GAZEUSES
Nauheim (Taunus) Kurbrunnen.
Soden (Taunus) Soolsprudel . .
Nauheim ( Hesse ) Friedrich-
Rehme-Oeynhausen (Prusse).
que les proportions de ces derniers principes sont élevées.
Parmi les eaux iodurées, nous citerons Creuznach (Prusse) (0,080 d'iodure de magnésium), Hall (Autriche) où la Tassilequelle renferme 0,058 d'iodure do magnésium, Wildegg (Suisse) (0,027 d'iodure de sodium), Heilbrunn (Bavière) (eau exportée renfermant 4,95 de NaCl, 0,028 d'iodure de sodium, 0,41 de bromure de sodium).
Les principales eaux bromurees sont:
Salies-de-Béarn
Oeuznach
Rourhonne-les-Bains
Balaruc
Salins
Wildegg
Ileilbrunn
1,050 Bromure
de polass.
do magn.
de sod.
de magn.
de sod.
Les eaux mères renl'erment des chlorures de sodium, de calcium, rarement de magnésium ; quand elles sont obtenues avec des eaux iodurées et bromurées, elles sont relativement riches en ces principes.
Les eaux mères de Hall (Autriche) contiennent jusqu'à JOOO grammes dont 945 de NaCl, 2 grammes d'iodure de magnésium et 3s',200 de bromure. AWittekind (Prusse), elles renferment 185,2 de NaCl, 0,454 d'iodure d'aluminium, 14,799 de bromure. Les eaux mères de Creuznach (Prusse) comptent 256,8 de NaCl, 0,077 d'iodure de potassium, 6,814 de bromure de potassium.
L'effet des eaux chlorurées prises en boisson se Effets physiorapporte au chlorure de sodium dont nous avons déjà ^og^iues. fait l'étude à propos des médications reconstituante et antidyspeptique. Rappelons cependant ici les principales propriétés de ce corps, et tout d'abord la part importante qu'il prend à la constitution des humeurs et du protoplasma cellulaire. C'est un type de médicament-aliment.
Nous en absorbons en moyenne pour notre entretien 20 grammes par jour et on en retrouve de 4 à 8 grammes par litre d'urine. La cure salée en fait monter la consommation à environ 35 grammes en vingt-quatre heures. Quel peut en être l'effet?
1^ ingestion a jeun de quunlités modérées d eau salée (cure faite avec les eaux faibles), surtout lorsque cette eau est riche en acide carbonique, développe dans la bouche une sensation agréable de fraîcheuiou de chaleur. Les nriucosités buccales sont rendues moins adhérentes et la sécrétion salivaire est activée.
Dans l'estomac, les solutions salées produisent certainement un effet puissant que j'ai décrit l'an dernier, mais qui n'est pas encore suffisamment étudié. Les doses modérées excitent la sécrétion du suc gastrique, tendent à en augmenter l'acidité totale et à favoriser la formation des peptones. Elles sont donc susceptibles d'améliorer la digestion dans certains cas;, mais lorsque l'estomac est malade, irritable, elles déterminent de l'hyperpepsie chlorhydrique d'emblée ou tardive. La cure interne devra donc toujours être subordonnée à l'état gastrique. C'èst là un point de pratique sur lequel je crois devoir attirer votre attention d'une manière toute particulière. On admet que le chlorure de sodium excite les mouvements de l'estomac. Cela est possible à l'état physiologique, quoique non rigoureusement démontré. Toujours est-il que chez les hyperpeptiques, l'usage du sel, en augmentant l'irritation gastrique et l'hypersécrétion, a le plus souvent pour effet de retarder l'évacuation gastrique et d'exagérer la dilatation qui est la conséquence de cette perturbation. Quand on emploie de hautes doses d'eau salée, le chlorure de sodium passe dans l'intestin en proportion assez forte pour qu'il survienne une action purgative due à l'augmentation du péristaltisme et, sans doute aussi, aux modifications que la solution salée imprime aux conditions de l'osmose intestinale. Il est très probable que les effets produits
ne sont pas les mêmes lorsque m lorie aose ae sei est représentée par une grande quantité de solution salée faible, que lorsqu'elle résulte de l'emploi d'une quantité relativement modérée d'une solution forte. Cette dernière exer'îe une action plus intense sur les phénomènes d'osmose. L'effet purgatif produit par l'usage des eaux minérales est parfois facilité par la présence, à côté du chlorure de sodium, d'une certaine proportion de sulfate de soude ou de sulfate de magnésie.
Le chlorure de sodium passe pour exciter, non seulement les sécrétions du tube digestif, mais aussi celles du foie et du pancréas.
Toute cette grande question de l'influence des solutions salées sur le fonctionnement du tube digestif et de ses annexes mériterait d'être reprise et étudiée en détail à l'aide des nouvelles méthodes d'analyse.
Les recherches de Barrai, Kaupp, Voit, Feder ont établi que le sel marin s'élimine principalement par l'urine et que l'élimination complète par cette voie demande plusieurs jours. Elle s'accompagne d'une alcalinisation de l'urine (Salkowski). On admet que le sel facilite la difîusibilité des humeurs et que, par suite, il permet à une partie de l'albumine circulante de se soustraire à l'action des éléments anatomiques. Il résulterait de cette particularité une augmentation dans la désassimilation des albuminoïdes quand l'organisme esL traversé par un excès de sel.
Toujours est-il que Th. Bischoff, Voit, Kaupp, etc., attribuent au sel la propriété d'augmenter les excrétions azotées. D'après Dehn, le chlorure de potassium agirait de même. Les petites proportions d'iodure et de bromure contenues dans certaines eaux ne paraissent pas pouvoir exercer une action physiologique.