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VINGT-SIXIÈME LEÇON

MÉDICATION ANTIDYSPEPTIQUE (SUITE)

Modificateurs hygiéniques {suite) : Régimes {suite et fin) ; repos et

exercices.

Messieurs,

iMalgré les bons effets du lait, que je vous ai mon- Administrés dans notre dernière leçon, on rencontre parfois tratiouduiu dans la pratique quelques difficultés à appliquer le régime lacté.

Ces difficultés peuvent tenir à une répugnance invincible, irréfléchie, datant le plus souvent de l'enfance. D'autres fois, elles sont dues à une mauvaise digestion du lait, laquelle se traduit par des gaz, du ballonnement, un goût sûr, parfois par des vomissements. Ceux-ci renferment habituellement des caillots, en grosses masses entourées de mucosités. Chez d'autres sujets, probablement lorsque le lait a été mal élaboré dans l'estomac, il se produit de l'intolérance intestinale, se manifestant par des borborygmes, des cohques et une diarrhée Hentérique, dans laquelle on reconnaît des grumeaux caillés.

Sans se préoccuper de la cause exacte de ces mauvaises digestions, on a proposé divers correctifs.

C'est aiasi qu'on a additionné le lait de bicarbonate de soude à la dose de l p. 100. La caséine se précipiterait dans ces conditions en caillots plus floconneux,

plus faciles à allaquer. On a employé dans le même but l'eau de Vichy, qui en même lemps renferme de l'acide carbonique. L'action, dans ces cas, du bicarbonate de soude est assez mal précisée et serait intéressante h étudier.

L'eau de chaux a été aussi utilisée depuis longtemps, sans idée physiologique bien précise. Dans ces derniers temps, Hammarsten amontré, ainsi que je vous l'ai dit, que les sels de chaux jouent un rôle important dans la caséification, de sorle qu'on peut ainsi s'expliquer l'influence de l'eau de chaux ou du chlorure de calcium.

Klemperer a cherché à se rendre compte de l'effet produit par l'addition des préparations calciques,en se servant de la sonde ; il a vu que chez des malades, qui au bout d'une demi-heure vomissaient le lait non caillé, l'addition d'eau de chaux faisait disparaître les vomissements et qu'on pouvait alors retirer avec la sonde du lait caillé. Remarquons toutefois que l'on trouve fréquemment des caillols dans les vomissements et que chez les malades qui vomissent le lait, aussi bien que les autres aliments, le suc gastrique peut fort bien cependant, ainsi que je l'ai vu assez souvent, avoir conservé son influence normale sur le lait.

Quelques analyses faites par un de mes élèves, M. Babon, tendent à établir que le résultat le plus sensilDle de l'addition d'eau de chaux au lait cru ou bouilli consiste en une abréviation de la durée de la digestion.

Le chlorure de calcium, à la dose d'une cuillerée d'une solution à 1 p. 100 par litre, donne parfois de meilleurs résultats. 11 précipite les acides organiques et coml3at la diarrhée consécutive. L'addition d'eau de chaux est souvent , d'ailleurs, plus utile pour combattre

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la mauvaise digestion intestinale du lait que les troubles gastriques.

Ajoutons enfin qu'Uiïelmann, à la suite de ses travaux sur la digestion du lait chez les nourrissons, a préconisé l'addition d'une solution d'acide chlorhydrique à 2 p. 100.

D'après les faits que j'ai observés, les causes de la mauvaise digestion du lait sont diverses. Contre la répugnance sans motif, il n'y a rien autre à faire que de chercher à exercer une influence morale. Quand, au contraire, le dégoût provient de la mauvaise digestion du lait, on trouve ou bien un obstacle à l'évacuation slomacale (cancer, sténose pylorique, obstacle mécanique siégeant au niveau du duodénum, etc.), ou bien une tendance à la fermentation butyrique, se traduisant par un état pâteux de la bouche, un goût aigrelet, etc. Dans le premier cas, on arrivera rapidement à combattre l'intolérance par des lavages stomacaux ; ceux-ci doivent d'ailleurs être employés dans les cas de sténose du pylore, quelle que soit l'ahmentation.

Dans le second cas, le plus habituel, quelques lavages à l'eau bouillie pourront faire cesser les fermentations et par suite l'intolérance. Enfin, quand il s'agit d'intolérance intestinale, il suffit le plus souvent de procéder par de petites doses, auxquelles on ajoute un peu d'eau de chaux, et d'augmenter très progressivement la quantité de chaque prise.

Le képhir peut constituer, comme le lait, la base d'un Régime régime exclusif, à la condition que les sujets ne soient ^''^P^i"que. pas soumis à un travail actif.

Il faut alors employer 5 à 6 bouteilles de képhir par jour, représentant 3 à 4 litres. On suivra d'ailleurs les mêmes règles que pour l'administration du lait : on

fera prendre de petites doses, à intervalles très réguliers, de telle sorte que l'estomac soit déjà vide lorsqu'on introduit une nouvelle dose.

J'applique rarement le régime képliirique absolu, moins bien toléré en général que le régime mixte, qui suffit le plus souvent.

Ce régime m'a paru utile dans les cas suivants : 1" Chez les néphrétiques hypopeptiques ou apeptiques digérant mal le lait ou fatigués de cette alimentation. Le képhir exerce une action plus marquée sur la lésion stomacale, et il a parfois aussi un effet plus ■diurétique;

2° Chez les apeptiques arrivés à un état de débilité extrême, ou atteints, en même temps que de troubles stomacaux, de désordres intestinaux. La cure képhirique est particuhèrement indiquée dans les cas d'anémie pernicieuse progressive, hée à la dyspepsie totale, gastro-intestinale. Je vous ai dit que la dyspepsie stomacale ne suffisait pas à exphquer l'anémie progressive, mais que, dans les cas où les troubles intestinaux s'ajoutent à l'apepsie stomacale, l'élaboration des aliments est tellement imparfaite que cet état a sans doute une influence marquée sur le développement de la maladie;

3" Dans les cas d'entérite chronique de nos climats. Tous les autres régimes doivent être des régimes mixtes.

Régime Parmi ces derniers, il en est un qui a reçu le nom végétarien. (Je régime végétarien, et autour duquel on a fait récemment un certain bruit. Il est surtout préconisé par des sectaires. Quelques médecins ont cru pouvoir affirmer que ce régime convient à la plupart des dyspeptiques. Rien n'est plus hétéroclite que ce régime dans lequel

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entrent les végétaux, les fruits, les œufs, le pain, etc. ; et qui contient, en somme, tous les principes alimentaires. La prescription d'un tel régime dans la dyspepsie ne pourrait donc reposer que sur des idées systémaliques, de nulle valeur scientifique.

En tout cas, chez les hyperpeptiques, ce régime ne peut produire, d'après mes observations, qu'une aggravation de l'état stomacal.

Le régime mixte doit être approprié à chaque cas Régime mixte, particulier et être basé sur une étude préalable précise de l'état des fonctions digestives du malade. Il ne saurait être question ici que de données générales.

Dans la plupart des cas, au début du traitement, on aura recours d'abord au régime lacté, puis au bout d'un certain temps à un régime progressif qui ramènera insensiblement au régime ordinaire.

On peut se guider pour les prescriptions sur les résultats de la pratique de Leube. Les régimes de cet auteur sont fondés sur la digestibilité établie par le tubage. Bien que nous ayons du critiquer cette méthode, qui ne peut fournir de renseignements que sur le temps de séjour des aliments dans l'estomac, les régimes de Leube sont intéressants à connaître et me paraissent applicables aux cas dans lesquels il s'agit de combattre une irritation gastrique plus ou moins accusée, c'est-àdire précisément à ceux dans lesquels le régime progressif joue le rôle le plus important.

J'aurais d'ailleurs peu de chose à y changer d'après mon expérience personnelle.

Voici les quatre régimes de Leube :

[. — Bouillon, solution de viande, lait, œufs mollets et crus, biscuits non sucrés (Albert, biscuits allemands sans graisse), eau pure ou minérale et gazeuse.

G. Hayem. — IV. - 24

II Cervelle de veau bouillie, ris de veau bouilli,

poulet bouilli, pigeon bouilli, pied de veau bouilli, volailles jeunes, dont on ne doit pas manger la peau, soupes bien trempées au repas du soir, bouillie au lait préparée avec du tapioca et des œufs battus.

m. Bœuf à moitié ou complètement cru, bœuf saignant, pulpe rôtie dans du beurre frais, jambon maigre raclé de la même façon, un peu de purée de pomme de terre, un peu de pain blanc, pas trop frais, à titre d'essai, faibles doses de thé ou de café avec du lait.

lY. Poulet et pigeon rôtis, chevreuil, perdrix, un peu de hèvre, rosbif saignant, surtout froid, veau rôti (cuisse), brochet (la truite est moins digestible), macaroni, bouillie de riz au lait.

Plus tard, Leube permet du vin de Bordeaux ou du Rhin, qu'il prescrit une heure ou deux avant le repas, comme peptogènes.

Les sauces sont proscrites, ainsi que les légumes; les plus légers étant difliciles à digérer. On tolère les épinards jeunes et finement hachés, rarement les asperges. Pas de salades, pas de compotes.

Leube insiste, de plus, sur la nécessité de laisser l'estomac se reposer. A cet effet il ordonne, de temps à autre, un lavage de l'estomac le soir; le lendemain matin , le malade prend un léger repas, de telle sorte que son estomac reste vide pendant environ 14 heures.

Pour terminer, je vous dirai quelques mots des cures faites avec certains aliments, le jus d'herbes, le raisin, le petit-lait.

La cure de jus d'herbes, ou cure de printemps, d après la saison où elle se pratique, a été très employée autrefois. Van Swieten, de Haen, Zimmermann, en fai-

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saieiit grand cas. Elle fut souvent prescrite en France, avant Brou3sais, contre la pléthore abdominale, dite aujourd'hui atonie intestinale. Elle est bien délaissée actuellemenl.

Elle consistait dans l'ingestion d'un suc obtenu par récrasement et l'expression d'un mélange de cresson et de laitue, auxquels on ajoutait, quand c'étciit possible, de la fumeterre, du cerfeuil, des liges de saponaire, plantes que l'on trouve d'avril à mi-juin, dans le centre de la France.

Le suc obtenu ainsi est riche en sels de potassium et de sodium. On prépare aussi du vin de cresson.

Le jus était pris matin et soir deux heures avant le repas; le vin de cresson additionné de sirops divers immédiatement avant, à la dose d'un verre à bordeaux. La durée de la cure était de vingt-cinq à trente jours.

Celle-ci rendait, en général, les selles plus faciles. Aussi n'est-elle peut-être pas à repousser complètement, tout au moins lorsqu'il s'agit de dyspepsie intestinale, dans les cas où existent des restes de typhHte ou de pérityphlite, de l'entérite glaireuse ou pseudo-membraneuse, etc.

La cure de raisin, ou cure d'automne, a été très an- Cure ciennement vantée. Celse, Dioscoride, Phne, mentionnent l'emploi thérapeutique du raisin, dont on retrouve plus tard l'indication dans les ouvrages de Bonet, de ïissot, de P. Frank, etc. Mais la cure méthodique est de date plus récente.

Elle consiste dans l'ingestion régulière, pendant quelque temps, de 500 grammes à 5 et 6 kilogrammes de raisin. On augmente progressivement les doses et on les diminue de même à la fin de la cure.

La dose lotale est divisée en trois ou quatre portions

que l'on prend : a, le malin une heure avant le déjeuner ; ô, dans le courant de la matinée; c, entre trois et cinq heures, et (/, dans la soirée.

Les pépins et les pellicules doivent être rejetés.

Après chaque ingestion, on a soin de faire un nettoyage complet de la bouche et des dents. En cas d'atîection buccale, on ingère le suc de raisins absolument mûrs (Hausmann).

Les raisins renferment surtout de l'eau, du sucre de raisin (glycose), des sels, des acides Hbres et une très faible proportion de matières albuminoïdes (17 gr. pour 3 kilogr.).

Voici ce qu'on observe d'ordinaire d'après Knauthe, qui a étudié de près les effets de la cure de raisin :

Au début, il se produit du gonflement stomacal, avec renvois et palpitations ; le pouls est plein et fréquent; les malades ont parfois des vertiges, le sommeil est agité; l'appétit diminue et la diurèse augmente. Tandis que pour les uns l'acidité urinaire s'abaisse (Mialhe et Lersch), pour d'autres elle s'élève (Kaufmann).

En général, après quelques évacuations alvines, semi-hquides, les selles deviennent abondantes et alors disparaissent les malaises du début, l'appétit renaît en

même temps.

Pendant la durée de la cure, les malades doivent prendre d'autres aliments, mais autant que possible légers et de facile digestion.

Il faut éviter les graisses, les viandes dures, les ahments farino-graisseux, les œufs durs, les fromages, les poissons à chair grasse, le pain noir, les pommes

de terre, etc.

La cure de raisin convient spécialement dans la dys-

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pepsie intestinale: pléthore abdominale, constipation ordinaire, hémorroïdes, certains catarrhes chroniques de l'estomac et de l'intestin.

On l'a conseillée aussi dans la dyspepsie des chlorotiques et dans la dyspepsie dite nerveuse.

Elle est applicable encore aux cardiaques, et aux phtisiques, lorsque la tuberculose est récente et non accompagnée d'hémoptysie.

La cure de petit-lait^ Molkenkw des Allemands, est Cure très répandue en Suisse et en Allemagne, et annexée le plus souvent aux stations thermales.

Le petit-lait renferme 40 à 50 grammes de sucre de lait et 4 à 5 grammes de sels par litre. La majeure partie de ces sels est à base de potassium. En outre, il reste toujours dans le petit-lait une faible proportion de matières albuminoïdes.

Le petit-lait est donc une boisson légèrement nourrissante et laxative.

On en prescrit trois à quatre grands verres de vingt en vingt minutes, le matin ou, si les malades le préfèrent, dans l'après-midi, mais toujours loin des repas, deux heures au moins avant l'ingestion d'aliments solides.

Le petit-lait détermine habituellement des évacuations plus ou moins abondantes, suivies quelquefois d'irritation rectale douloureuse.

Tl convient surtout dans les affections des voies digestives, avec pléthore abdominale ou liées aux névroses. Il a été recommandé aussi dans la tuberculose (Thiery-Mieg, Beneke), en raison de son action sédative de la toux et modératrice des sécrétions bronchiques. Je l'ai aussi employé plusieurs fois chez des cardiaques, en dehors des crises d'asystolie.

Les autres ressources offertes par les modificateurs

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de l'hygiène ne sont pas plus à négliger que le régime.

Bien souvent la dyspepsie a son origine dans un mode d'existence mal entendu qu'il est nécessaire de réformer. Malheureusement pour eux, les malades consentent rarement, sur ce point, à se soumetire aux exigences du médecin. On se heurte fi-équemment aussi à la nécessité oi^i ils se trouvent de continuer h travailler pour gagner leur vie, malgré l'état précaire de leur santé.

L'homme est fait pour la vie active, mais non pour cette existence fiévreuse, cette sorte de surmenage physique et intellectuel des grandes villes.

Il y a longtemps qu'Hippocrate a énoncé ce besoin d'aclivité : « L'homme qui mange, dit-il, ne peut jouir de la santé, qu'à la condition d'user par le travail ce qu'il a absorbé comme nourriture. » Et Chomel exprimait une idée analogue lorsqu'il écrivait. « On digère autant avec les jambes qu'avec l'estomac. »

Ces propositions veulent dire que la nourriture doit être proportionnelle au travail et que l'exercice est une condition de bonne digestion.

Sur ce dernier point, on a fait quelques expériences. Les premières en date ont semblé établir qu'un exercice modéré favorise la digestion, tandis qu'un exercice violent l'arrête. Chez des chiens de chasse excités à la course après le repas, ou, au contraire, soumis au repos complet après un fort repas, on a cru observer l'arrêt de la digestion.

Cette question a été reprise récemment et on est arrivé à des conclusions différentes : Colin, expérimentant sur trois chiens, a trouvé que les mouvements ménagés du corps ralentissent la digestion.

Tout récemment (1891) Streng a étudié l'action des

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mouvements du corps sur la digestion chez le chien et chez l'homme, et il a été amené à conclure que cette action est nulle. Mais dans ces recherches on n'a pas eu recours aux analyses chimiques, de sorte qu'on est en droit de faire des réserves sérieuses sur la légitimité des conclusions qui en ont été tirées.

En tout cas il est certain que le travail cérébral, les préoccupations, les soucis, les chagrins sont susceptibles d'entraver la digestion, et qu'il en est de même du travail musculaire exagéré. 11 importe donc de soustraire autant que possible les dyspeptiques à l'influence de ces causes qui peuvent troubler la santé.

Chez tous ces malades, il est nécessaire de régie- ^^oiement. menter sérieusement le repos et les exercices. Il n'y a pas sur ce point de formule uniforme et les prescriptions varieront suivant les cas.

Dans un certain nombre de conditions le repos plus ou moins absolu s'impose. Il doit être absolu dans les *" états aigus et subaigus; dans les états chroniques au moment des crises, telles que celles de gaslrosuccorrhée avec douleurs et vomissements, ou même lorsqu'il existe seulement une gastralgie intense sans gastrosuccorrhée ; et, enfin, lorsqu'on croit devoir soumettre les malades, au moins passagèrement, à un régime alimentaire insuffisant, tel, par exemple, que le régime lacté qui, nous l'avons vu, doit être progressif et commencer par de petites doses. Le repos vise ici un double but : modérer les besoins de manière à calmer la faim et par suite l'excitation stomacale; diminuer les dépenses et par suite la dénutrition résultant d'une alimentation insuffisante.

Le repos complet, même au lit, est également indiqué dans les cas de dyspepsie avec neurasthénie pro-

noncée. La cure de la neurasthénie, notamment celle de Weir Mitchell, que je vous ai décrite à propos des médications ressortissant aux troubles des fonctions nerveuses, cure ayant pour base le repos et un certain régime progressif, s'adresse dans la majorité des cas autant à l'état gastrique qu'à l'état nerveux lui-même. Et si parfois l'isolement est une condition de succès, c'est qu'il est difficile d'obtenir dans certains milieux, des malades et de leur entourage, l'observation régulière des prescriptions relatives au repos et au régime. L'isolement est surtout nécessaire quand la dyspepsie neurasthénique se développe chez des hystériques, circonstance assez fréquente dans la pratique.

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