anhydre en présence de l'eau. Il a pour formule C2HC130 + H20 et se présente sous l'aspect de masses neigeuses, cristallines, composées de lames prismatiques rhomboïdales. L'hydrate de choral dégage une odeur vive, pénétrante, qui a été comparée à celle du melon ; il est très soluble dans l'eau. A 15°, 100 grammes d'eau en dissolvent 384 grammes ; au toucher il donne une sensation savonneuse. Les alcalis et les carbonates alcalins le décomposent en chloroforme et en acide formique, de sorte qu'en présence de la soude ou de la potasse il forme, d'une part desformiates de soude ou de potasse, de l'autre du chloroforme.
L'hydrate de chloral est un corps irritant. Appliqué sur la peau il produit de la rubéfaction et plus tard une escarre. Il se comporte de même lorsqu'il est en contact avec une muqueuse comme celle de l'estomac ; il est donc nécessaire de l'administrer sous une forme suffisamment diluée (Testut).
Comme il ne peut être respiré on le donne exclusivement, chez l'homme, par la bouche ou par le rectum. Nous verrons cependant qu'il a été également introduit directement dans le système circulatoire.
Pour en faire l'étude expérimentale on s'est servi de Effets diverses voies d'absorption : estomac, injections hypo- ^ïchioi dermiques, injections intra-veineuses. Cette" dernière voie permet d'obtenir d'emblée des effets anesthésiques qui rapprochent le chloral des anesthésiques volatils, introduits par la voie respiratoire.
L'hydrate de chloral, aujourd'hui bien connu au point de vue physiologique, a donné lieu à de nombreuses expériences pleines d'intérêt, en tête desquelles il faut placer celles de Cl. Bernard et de Vulpian.
Pour bien se rendre compte de ses effets, il faut en injecter une dose toxique à un animal supérieur (chien ou lapin), et de préférence par la voie intra-veineuse. C'est ce que nous faisons devant vous. L'intoxication chloralique va suivre une marche dont vous allezpouvoir vous rendre compte et qu'on peut diviser avec Falek en trois stades.
La première période est caractérisée par une sorte d'ivresse. L'animal d'abord titubant s'alourdit; il perd la faculté de se tenir debout. C'est le stade préparatoire.
La deuxième période commence par un sommeil d'abord léger, puis de plus en plus profond. Au début les réflexes sont conservés, il n'y a pas encore d'anesthésie ; puis l'anesthésie survient et se développe progressivement, accompagnée de la perte des réflexes.
Bientôt les paupières ne réagissent plus quand on touche la cornée; on se trouve dans le stade d'hypnose.
La troisième période est celle du coma; elle se complique de troubles circulatoires et respiratoires jusqu'au moment de l'arrêt complet et définitif du cœur. C'est le stade comateux.
Entrons maintenant dans les détails en commençant notre description par les effets produits sur les systèmes nerveux et musculaire.
Chez les animaux inférieurs, tels que la grenouille, les vapeurs de chloral ou le chloral injecté sous la peau à la dose de 0gr,025 produisent de l'affaiblisse-
ment, puis une résolution des muscles jusqu'à l'arrêt du cœur. On constate une perte de la sensibilité, des mouvements volontaires et des réflexes. Ces faits établissent déjà une analogie évidente entre les effets du chloral et ceux des vapeurs d'éther ou de chloroforme.
Chez les animaux supérieurs les doses faibles ou les doses fortes, au début de leur action, entraînent seulement une diminution de la sensibilité. A ce moment l'excitabilité de l'animal est conservée. C'est là une action comparable à celle de l'opium, avec cette différence, toutefois, que l'excitation produite par l'opium fait ici défaut (Cl. Bernard).
Plus tard, quand les doses sont assez fortes, l'anesthésie devient complète et l'on voit dans ces conditions les mouvements réflexes disparaître. Le réflexe cornéen est même ici plus rapidement aboli que pendant l'administration des autres anesthésiques.
La période d'anesthésie est durable et il est possible, en employant des doses convenables, de ne pas la dépasser. Aussi le chloral est-il un agent précieux pour obtenir l'insensibilisation et l'immobilisation des animaux mis en expérience dans les laboratoires.
Pendant le cours de cette anesthésieles nerfs moteurs restent excitables ; il en est de même des nerfs de la vie organique. Cependant il y a perte complète de la sensibilité, ainsi que de la réflectivité du centre cérébro-spinal. Carville s'est assuré, par exemple, que l'excitation du sciatique ne fait pas monter la pression sanguine; mais qu'une forte excitation électrique pratiquée avec des courants induits peut faire cesser la narcose.
Du côté des muscles de la vie animale, on constate une résolution complète, allant jusqu'à la paralysie du
G. Hayem. — Thér. II. 31
sphincter anal. Cet état coïncide avec une conservation de l'irritabilité propre des muscles. Les fibres lisses sont plus résistantes; elles ne sont atteintes qu'après l'administration de très hautes doses. On voit alors survenir l'incontinence des urines (Demarquay), l'arrêt de la digestion (Colin). Toutefois il suffit de doses relativement faibles pour obtenir, d'après Martineau et M. Besnier, une diminution des contractions utérines pendant le travail.
Les phénomènes cardiaques et respiratoires sont les plus importants après ceux qui se passent du côté du système nerveux.
Lorsque le médicament est introduit par la voie stomacale le cœur n'est touché que par les hautes doses. Après une période d'excitation il s'arrête d'une manière lente ou brusque. Chez les animaux intoxiqués, c'està-dire ayant reçu une dose suffisante pour déterminer la mort, l'arrêt du cœur a lieu en diastole. Cependant dans les empoisonnements mortels, la respiration s'arrête avant le cœur.
Quand le chloral est injecté dans les veines, le cœur peut s'arrêter brusquement, cette syncope se produit par l'excitation des nerfs de l'endocarde, excitation qui se transmet aux ganglions auto-moteurs ou au bulbe (Liebreich, Vulpian). Si le cœur échappe à cette action d'arrêt, il est tout au moins affaibli.
M. Trocquart, qui a fait une étude spéciale des phénomènes cardiaques déterminés par le chloral, distingue des accidents primitifs et des accidents secondaires. Les premiers sont, par ordre de gravité décroissante, l'arrêt définitif du cœur, l'arrêt momentané, le simple ralentissement des pulsations. Les accidents consécutifs à la chloralisation consistent simplement en un
ralentissement du cœur avec irrégularités dans le rythme. Vous le voyez, le chloral est moins dangereux sous le rapport de ses effets sur le cœur que les autres anesthésiques.
Yulpian a observé sur la grenouille une dilatation des vaisseaux pendant la chloralisation. La rougeur de la face indique que, chez l'homme, les vaso-moteurs sont, au moins en partie, paralysés; d'ailleurs chez les animaux qui succombent on trouve une congestion de tous les organes (Cl. Bernard) pouvant aller dans les reins jusqu'à produire de l'hématurie (Vulpian).
Les faibles doses de chloral ingérées par la voie stomacale suffisent pour rendre la respiration irrégulière.
Quand le médicament est introduit par les veines la respiration peut être arrêtée totalement. L'arrêt respiratoire est d'ailleurs le plus grand danger couru par les animaux chloralisés à dose non mortelle. M. Fr. Franck a fait voir que la section des pneumogastriques met à l'abri de cet accident.
L'action produite par le chloral paraît être, d'après les faits observés, d'origine bulbaire et médullaire.
La température s'abaisse pendant la chloralisation de quelques dixièmes de degré jusqu'à 10°, suivant les doses employées. Chez l'homme fortement chloralisé on a trouvé 35° dans le rectum. Cet abaissement thermique n'est pas exclusivement sous la dépendance des effets cardio-vasculaires et respiratoires; il faut admettre également une diminution des échanges au niveau des éléments anatomiques, c'est-à-dire une diminution dans la production du calorique, car Hammarsten a trouvé encore une chute du thermomètre chez les animaux enveloppés d'ouate.
L'hydrate de chloral augmente les sécrétions. L'exci-
talion de la sécrétion salivaire se fait par voie réflexe, tandis que l'augmentation des urines paraît se rapporter à la congestion rénale. Lorsqu'il survient de l'hématurie après l'injection intra-veineuse, MM. Hitter et Feltz pensent que ce phénomène est dû à la destruction des globules rouges produite par le chloral. C'est un point non éclairci. La sueur n'est augmentée jusqu'à profusion qu'en cas d'intoxication.
On a noté chez l'homme diverses éruptions chloraliques. Ces manifestations cutanées prennent la forme d'urticaire, de rash rubéolique ou scarlatineux, de purpura.
Le chloral s'élirnine par la surface pulmonaire en donnant à l'haleine une odeur qui n'est pas celle du chloroforme, mais bien du chloral. Une certaine partie du médicament sort de l'organisme par la surface cutanée, et ce fait explique la production des éruptions.
On ne retrouve habituellement pas de chloral dans l'urine; cependant von Mering et Musculus ont reconnu dans ce liquide une faible proportion du chloral ingéré. En revanche, il existe dans l'urine une grande quantité d'acide urochloralique, corps acide, réduisant, plus fortement encore que l'acide urique la liqueur cupro-potassique.
Lorsque le chloral est introduit par la voie stomacale, il ne détermine aucune altération manifeste du sang. Quand on l'injecte dans les vaisseaux, il détruit plus ou moins activement les hématies et amène un retard dans la coagulation. Mais il est de toute évidence que ces modifications chimiques du sang ne jouent aucun rôle dans les effets du chloral.
La question qui a été discutée au point de vue du mode d'action de ce corps est la suivante :
Le chloral agit-il en tant que chloral ou par suite de sa transformation intra-organique en chloroforme?
0. Liebreich a soutenu que les effets du chloral résultent de la transformation chimique de cette substance dans le sang en chloroforme et en formiate alcalin. La même opinion a été depuis adopté par d'autres et en particulier par Personne, en France. Mais elle a bientôt rencontré de nombreux contradicteurs, et tout d'abord Gubler, Hammarsten, Rajewsky, etc. Ceux-ci ont fait remarquer que l'action du chloral est trop rapide pour être due à la transformation chimique invoquée. En effet, cette réaction se fait lentement : Richardson a trouvé qu'il se produit seulement par heure 25 à 30 centigrammes de chloroforme aux dépens de 35 à 40 centigrammes de chloral. De plus, les effets du chloroforme employé en injections hypodermiques sont très différents de ceux qui résultent de l'introduction du chloral par la même voie. Cependant M. Arloing attribue un rôle important au formiate. Il se fonde sur des expériences entreprises à l'aide de la sensitive. Quand les racines de cette plante absorbent du chloroforme, l'irritabilité de la sensitive est abolie. Le chloral reste sans action, ce qui serait dû à ce que les tissus de la sensitive ont une réaction acide. Les tissus animaux ayant une réaction alcaline, seraient dans les conditious requises pour que le dédoublement du chloral pût s'opérer. D'autre part, les injections intra-veineuses de formiate de soude déterminent, surtout sur la circulation et sur la respiration, des modifications analogues à celles qui sont observées pendant la chloralisation.
Pour Gubler, pour Cl. Bernard, le médicament que nous étudions aune action spéciale, différente de celle du
chloroforme et de l'éther. C'est pour eux un simple hypnotique. Yulpian, tout en reconnaissant l'action spéciale du chloral, considère cet agent comme étant à la fois hypnotique et anesthésique. Il s'agit là d'une simple querelle de mots.
La nature de l'action du chloral reste inconnue. On admet que ce corps agit sur l'albumine cellulaire de certains éléments anatomiques en la coagulant plus ou moins complètement, mais il est actuellement impossible de fournir la démonstration de cette vue hypothétique.
Toujours est-il que l'action du chloral suit une certaine marche. Elle porte d'abord sur la substance grise cérébrale, puis envahit la moelle épinière, les centres respiratoires et les ganglions intra-cardiaques. La respiration s'arrête avant le cœur, tandis qu'avec l'éther et surtout avec le chloroforme le cœur s'arrête — au moment de la syncope bulbaire, qui est la plus fréquente chez les animaux — avant la respiration. Emploi Chez l'homme on n'administre guère le chloral,
du chloral. . . , 1 t • •
avons-nous dit, que par la voie stomacale. Les injections hypodermiques seraient dangereuses à cause de leurs effets locaux (Vulpian, Giraldès). Elles pourraient effectivement donner lieu à des phlegmons, à des eschares et à des décollements plus ou moins étendus de la peau. La dose thérapeutique est de 1 à 3 grammes en solution suffisamment diluée. Après l'ingestion d'une semblable dose on note une exagération de la sécrétion salivaire, de la chaleur stomacale, parfois des nausées et même des vomissements, une tendance à la lipothymie. Rapidement l'absorption a lieu et les phénomènes généraux apparaissent : accélération du pouls, rougeur et chaleur de la peau, parfois légère
éhriété avec excitation générale, puis assez vite, soit au bout d'un quart d'heure à une demi-heure, alourdissement. L'engourdissement des sens et de l'intelligence conduit à la somnolence et le sommeil survient calme, profond, avec état enluminé du visage, rougeur des conjonctives et des sclérotiques, pupilles étroites.
La sensibilité est seulement émoussée, les réflexes sont conservés ainsi que l'excitabilité tactile. Chez les individus qui souffrent, la douleur ne disparaît pas. Le chloral n'est donc pas, à proprement parler, un agent de la médication de la douleur. Son étude vient bien cependant ici à sa place à cause de son emploi dans l'anesthésie mixte.
Le sommeil produit par une dose de 2 à 3 grammes dure à peu près 5 heures.
A plus haute dose, de 3 à 5 grammes, les effets sont les mêmes, mais le sommeil est plus profond et peut durer jusqu'à 12 heures. Pendant ce temps l'anesthésie est plus sensible, le visage est pâle, les réflexes et la sensibilité cornéenne sont abolis. En outre les muscles sont résolus, à l'exception de ceux qui sont constitués par des fibres lisses.
Lorsque les doses s'élèvent de 6 à 12 grammes, l'anesthésie est plus complète, ainsi que la résolution des muscles ; les contractions cardiaques sont affaiblies, la température s'abaisse.
Enfin, quand la dose est toxique, aux phénomènes précédents se joignent des irrégularités du cœur avant que la mort survienne par arrêt de la respiration.
Gubler admettait trois périodes : 1° une période d'excitation; nous avons vu qu'elle n'est pas sensible chez les animaux ; 2° une période d'hypnotisme ; 3° une période de narcose avec stupeur.
La deuxième période, qu'on pourrait appeler thérapeutique, ne peut être dépassée sans danger.
Après un temps variable, les sujets chloralisés reviennent peu à peu à l'état de veille après avoir passé en sens inverse par les mêmes phases.
Au retour, ils restent parfois dans un état d'ivresse chloralique.
Lorsqu'on veut pousser la chloralisation aussi loin que possible, on doit préférer aux doses massives, l'emploi de doses successives. On fait prendre toutes les heures 2 grammes de chloral, et lorsqu'on a ainsi atteint la dose de 10 à 12 grammes, le sujet se trouve plongé dans un état de narcose profonde qui permet d'entreprendre certaines opérations (Perier). L'insensibilisation est devenue sinon absolue, du moins suffisante, en raison de l'abolition presque complète de la sensibilité consciente. Le sujet manifeste certains signes de souffrance, mais au réveil il a totalement perdu le souvenir de l'opération.
11 faut être prévenu que l'emploi de l'hydrate de chloral à hautes doses ne peut être supporté par tous les malades; on doit se rendre compte, à l'aide d'essais préalables, des effets produits par l'agent anesthésique. Nous aurons d'ailleurs à revenir plus tard sur ce point à propos des procédés d'anesthésie mixte.
Quand la voie stomacale est interdite, on peut avoir recours à l'injection rectale, mais en ayant soin d'employer des doses un peu plus fortes. Le choral est dissous dans une petite quantité de lait (250 grammes pour 3 grammes) ou dans une émulsion faite avec un jaune d'œuf. On peut additionner ces solutions de quelques gouttes de laudanum.
Enfin Oré de (Bordeaux) en 1872 n'a pas craint d'in-
jecter le chloral dans les veines, dans le but de substituer cet agent aux anesthésiques proprement dits. Il se servait d'une solution à parties égales dont les propriétés sont certainement dangereuses. Vulpian a fixé à i sur 5 le taux de la solution qui doit être employée pour anesthésier les animaux mis en expérience. Je n'insiste pas sur ce point de notre sujet, la méthode d'Oré ayant été abandonnée.
L'usage du chloral peut déterminer des accidents, les uns aigus, les autres chroniques.
Le chloralisme aigu reconnaît pour causes l'idiosyn- Chioraiismc crasie de certains sujets, les habitudes alcooliques, l'affaiblissement général, la morphiomanie, enfin les impuretés chimiques du produit administré.
Les accidents légers ne sont que l'exagération de phénomènes déjà connus : sensations désagréables, nausées, vomissements, collapsus avec pâleur de la face, refroidissement des extrémités, vertiges, hébétude, faiblesse musculaire, tendance au sommeil, prostration, troubles circulatoires et respiratoires, notamment accélération plus ou moins vive du pouls.
Parfois il survient de l'excitation, de l'ébriété, de la rougeur à la périphérie allant jusqu'à l'apparition d'exanthèmes, de rash de divers aspects, de l'inflammation des muqueuses, notamment de l'angine. Ces derniers accidents paraissent être la conséquence, au moins en partie, de la paralysie vaso-motrice (Gubler, Brown-Sequard).
Les accidents graves, qui peuvent survenir après l'administration de doses relativement peu élevées de chloral, ne se montrent guère, dans ces dernières circonstances, que chez les malades affaiblis ou atteints d'une affection organique. Le plus souvent ils débutent
par une pâleur extrême, accompagnée de vertiges el de résolution des forces.
A ces phénomènes se joignent habituellement divers troubles visuels et de la dilatation pupillaire. A un degré plus élevé la faiblesse est extrême, le corps se • couvre d'une sueur froide, le cœur se ralentit, devient irrégulier, et la mort succède au coma. Parfois, au lieu de ces phénomènes de dépression, on voit éclater un délire violent, furieux et des convulsions, constituées par des secousses tétaniformes plus ou moins généralisées.
On admet que dans le cours de ces accidents la mort a lieu par embarras progressif de la respiration, ou bien encore par paralysie du cœur.
Chloralisme Le chloralisme chronique est le résultat de l'emploi hiomque. aj)USjf médicament. On en doit les premières descriptions à Richardson, à Smith (de Baltimore), àGubler.
Les malades sont pris d'un sommeil invincible ou, au contraire, d'insomnie avec agitation. On note, chez eux, del'hyperesthésie généralisée ou parfois localisée autour des articulations, et de la desquamation aux extrémités. Au niveau des ongles il peut se produire des sortes de tournioles ulcéreuses. Presque toujours il existe un affaiblissement considérable et de la dyspnée; dans un cas on a observé de l'albuminurie, dans un autre une paralysie transitoire des membres inférieurs.
Le chloralisme chronique peut se terminer, comme l'aigu, d'une manière fatale, soit par affaiblissement et arrêt, du cœur, soit par asphyxie.
Les troubles psychiques surajoutés aux précédents phénomènes ne sont pas rares. Ils affectent une forme dépressive et consistent surtout en une diminution de l'intelligence. Enfin, comme autres symptômes ner-
veux-, il faut noter l'affaiblissement des perceptions sensorielles ou sensitives, les paralysies périphériques, musculaires. Les malades succombent le plus habituellement après être tombés dans un état de marasme considérable (Kirpatrik, Anstie).
Contre les accidents aigus on peut tenter la respiration artificielle, l'excitation générale pratiquée à l'aide de la faradisation, le réchauffement des malades, obtenu notamment par l'emploi des bains chauds (Richardson, Brunton, Vulpian). Le chloralisme chronique ne peut être combattu que par la suspension de l'usage du médicament. On emploiera pour relever les forces et la nutrition les agents de la médication reconstituante.
Les doses toxiques ont été calculées très exactement par Falck pour quelques animaux.
Rapportées au kilogramme du poids corporel, elles s'élèvent :
Intra-vein. Inj. hypod. Ingest.
Pour le lapin à 0,35 1,13 1,30
— chat à 0,31 0,40 0,45
- chien à 0,23 1,20 1,00
Chez l'homme la vie n'est généralement en danger qu'après l'administration de doses élevées, répétées coup sur coup. On a assez souvent administré sans danger 12 grammes de chloral dans les 24 heures. 11 importe toutefois de savoir que les accidents les plus graves ont été observés après l'administration de doses relativement faibles. Dans une observation (Frank) un homme de trente-quatre ans a été pris de collapsus terminé par la mort après avoir ingéré 3 doses de lsr,2o en 36 heures. Dans un autre cas un homme de quarante-huit ans prend dans un temps assez court
deux doses de 2gr,50. Il meurt dès le lendemain matin. A l'autopsie on ne trouva dans ces deux faits aucune lésion capable d'expliquer la mort. Ajoutons qu'il s'agissait d'alcooliques invétérés.
D'autres cas aussi malheureux ont été observés chez des individus présentant une des manifestations suivantes : névralgie, insomnie, aliénation, épuisement, rash ortié, rhumatisme, fausse couche, phtisie pulmonaire, habitude de manger de l'opium. On n'a pas constaté dans ces divers faits de lésions particulières.
Messieurs,
Nous sommes loin d'avoir terminé l'étude des agents de la médication de la douleur. Nous ne connaissons encore que les anesthésiques et les analgésiques. De très importants médicaments doivent venir prendre rang après eux. Mais nous voici obligé d'en reporter la description à l'année prochaine.
Nous aurons d'ailleurs à consacrer encore une assez longue série de leçons aux médications relevant des troubles fonctionnels du système nerveux dont nous n'avons fait cette année que commencer l'étude intéressante.
TABLE ALPHABÉTIQUE
Acétate de plomb, emploi dans la médication hémostatique, 135.
Acides, dans la médication antihydropique, 72 ; dans la médication hémostatique, 132.
Acide arsénieux, dans la médication de l'anémie, 298.
Acide gallique, dans la médication hémostatique, 133.
Acide lactique dans la médication du diabète sucré (Gantani), 371.
Acide phénique, dans la médication du diabète sucré, 383.
Acide pyrogallique, dans la médication hémostatique, 134.
Acide salicylique, dans la médication du diabète sucré, 382.
Acide sulfurique aromatique , dans la médication hémostatique, 133.
Action médicamenteuse, 3 ; sa nature, 28; son mode, 31.
Adonis vernalis, dans la médication antihydropique, 67.
Aerothérapie, dans la médication de l'anémie, 312.
Agents impondérables ou physiques, 5; — pondérables, 5.
Agents thermiques, dans la médication antihydropique, 88.
Air (changement d'), dans la médication de l'anémie, 273.
Alcalins, dans la médication du diabète, 378 ; dans la médication de l'obésité, 402.
Alcooliques , comme diurétique dans la médication antihydropique, 77; dans la médication hémostatique, 135; dans la médication reconstituante, 181 ; dans la médication du diabète sucré, 368.
Aliments, dans la médication reconstituante, 169; dans le diabète sucré, 363, 367.
Alimentation par le rectum, dans la médication reconstituante,
Ambrosia artemisifolia, dans la médication hémostatique, 137.
Amylène, comme anesthésique dans la médication de la douleur, 446.
Anémie, 246 ; formes, 247 ; degrés, 251; étiologie, 253.
Anesthésie, 410 ; — générale, 410 ; éther et chloroforme, 411 ; phénomènes généraux de 1' — , 142 ; effets sur le système nerveux, 418; effets sur la circulation, 422; syncope secondaire, 422; syncope tertaire, 423; effets sur
TA If LE ALP
la respiration, 424 ; mode d'administration des anesthésiqucs, 426; accidents 430; contre-indications, 436;— obstétricale 439 ; choix de l'anesthésique, 441 ; anesthésiques divers, 443 ; — locale, 454.
Antipyrine, dans la médication hémostatique, 153 ; dans la médication du diabète sucré, 384.
Arséniate neutre de soude, dans la médication de l'anémie, 299.
Arsenic et arsenicaux, dans la médication de l'anémie, 297 ; effets physiologiques , 299 ; effets toxiques, 301 ; emploi thérapeutique, 304 ; dans la médication du diabète sucré, 381.
Arsénite de potasse (liq. de Fowler), dans la médication de 1 anémie, 298.
Asperges, cause de glycosurie passagère, 369.
Baies de genévrier, comme diurétique dans la médication antihydropique, 75.
Bases terreuses, dans la médication reconstituante, 224; leurs effets, 230; leurs formes pharmaceutiques, 232.
Belladone, dans la médication du diabète sucré, 381.
Benjoin, dans la médication hémostatique, 132.
Benzoate de soude, dans la médication du diabète sucré, 383.
Beurre, dans la médication reconstituante, 178, — de cacao,
Bicarbonate de soude, dans la médication reconstituante, 217 ; caractères chimiques, 218; ac-
HAUÉTIQUE.
tion physiologique, 218; action thérapeutique, 221.
Bichlorure de métliyle, comme anesthésique dans la médication de la douleur, 446.
Bière, dans la médication du diabète sucré, 368.
Bistorte, dans la médication hémostatique, 134.
Boissons, dans" la médication reconstituante, 180; dans la médication du diabète sucré, 367.
Bromure de potassium, dans la médication hémostatique, 136 ; dans la médication du diabète sucré, 384.
Bromure d'éthyle, comme anesthésique général, 444 ; comme réfrigérant local, 455.
Brucine, comme anesthésique local, 477.
Gaféiques, comme diurétiques dans la médication antihydropique, 69; dans la médication reconstituante, 182; dans la médication du diabète sucré, 368.
Caïnça, 75.
Calomel, comme diurétique dans la médication antihydropique,
Cantharide, comme diurétique dans la médication antihydropique, 76.
Carbonate d'ammoniaque, dans la médication du diabète sucré,
Chaleur, dans la médication hémostatique, 148.
Chaiix, rôle dans l'organisme, 226 ; carbonate et bicarbonate de — , 233; craie lavée et préparée, 233.
TABLE ALPHABÉTIQUE
Chloral, dans la médication hémostatique, 152; dans la médication de la douleur, 478; effets physiologiques, 479 ; emploi du —, 486; chloralisme aigu, 489; chloialisme chronique, 490.
Chlorhydro-phospliate de chaux, dans la médication reconstituante, 232.
Chloroforme, 411; effets sur le système nerveux, 425 ; effets sur le cœur ; 425 ; mort après chloroformisation, 431 ; mort sous le — , 431 ; mort par le — , 432; moyens à opposer aux accidents, 435 ; contre-indications à l'emploi — , 436.
Chlorure de calcium, dans la médication reconstituante, 233.
Chlorure de méthyle, réfrigérant local, 456.
Chlorure de sodium dans la médication reconstituante, 205 ; rôle physiologique, 206 ; action des bains salés, 212; action de la respiration de l'air marin, 21 2 ; action de l'ingestion du — , 213; variations du taux du — dans les maladies, 213; emploi thérapeutique, 214; médication marine, 214; eaux minérales salines, 216.
Chlorure de zinc, dans la médication hémostatique, 153.
Climat (changement de), dans la médication de l'anémie, 273.
Coca, dans la médication reconstituante, 183.
Cocaïne, dans la médication hémostatique, 153; comme anesthésique local, 457; ses applications en oculistique, 459; associée à l'atropine, 461 ; ses
applications en laryngologie et en rhinologie, 462; ses applications en gynécologie, 464; injections sous-cutanées de — , 465; — et électrolyse, 466; doses et effets, 467 ; accidents, 468 ; cocaïsme chronique, 470; action générale, 471 .
Coloquinte, dans la médication antihydropique, 80.
•Corne de cerf, 232.
Corps gras, dans la médication reconstituante, 174.
Corps pulvérulents, dans la médication hémostatique, 150.
Cotonnier (racine du) dans la médication hémostatique, 129.
Couveuse, 195.
Craie lavée et préparée, 233.
Crème de lait dans la médication reconstituante, 178.
Créosote, dans la médication hémostatique, 152.
Décoction deSydenham, 232.
Diète carnée et adipeuse, dans la médication du diabète (Cantani), 370; — lactée dans la médication du -diabète, 372; — sèche dans la médication antihydropique, 55.
Digitale comme diurétique dans la médication antihydropique, 58; dans la médication hémostatique, 130 ; digitaline amorphe d'Homolle et Quevenne, 60; mode d'administration et doses,
Diurétiques, dans la médication antihydropique, 57 ; — indirects ou mécaniques, 57; — directs ou dialytiques, 71 ; mixtes, 76.
TAULE ALPHABÉTIQUE
Drainage, dans la médication antihydropique, 92.
Drumine, comme anesthésique local, 477.
Eau, comme diurétique, 76; dans la médication reconstituante, 180; — blanche ou de Goulard, dans la médication hémostatique, 152; — de chaux dans la médication reconstituante, 233; eaux hémostatiques, 133, lbO.
Eau-de-vie allemande, dans la médication antihydropique, 80.
Eaux minérales, dans la médication de l'anémie, 309 ; dans la médication du diabète, 385 ; dans la médication de l'obésité, 405 ; — calciques, 234 ; — ferrugineuses, 281 ; — contenant de l'arsenic, 299.
Ebstein (régime d') dans la médication de l'obésité, 398.
Électivité médicamenteuse, 36.
Électricité, dans la médication antihydropique, 89.
Électrothérapie, dans la médication de l'anémie, 313.
Émélique, dans la médication hémostatique, 131.
Ergot de seigle, dans la médication antihydropique, 68 ; dans la médication hémostatique, 115; ses effets physiologiques, 117; son emploi thérapeutique, 123 ; dans la médication du diabète sucré,
Esprit d'éther nitrique, dans la médication antihydropique, 78.
Éther, comme anesthésique général, 41 1 ; effets particuliers, 425 ; comme anesthésique local, 455.
Ether sulfurique alcoolisé (liqueur d'Hoffmann), 78.
Exercices, dans la médication du diabète sucré, 376.
Fer, dans la médication de l'anémie, 275 ; rôle dans l'organisme, 275; préparations ferrugineuses, 280 ; eaux minérales ferrugineuses, 280; eirets physiologiques, 281 ; effets pharmacodynamiques, 286 ; emploi thérapeutique, 288 ; administration et doses, 294; injections sous-cutanées de — , 296.
Froid, dans la médication hémostatique, 147; dans l'anesthésie locale, 455.
Gavage, dans la médication reconstituante, 186 ; chez les nouveau-nés, 198.
Genêt, comme diurétique, 74.
Gin, comme diurétique, dans la médication antihydropique, 78.
Gluten (pain de), dans la médication du diabète sucré, 364.
Glycérine, dans la médication reconstituante, 178; dans la médication du diabète sucré, 382.
Gomme-gutte, dans la médication antihydropique, 79.
Gruau de froment (pain de), dans la médication du diabète sucré,
Hamamelis virginica, 134.
Hémostase spontanée, 109.
Huile, de foie de morue, 175; — de raie; — de squale; de pied de bœuf; — phosphorées et iodées; — végétales, 178.
Hydrastis canadensis, 127.
Hydrate de carbone, dans la médication reconstituante, 179.
TABLE ALPHABÉTIQUE
Hydrotjiôrapie, dans la médication de l'anémie, 311.
Hygiène, dans la médication hémostatique, 114; dans la médication reconstituante, 169, 199; — des nouveau-nés, 195.
Hvpophosphites, dans la médication reconstituante, 244.
Immunité, 18.
Incisions, dans la médication antihydropique, 92.
Indication, 4.
Inhalations de sang, dans la médication de l'anémie, 325.
Injections intra-vasculaires, alimentaires, 195; salines, dans la leurs effets, 329.
Injections sous-cutanées, alimentaires, 194; de sang, dans la médication de l'anémie, 325.
Inosite, dans la médication du diabète sucré, 364.
Inuline (biscuits d'), dans la médication du diabète sucré, 364.
Iode, 22; dans la médication du diabète sucré, 383 ; dans la médication de l'obésité, 402.
Ipéca, dans la médication hémostatique, 131.
Jaborandi, dans la médication antihydropique, 83 ; alcaloïde du —, 84; effets physiologiques, 84 ; dans la médication de l'obésité, 403.
Jalap, dans la médication antihydropique, 79.
Joubarbe, dans la médication hémostatique, 137.
Jusquiame, dans la médication du diabète sucré, 381.
G. Hayem.— Thér. JJ.
Képhyr, dans la médication reconstituante, 182; dans la médication du diabète, 369.
Kola (noix de), comme diurétique, 71.
Koumys, dans la médication du diabète sucré, 369.
Lacto-phosphate de chaux, dans la médication reconstituante, 232.
Lactose, dans la médication du diabète sucré, 365.
Lait, dans la médication antihydropique, 54; comme diurétique, dans la médication antihydropique, 77; dans la médication reconstituante, 180 ; dans la médication du diabète sucré,
Lavements alimentaires, 192.
Lévinine, comme anesthésique local, 477.
Lévulose, dans la médication du diabète sucré, 364.
Ligature des membres, dans la médication hémostatique, 146.
Limonades, sulfurique, 132; nitrique, phosphorique, 133.
Liqueur de Fowler, 299 ; — acide de Haller, 133; — d'Hoffmann, 78; — de Pearson, 299.
Liquides coagulants, dans la médication hémostatique, 150.
Maladie microbienne, physiologie de la — -, 11 ; résistance de l'organisme à l'envahissement des germes, 15.
Mannite, dans la médication du diabète sucré, 364.
Matico, dans la médication hémostatique, 152.
Matières azotées, dans la médica-
TABLE ALPHABÉTIQUE
Lion reconstituante, 170; — salines, dans la médication reconstituante, 202.
Médicament, fi ; s'adresse-t-il à la maladie, 6; s'adresse-t-il à la cause, 9 ; effets des, 39; — spécifiques, 21; — non spécifiques, 24.
Médication antihydropique, de 45 à 96 ; processus hydropique, 46 ; liquide hydropique, 46 ; pathogénie, 49; hydropisie d'origine mécanique, 50; hydropisie d'origine dyscrasique, 51 ; moyens de la — 54; mise en œuvre de la —, 92.
Médication de l'anémie, de 246 à 351 ; élément anémie, 246 ; processus de l'anémie, 253 ; moyens de la — , 270 ; mise en œuvre de la — , 351.
Médication du diabète sucré, de 351 à388 ; élément morbide, 351 ; diabète gras, 353; diabète maigre, 354; pathogénie, 356 ; moyens de la — , 363; médication du coma diabétique, 387.
Médication de la douleur, de 408 à 492; élément douleur, 409 ; des anesthésiques, 410; anesthésie générale, de 410 à 454 ; anesthésie locale, de 454 à 478 ; chloral,
Médication hémostatique, de 97 à 157 ; processus hémorragique, 97; hémorragies d'origine mécanique , 99 ; hémorragies d'origine dyscrasique, 103 ; moyens de la — , 114; mise en œuvre de la —, 153.
Médication de l'obésité, de 388 à 407 ; état obèse, 388 ; pathogénie, 391 ; indications , 395 ; moyens de la —, 395.
Médication reconstituante, de 157 à 245; son but, 157; conditions étiologiques, 163; agents de la —, 169; — dans le diabète sucré, 385.
Menthol comme anesthésique local, 476.
Mercure, 22.
Microbicide, 20.
Monésia (extrait de), dans la médication hémostatique, 134.
Mouchetures, 91 .
Muguet, dans la médication antihydropique, 65.
Nitrate de potasse, 73.
Noix de galle, dans la médication hémostatique, 134.
Opium, dans la médication du diabète sucré, 380.
OErtel (méthode d'), 55, 396.
Paracentèse abdominale, 91.
Peau (excitation des fonctions de la), 56.
Peptones, dans la médication reconstituante, 187.
Perchlorure de fer, dans la médication hémostatique, 136, 150.
Phosphates, leur rôle dans l'organisme, 224; — ■ tribasique, neutre, acide, 232.
Phosphore, dans la médication reconstituante, 237; son absorption partielle, 238; ses transformations dans l'organisme, 238 ; effets physiologiques, 239; effets toxiques, 239 ; action sur la nutrition, 240, emploi thérapeutique, 242 : doses et formules, 242 ; — dans le rachitisme, l'ostéomalacie, 244.
Phosphure de cuivre ; — de zinc,
TABLE ALPHABÉTIQUE
dans la médication reconstituante, 243.
Pilules asiatiques, 298 ; — de Dioscoride, 298.
Pomme de terre, dans la médication du diabète sucré, 364.
Poudre de viande, dans la médication reconstituante, 173.
Pratiques thérapeutiques, 6.
Protoxyde d'azote ; anesthésie générale, 448; action physiologique, 449 ; procédé de P. Bert, 451 .
Purgatifs, dans la médication antihydropique, 78 ; dans la médication de l'obésité, 403.
Pyrophosphates, 245.
Quinine, 22 ; dans la médication hémostatique, 131 ; dans la médication du diabète sucré, 384.
Ratanhia, dans la médication hémostatique, 134.
Ration, d'entretien; — de force,
Régime, dans la médication reconstituante, 183; dans la médication de l'anémie, 270 ; dans la médication du diabète sucré, 363; — de Bouchardat, 373; dans la médication de l'obésité, 395 ; — d'OErtel, 396 ; — d'Ebstein, 398; — divers, 399.
Reine des prés, comme diurétique, 74.
Remède, 5.
Repos, dans la médication antihydropique, 54; dans la médication de l'anémie, 272.
Révulsion, dans la médication hémostatique, 139.
Rue, dans la médication hémostatique, 137.
Sabine, dans la médication hémostatique, 137.
Saccharine, 365.
Saignée, dans la médication antihydropique, 90; dans la médication hémostatique, 141; dans la médication de l'anémie, 313.
Sambuc (solution de), dans la médication reconstituante, 232.
Sang-dragon (poudre de), dans la médication hémostatique, 134.
Sangsues, dans la médication hémostatique, 142.
Scammonée, dans la médication antihydropique, 79.
Scille, dans la médication antihydropique, 62 ; poudre, 63 ; teinture, oxymel, vin, effets de la — , 63 ; vin de Trousseau ou de l'Hôtel-Dieu, 64.
Sels diurétiques, 72.
Seringue de Créquy pour injections nasales, 151.
Solution arsenicale de Boudin, 298 ; — de Sambuc, 232.
Son (pain de), dans la médication du diabète sucré, 364.
Stigmates de maïs, dans la médication antihydropique, 69.
Strophantus, clans la médication antihydropique, 67.
Stypape, 456.
Sucre, de canne, de raisin, dans la médication du diabète sucré,
Sudorifiques, dans la médication antihydropique, 82.
Suralimentation, 186.
Sureau, dans la médication antihydropique, 80.
Tanin, dans la médication anti-
TABLE ALPHABÉTIQUE
hydropique, 87 ; dans la médication hémostatique, 133.
Teinture d'iode, en injections dans la médication hémostatique, 1 .'j2.
Térébenthine, dans la médication antihydropique, 75; dans la médication hémostatique, 135.
Théine, comme anesthésique local, 477.
Transfusion, dans la médication hémostatique, 142; dans la médication de l'anémie, 314; — de
sang complet ou défibriné, appareils, 316, effets physiologiques, 326 ; — salines, appareils
323, effets, 329 ; — péritonéale,
324, effets physiologiques, 343; application des diverses transfusions, 343.
Valériane, dans la médication du diabète sucré, 383.
Végétaux diurétiques, 74.
Ventouse Junod, 147.
Viande crue, 172.
TABLE DES MATIÈRES
PREMIÈRE LEÇON de l'action médicamenteuse
Préambule. — Indication. — Remède. — Médicament. — Pratique thérapeutique. — Le vrai médicament s'adresse-t-il à la maladie, à sa cause ou à l'organisme? — Physiologie de la maladie microbienne