‹ Leçons de thérapeutiqueChapitre 28 sur 41 · ET DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

ET DES VAISSEAUX

Division en trois médications corrélatives de trois éléments morbides principaux : la kinésitaraxie, l'asthénie cardiaque ou asystolie, l'ataxie ou neurasthénie.

De l'élément morbide kinésitaraxie et des indications qu'on en doit

tirer.

Messieurs,

Troubles Nous allons aujourd'hui aborder l'étude des médicadULeurSUr lions qui correspondent aux troubles fonctionnels du médications, cœur. Il me paraît bien inutile d'appeler votre attention sur l'importance de ce sujet. Vous avez pu, sans doute, vous convaincre par vous-mêmes que les cardiopathies sônt fréquentes et que l'état lamentable dans lequel elles conduisent plus ou moins rapidement ceux qui en sont atteints est digne de la plus grande sollicitude.

Nos premiers efforts vont avoir pour but de dégager aussi nettement que possible les éléments morbides auxquels il convient de rattacher les médications des troubles cardiaques.

Ceux-ci ont des origines diverses. Le plus souvent ils relèvent d'une maladie du cœur en évolution ou ayant évolué déjà depuis un certain temps, mais ayanj laissé à sa suite des lésions irréparables qui gênent

TROUBLES FONCTIONNELS DU CŒUR ET DES VAISSEAUX. 31a

mécaniquement la circulation et auxquelles vient s'ajouter à un moment plus ou moins éloigné un affaiblissement du cœur. Dans d'autres circonstances la gène mécanique de la circulation est la conséquence plus ou moins tardive d'affections organiques, capables de retentir plus ou moins directement sur le cœur : affections des artères, affections des poumons et de la plèvre, des reins, du foie, anémie. Enfin citons encore comme causes de troubles cardiaques les névroses et les intoxications.

Les phénomènes dits cardiaques sont, au point de vue séméiologique, caractérisés par des signes locaux, par des troubles éloignés et même par des désordres généraux ou mieux généralisés. Leur ensemble forme un chapitre intéressant de séméiologie générale et leur description, devenue classique, est reproduite en détail dans vos livres.

Parmi les signes locaux on note les changements de volume du cœur, les irrégularités de rythme, les bruits surajoutés, tels que les souffles et les frottements, les modifications de l'impulsion cardiaque, les modifications du pouls et de la tension sanguine, etc. Quant aux désordres plus éloignés les principaux sont, vous le savez, la dyspnée et les hydropisies.

Je n'insiste pas. Mais permettez-moi de vous faire remarquer que, si les ouvrages classiques renferment des descriptions exactes, parfois même minutieuses de la séméiologie du cœur, il se dégage rarement de leur lecture une conception nette de ce que nous entendons par éléments morbides de maladie.

D'ailleurs ce qu'on appelle communément maladie du cœur — on dit même « maladie organique du cœur » — n'est pas en réalité une maladie, mais une sorte de

difformité dii coeur, résidu de maladies dorigine variable ayant cessé d'évoluer) depuis nu temps plus ou moins long.

Très évidemment les >\ tnplùm.'s que nous vendus d'énumérer, tels que l'accélération ou le ralentisse* ment des battements du cœur, l ;u \ llimic, les palpitations, les bruits surajoutés, etc., sont des signes révélateurs d'un certain état du cœur, mais non des éléments morbides proprement dits. Or, il importe absolument de dégager de cette séméiologie complexe les éléments morbides qui tiennent sous leur dépendance les signes ou symptômes locaux et éloigné, c'est-à-dire les états cardiaques eux-mêmes d'où doivent découler les indications thérapeutiques.

L'importance de cette détermination ne saurait vous échapper, car ce qu'on désigne sous le nom de « traitement des maladies du cœur » n'est constitué que par une série de médications s adressant aux états morbides les mieux définis du cœur.

Parmi les auteurs français qui ont écrit des traités spéciaux sur la matière, M. Peter est un de ceux qui se sont le plus préoccupés de ce point de vue. Il distingue trois éléments principaux : 1 élément hydraulique (troubles mécaniques sans altération dynamique : l'élément dynamique, divisé lui-même en deux sections, suivant que le trouble dynamique résulte de lésions myocardiaques (primitives ou secondaires) ou de troubles purement nerveux.

Cette conception, qui présente d'ailleurs des analogies avec celles d'autres auteurs, nous paraît acceptable quant au fond, mais je vous propose de modifier les expressions un peu confuses d élément hydraulique ci d'élément dynamique.

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