‹ Lecons de therapeutique generale et de pharmacodynamieChapitre 23 sur 46 · NOM · texte numérisé non relu

NOM

DU MEDICAMENT

Extrait aq. de noix vomique. .

Extrait aqueux d*opium.. . .

Feuilles et racine de belladone.

Feuilles de digitale

Feuilles de jusquianie

Feuilles de stramonium

Herbe de grande ciguë

Huile de croton

[Nitrate d'argent . . . .

Nitrate de strvcbnine.

Opium pur

Poudre de Dower

^Protochloruro de mercure

Protoiodure de mercure

Bacine de belladone

Racine d'aconit , . .

Rhizome de veratrum

Sulfate d'atropine

Teinture d'aconit. ,

Teintuie de cantbarides

Teinture de coloquinte

Teinture d'iode

Teinture d'opium safran

Teinture d'opium benzoîque. . .

Teinture d'opium simple

Teinture de sem. de colchique .

Teinture de noix vomique . . , , Vératrine

DISE llilIllA

poar une fois

BOSE NAIIHA

pour tl kcarct

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Nous présentons 6e tableau comme pouvant être utile à consulter, le cas échéant; mais il m'est impossible de ne pas observer que ce travail, qui est

absolu^ singulier y comino la plupart des alTirniaiiont allemandes , est tres-incomplet quant à la nomenclature D'un autre côté, il laisse supposer pour certaines, substances , ou bien que les préparations pharmacodynamiques ne sont pas les mômes au-delà qu'en deçà du Rhin , ou bien que la polygermanie teutone est composée d'individus doués d'un tempérament spécial. Parmi les lacunes choquantes, je citerai Yétfirine, la curar ine, la narceïne, la daturine, la oaféine, le chloral , qui étaient bien apparemment aussi intéressants à classer que la poudre do Dower ou la teinture d'iode. Er ce qui concerne la singularité des doses, je ferai remarquer par exemple lo, vératrim ^ fixée à G milligrammes en une fois, à 6 centigrammes en 24 heures , alors que ce poison est un des plus redoutables qui soient connus : cette dose est énorme, et dangereuse. J*en dirai autant de Taconitine , autre poison presque foudroyant, dont M. Binz autorise 7 milligrammes en une seule fois et 3 centigrammes en 24 heures. En France , l'aconitine de Duquesnel, la meilleure^ se donne à la dose de un demi à 1 milligramme.

Par contre, l'atropine n'est donnée (dose^m^ima), qu'à 1 milligramme.

L'acide cyanhydrique étendu est prescrit à 0, 06 centigrammes. L'auteur ferait bien de déterminer les proportions de cette dilution : car s'il est une substance avec laquelle on ne doit pas jouer, c'est, j'ima«> gine , l'acide prussique , même en Prusse.

Nous avons fini, Messieurs, cette longue et importante leçon. Nous devons seulement la clôturer par quelques définitions absolument classiques , touchant la composition d'une formule ou ordonnance.

Le médicament prescrit étant loin de se présenter toujours sous une espèce substantielle simple et une, comme la poudre de rhubarbe ou d'opium, par exemple , il arrive souvent qu'il y a lieu de composer une prescription. Alors , on donne le nom d'excipient ou véhicule à la masse médicinale qui reçoit l'agent principal. Le principe actif porte spécialement le nom de base. Les substances ajoutées pour concourir à l'action principale , sont les adjuvants. S'il faut adoucir ou masquer la saveur désagréable ou trop énergique du médicament , on le fait à l'aide de correctifs. Enfin, on donne le nom d'intermédiaire à une substance nécessaire pour lier entre eux deux agents différents d'une préparation.

La potion suivante permet, en les appliquant, de comprendre ces distinctions formelles :

Eau distillée de tilleul, 100 grammes (véhicule);

Assa-fœtida, 1 gramme (base) ;

Jaune d'œuf battu, n** 1 (intermédiaire);

Teinture de musc, 0,05 centigrammes (adjuvanty^j

Sirop de menthe, 25 grammes (correctif) .

On donne le nom de formule officinale , aux préparations que le pharmacien peut tenir disposées d'avance dans son officine ; ou bien encore à toute ordonnance indiquée sommairement ou reproduite, comme au Codex national. La formule magistrale est celle que le médecin compose sous sa propre responsabiUté, d'après ses indications et résolutions personnelles, en vue d'un cas déterminé spécial.

Inutile, d'ajouter, je pense, que les indications et les contre-indications vis-à-vis du malade et du remède, occupent un rang capital dans la série des connaissances nécessaires pour bien formuler. Toutes choses

égales d'ailleurs , avec la même maladie et le même médicament, mi traitement est indiqué ou contre-indi- «que, d'après des considérations d'ordres très-divers dont le médecin traitant est seul juge. L'âge, le sexe, le tempérament, la constitution, les antécédents morbides, la saison, le climat, l'hérédité^ ne sont pas seuls à consulter. La marche ou le processus pathologique de la maladie guidera encore, soit pour suspendre, soit pour reprendre un traitement, soit pour innover, simplifier ou changer les procédés primitivement adoptés.

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