‹ Leçons de thérapeutique (volume 3)Chapitre 5 sur 72 · G. H.^TEM. — V · texte numérisé non relu

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mulants habituels de l'organisme et les eaux minérales, ces médicaments complexes, préparés mystérieusement dans l'épaisseur de l'écorce terrestre, représentent néanmoins les moyens d'action les plus utiles que nous puissions mettre en œuvre en maintes circonstances. A part les cas où il s'agit de produire un effet rapide pour écarter un danger imminent, les agents physiques occupent, d'une manière générale, en pharmacothérapie, un rang supérieur aux médicaments proprement dits. Et même, dans des cas de ce genre, par exemple dans Thyperthermie des infectieuses fébriles, sont-ils souvent plus efficaces que les agents médicamenteux.

L'enseignement de cette année sera presque exclusivement pharmacodynamique. Je dois m'efforcer de vous faire connaître les phénomènes physiologiques suscités par les moyens dont nous avons à nous occuper, afin de nous permettre de faire une application judicieuse de ces procédés d'action.

D'après le plan que je me suis tracé, leur emploi thérapeutique vient à sa place à propos des médications et des traitements. Il en est inséparable, et tous les détails de cet ordre, dans lesquels je pourrais entrer cette année, ne seraient que des redites.

Vous remarquerez que dans mes leçons sur les médications, actuellement terminées, les agents physiques et les eaux minérales occupent une grande place. 11 n'est pas une seule médication où ils ne puissent intervenir.

Or, tandis qu'il est facile de rattacher l'étude pharmacologique d'un médicament donné à une ou tout au plus à deux médications où ce médicament est tout particulièrement indiqué, on peut dire que ladescription

des effets physiologiques des agents physiques et des eaux minérales ressortit en quelque sorte à toutes les médications, à tous les traitements. Elle n'a de place marquée nulle part. Il est donc nécessaire d'en faire l'objet d'une étude spéciale qui servira de complément au cours que je consacre aux médications et aux traitements.

Nous avons à nous occuper tout d'abord des agents thermiques. Mais, avant d'entrer dans la partie descriptive de notre sujet, permettez-moi de vous présenter quelques vues générales sur le mode d'action des agents physiques.

Les nombreux moyens dont dispose le thérapeutiste, considérés en eux-mêmes, peuvent être divisés en trois groupes : moyens moraux ou psychiques, agents chimiques, agents physiques.

Quand on obtient une modification dans l'état pathologique d'un malade en s'adressant à son intelligence, à son imagination, à ses sentiments, soit par la parole, soit par certains actes, on emploie ce qu'on peut appeler les moyens moraux ou psychiques. Ceux-ci ont pris, dans ces dernières années, une certaine extension en raison de l'intervention d'un moyen thérapeutique déjà fort ancien, mais que l'on a voulu régulariser. Je fais allusion à la suggestion, soit à l'état de veille, soit pendant le cours du sommeil hypnotique.

Les corps qui interviennent dans les actions thérapeutiques par leur masse pondérable et en raison de leur constitution moléculaire, qualitative, représentent les agents chimiques-.

En troisième lieu, les moyens utilisés sont dits physiques lorsque les actions suscitées dans l'orga-

nisme résultent de la mise en œuvre des propriétés communes de la matière , c'est-à-dire des diverses formes de l'énergie : chaleur, vibrations mécaniques, électricité, lumière.

Tous les remèdes, tous les médicaments, tous les moyens susceptibles de provoquer une action thérapeutique entrent dans l'un ou l'autre de ces groupes. Cette classification, très générale, les comprend tous .

Cela posé, il n'est pas sans intérêt d'examiner maintenant si les effets produits dans l'organisme par les moyens de ces divers ordres offrent des particularités en rapport avec la nature de ces moyens.

Envisageons en premier lieu à cet égard les agents psychiques.

On a de tout temps reconnu l'influence puissante exercée sur les grandes fonctions par les impressions sensorielles et morales. Cabanis a publié sur ce sujet un livre resté célèbre et nombre de médecins et de philosophes ont reconnu les liens étroits et réciproques qui unissent le physique et le moral, la vie végétative et la vie de relation.

La physiologie moderne nous a permis de rattacher les perturbations fonctionnelles qui prennent naissance sous l'influence de ce qu'on entend par « le moral » à la théorie générale des actes réflexes.

Les émotions, les excitations des sens spéciaux retentissent par l'intermédiaire du système nerveux suite cœur, sur la respiration, sur les sécrétions, sur la répartition du sang, sur l'état cérébral lui-même, et jusque sur la nutrition générale.

Les actions de cet ordre sont capables, dans certains cas, de provoquer de profondes perturbations : palpi-

talions cardiaques, syncope, troubles vaso-moteurs, diaphorèse, arrêt des digestions, etc.

Ces faits sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'y insister longuement. Très évidemment les moyens moraux doivent être considérés comme des excitants du système nerveux, des procédés mettant en jeu les propriétés multiples de ce système et par suite susceptibles de faire naître des phénomènes variés dans la sphère des fonctions dites végétatives.

Les agents chimiques, après avoir pénétré dans l'organisme, produisent des effets proportionnels à leur masse (dose) et résultant de leurs qualités organoleptiques. Quelques-uns d'entre eux exercent sur les éléments anatomiques une action chimique incontestable. Nous pouvons citer ici la fixation du fer par les albuminoïdes du globule rouge pour constituer l'hémoglobine. Mais un grand nombre d'autres, parmi lesquels on compte les plus actifs, provoquent des effets qui dépendent essentiellement des propriétés spécifiques des éléments anatomiques avec lesquels ils entrent en relation. C'est ce genre d'action que Cl. Bernard a si bien décrit sous le nom d'action médicamenteuse élective.

Beaucoup d'alcaloïdes à effets puissants traversent l'organisme sans s'y fixer et peuvent être éliminés en nature, sans subir dans ce transport à travers les éléments anatomiques la moindre modification. La strychnine, le curare et d'autres substances toxiques du même genre se comportent ainsi. Gubler désignait improprement ces médicaments sous le nom de dynamophores ou dynamogènes. Ils ont pour caractères communs de déterminer des perturbations fonctionnelles considérables et même la mort à des doses

extrêmemcnl faibles. On peut admettre qu'ils impressionnent les él(3mcnts anatomiques en raison de leurs qualités chimiques. Ce qui est certain, c'est que leur contact avec le protoplasma cellulaire actionne, d'une manière remarquablement énergique, certains éléments anatomiques, et en particulier, ceux du système nerveux .

Ces éléments sont d'abord excités, puis paralysés, parfois paralysés d'emblée. Aussi les phénomènes produits sont-ils très manifestes et énergiques. Mais l'énergie dépensée ne provient pas des agents employés, comme pourrait le faire croire l'expression de Gubler ; elle est le résultat de la mise en œuvre des propriétés physiologiques des éléments affectés.

Les agents physiques peuvent déterminer des phénomènes analogues. Les phénomènes dits physiques sont communs aux corps bruts et aux êtres organisés. Lorsque les transmetteurs de la force physique à laquelle on a donné le nom générique à: énergie actionnent les diverses parties de l'organisme, ils y suscitent des modifications de même nature et obéissant aux mêmes lois générales, c'est-à-dire qu'ils y font naître des manifestations de chaleur, de mouvement, d'électricité, des modifications chimiques, en un mot des vibrations de la matière, analogues cà celles qu'on observe dans les corps non organisés.

Mais ces faits d'ordre physique ne constituent pas, pour les physiologistes et les médecins, les plus importants à considérer. Corrélativement à ces modifications d'ordre physique, les cellules vivantes sont mises en activité et manifestent leur propriétés physiologiques spécifiques. En d'autres termes, les diverses formes de l'énergie physique sont avant tout des moyens d'exci-

talion physiologique, et c'est à ce point de Yue surtout qu'elles doivent être envisagées.

Ces considéràtions nous conduisent à conclure qu'il n'existe pas de rapport nécessaire entre la nature variable de nos moyens d'action et les actes suscités dans l'économie. Quelle que soit la nature de ces moyens, les actes dépendent de la spécificité et du nombre des éléments influencés : ce sont des réactions physiologiques.

Tous les phénomènes qui ont pour théâtre les êtres organisés, que leur point de départ réside dans une variation de l'état physique ou dans une modification chimique, sont d'ordre physiologique. Lorsqu'on parle d'actions morales, physiques ou chimiques, on confond la nature des moyens avec celle des phénomènes que ceux-ci ont fait naître. Il n'y a et il ne peut y avoir,' lorsque l'organisme réagit, que des actions physiologiques. Celles-ci dépendent donc essentiellement des qualités spécifiques des éléments vivants sur lesquels ont porté l'excitation. Des stimulants de nature variable peuvent ainsi donner lieu à un même genre de réaction apparente.

Si maintenant vous vouliez savoir par quel mécanisme les modificateurs de divers genres mettent en œuvre les propriétés des éléments anatomiques, soit en les excitant, soit en les annihilant plus ou moins complètement; quel est le rapport entre les modifications physico-chimiques des cellules et les manifestations dites physiologiques, je vous ferais remarquer que pour résoudre de telles questions, il faudrait savoir ce qu'est la vie.

Dans les cellules vivantes, d'une organisation moléculaire et chimique complexe, il se produit, d'une ma-

nière constante, des changements d'ordre physique et chimique et on peut prétendre que les excitants de leurs propriétés physiologiques amènent dans leur état physico-chimique des variations soumises aux lois générales des phénomènes étudiés en physique et en chimie; que, sans doute, ces variations atTectent un rapport étroit avec ce que nous entendons par réaction physiologique. Mais ni les fluctuations de l'état physique, ni les variations de la constitution chimique de la cellule vivante ne sont capables d'expliquer pourquoi et comment celle-ci réagit à sa manière en manifestant ses propriétés physiologiques spécifiques. En d'autres termes, la nature intime des phénomènes physiologiques nous est inconnue et nous devons limiter nos efforts, ainsi que Cl. Bernard l'a si parfaitement -compris, à la détermination des phénomènes et des conditions de leur production.

Ne sommes-nous pas d'ailleurs dans le même état d'ignorance en ce qui touche la nature intime des phénomènes physiques et chimiques?

De jour en jour, au fur et à mesure que nos connaissances scientifiques s'étendent, nous parvenons à déterminer avec plus de précision les conditions des réactions physiologiques. Nous ne pouvons pas espérer aller au delà.

Dans l'étude des agents physiques, nous aurons donc à considérer, tout comme dans celle des agents médicamenteux, la mise en jeu, à l'aide d'un certain genre d'excitants, des propriétés physiologiques des éléments vivants.

Ces agents affectent particulièrement les nerfs, les muscles, les vaisseaux périphériques ; par l'intermédiaire du système nerveux ils modifient la circulation

■et la répartition du sang, la respiration, la thermogenèse et par suite la nutrition générale. Leurs effets sont donc d'une grande puissance. Ce sont d'ailleurs ■des excitants naturels sans l'intervention desquels la vie ne tarderait pas à se suspendre.,

DES AGENTS THERMIQUES.

En thérapeutique on donne le nom d'agents ther- Caractères

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miques aux divers transmetteurs d une torce ptiysique thermiques, dont la mesure nous est donnée par la température.

Les corps qui se touchent tendent à se mettre en équilibre de température suivant des lois qui sont les mêmes pour les corps bruts et pour les corps organisés. Mais ces derniers se distinguent essentiellement des autres par ce fait qu'ils ne peuvent conserver leur vitalité que dans des conditions bien déterminées de température propre et par la propriété qu'ils possèdent de pouvoir lutter contre les causes qui tendent à troubler ces conditions.

Vous savez que les tissus organisés sont détruits par les températures extrêmes. Le chaud et le froid peuvent, par suite, intervenir, lorsqu'ils sont employés à un degré suffisant, dans certaines pratiques thérapeutiques : anesthésie locale ou applications révulsives à l'aide du froid, cautérisation à l'aide du chaud.

Nous n'aurons à nous occuper que des variations thermiques relativement modérées qui interviennent dans les procédés de la balnéothérapie et de l'hydrothérapie.

L'homme étant un animal à température constante «t à peau nue est d'une extrême sensibilité aux agents thermiques, alors même que ceux-ci se trouvent à

une température voisine de celle du point touché.

Il réagit déjà sous l'influence d'applications limitées, partielles, et, par conséquent, d'une manière très accentuée lorsque les applications sont générales.

Aussi les effets produits par les agents thermiques d'intensité moyenne sont-ils chez lui très notables. Mode d'action. Je dois VOUS les représenter dès l'abord comme complexes et d'une analyse délicate et vous prévenir qu'il sera nécessaire, pour les comprendre, d'avoir présentes à l'esprit certaines données physiologiques qu'il serait hors de propos de développer devant vous en détail, notamment celles qui se rapportent à la question de la régulation thermique. Cependant, avant d'en entreprendre la description, je vous présenterai un tableau sommaire des mécanismes physiologiques mis en œuvre par Texcitation thermique considérée en général.

Lorsqu'un élément anatomique entre en contact avec un corps dont la température est différente de la sienne, il subit de sa part, et en raison de ce fait seul, une excitation.

Ce mode d'excitation est soumis à la loi générale de Vétat variable ou mieux des variations brusques, loi que nous verrons reparaître à propos du mode d'action des autres agents physiques, de l'électricité par exemple. Cette loi est la suivante :

L'excitation, ou, pour parler plus correctement, la réaction physiologique, est d'autant plus forte que l'action physique est plus intense ou plus brusque dans son mode d'application.

Prenons comme exemple l'excitation d'un nerf à l'aide d'un corps de température difl'érente.

Si l'on refroidit ou si l'on échauffe un nerf moteur mis à nu, d'une manière lente et très progressive, on

ÉTUDE DES AGENTS THERMIQUES. il

peut arriver à le désorganiser, à le détruire, sans faire naître une réaction, c'est-à-dire sans provoquer une secousse musculaire. Au contraire, vient-on à diriger brusquement sur un nerf un souffle d'air froid ou d'air chaud, immédiatement une secousse musculaire apparaît par suite de l'excitation du nerf.

Des expériences d'une grande simplicité établissent que toute cellule vivante répond aux excitations thermiques. La contractilité du protoplasma qui se manifeste dans les leucocytes par les phénomènes connus sous le nom de mouvements amœboïdes devient plus active à une certaine température voisine et un peu supérieure à celle de l'animal; elle diminue ou s'éteint à une température basse. Les mouvements des cils vibratiles se comportent de la même manière sous l'influence des variations de température.

Les physiologistes ont étudié avec quelque détail les modifications de l'excitabilité des nerfs et des muscles soumis à des changements de température.

Ils ont vu qu'elles sont sous la dépendance d'une loi générale, car on retrouve les mêmes faits chez les animaux à température variable que chez ceux dont la température est constante.

Rappelez-vous l'expérience de Whytt sur le cœur de la grenouille. Plongé dans une eau de source froide, cet organe, après s'être contracté de plus en plus lentement, cesse de battre au bout de i 7 minutes et à ce moment il a perdu son impressionnabilité aux excitants mécaniques. Au contraire, dans une atmosphère chaude et sèche, il présente des battements deux fois plus nombreux que lorsqu'il est immergé dans l'eau froide.

Chez les animaux à sang chaud, la température du

milieu intérieur esL à peu près constante et il existe tout un mécanisme complexe, destiné à maintenir cet <îtat qui doit être regardé comme une des conditions essentielles du maintien des propriétés physiologiques des éléments anatomiques, c'est-à-dire de la vie. De là découle l'extrême sensibilité de ces animaux à toutes les causes qui tendent à changer cette condition de leur existence, la puissance de réaction qu'ils possèdent en face des agressions des agents thermiques. C'est précisément la mise en œuvre des mécanismes physiologiques destinés à assurer la constance de la température propre de l'organisme qui est, en quelque sorte, la caractéristique du mode d'action des agents thermiques. Sans cette particularité, ces agents ne se distingueraient pas nettement, au point de vue physiologique, des autres excitants physiques.

Dans les applications faites dans un but thérapeutique, les agents thermiques impressionnent surtout les nerfs sensibles de la peau. Souvent ces applications sont combinées avec d'autres modes d'excitation, tels que ceux qui résultent de la percussion ou des frictions (excitations mécaniques), c'est-à-dire avec des procédés qui actionnent également les nerfs sensibles cutanés.

Les pratiques de la balnéothérapie et de l'hydrothérapie offrent donc une parenté évidente avec les procédés dits de révulsion. Cela signifie, en langage physiologique, qu'elles sont au nombre des moyens d'excitation des surfaces (peau ou muqueuses), capables de provoquer, par l'intermédiaire du système nerveux, des effets réflexes localisés ou éloignés.

On a démontré, en efl'et, que toutes les excitations périphériques plus ou moins douloureuses déterminent

ÉTUDE DES AGENTS THERMIQUES. lî

par voie réflexe un ensemble assez complexe de phénomènes qui répond à ce que l'on appelait autrefois la révulsion. (Voir Médicat. antiplilogis tique.) Ces phénomènes consistent surtout en troubles vaso-moteurs, bien étudiés par un grand nombre de physiologistes et d'expérimentateurs et tout récemment encore par Fr. Franck. 11 résulte de ce mécanisme réflexe des effets locaux et des effets à distance se traduisant par des modifications dans la répartition du sang et dans les circulations locales, dans la pression du sang, dans les phénomènes d'osmose et d'exosmose, dans les sécrétions (urinaire, sudorale). A ces effets s'ajoutent un retentissement sur les centres respiratoires, sur les pneumogastriques et même des variations de température.

Mais dans les conditions habituelles, c'est-à-dire lorsqu'il s'agit d'excitations purement mécaniques, les variations de la température sont presque toujours localisées et sous la dépendance exclusive des modifications dans la répartition du sang.

(Je n'envisage pas ici le cas de provocation d'une douleur excessive qui agit peut-être sur le processus de la thermogenèse.)

Les excitations thermiques résultant de l'intervention de nos moyens thérapeutiques déterminent tous ces effets communs aux excitations cutanées douloureuses. Mais elles présentent, de plus, un caractère propre, découlant directement des qualités physiques des agents thermiques. En même temps que les nerfs sensibles sont impressionnés, ces agents apportent ou, au contraire, soustraient une certaine quantité de calorique à l'économie et ils se distinguent ainsi nettement des autres excitants périphériques.

En un mol, ce sont les seuls qui inlluencent la thermogenèse par soustraction ou addition de calorique à l'organisme. La caractéristique de l'excitation thermique est donc de mettre en œuvre les mécanismes physiologiques destinés à maintenir la constance de la température animale.

Les agents thermiques sont, en conséquence, propres à exercer une puissante action sur les centres nerveux. Aux phénomènes qui peuvent être relevés expérimentalement et que nous aurons bientôt à décrire, s'en ajoutent d'autres qui, jusqu'à présent, ne nous sont connus que par l'observation des malades. Ces phénomènes n'en ont pas moins pour cela une • grande importance. Ils consistent en un relèvement ou, au contraire, en une dépression plus ou moins marquée de l'action nerveuse. Ces résultats opposés des applications thermiques ont été désignés par les expressions d'effet excitant, tonique, ou dépressif, sédatif. Peut-être trouvent-ils une explication physiologique dans les phénomènes que Brown-Séquard nous a fait connaître sous le nom d'action dynamogénique.

En général, ce sont les applications froides qui sont toniques, dynamogéniques. Les applications modérément chaudes, mais suffisamment prolongées sont, au contraire, sédatives ou même déprimantes.

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