C. MOniFICATEUBS DE LA DIAPHORÈSE CUTANÉE
sudorifiques , anli-sudorifiques. Sous le nom de diaphorétiques on a classé une foule de substances et de moyens dont la certitude est peu démontrée : aussi Sandras a-t-il été jusqu'à contester Texistence des sudorifiques en tant que substances sèches.
Pour lui il y a un régime sudorifique , une hygiène diaphorétique plutôt que des agents spéciaux doués de ces propriétés. Assurément, la sudation provoquée par une élévation artificielle de la température, Tabsorption de l'eau chaude, l'enveloppement dans les vêtements épais , mauvais conducteurs du calorique, sont les premiers agents d'une hypercrinie sudoripare. Il n'en existe pas moins, d'une manière incontestable, des agents directs de sudation indépendamment de l'hypercalorie provoquée et d'une thermogénèse artificielle. L'alcool, le petit piment, l'opium, l'oxyde blanc d'antimoine , l'ipéca , la fève d'épreuve de Calabar, le jaborandi sont des agents certains de sudation; le rôle de l'eau chaude réclame une bonne part dans les eflets diaphoré tiques des décoctions ou infusions de sureau, de gayac, de salsepareille, de sassafras. L'observation commande cependant de ne pas les rejeter. Ainsi, de la poudre de Dower, composée d'ipéca, d'opium, de nitrate et sulfate de potasse.
Les diaphorétiques , comme la plupart des émoncteurs, exercent une sorte de sidération parésiante sur le système nerveux symphatique ; l'étude si intéressante que termine en ce moment Je professeur Vulpian au sujet du jaborandi en fournit de nouveaux témoignages. Le jaborandi agit très-puissamment sur toutes les sécrétions. Il modifie la circulation, la température, et provoque toutes les hypercrinies. Les glandes salivaires, les glandes lacrymales, le foie,
te pancréas , la glande mammaire , sont excités dans leurs fonctions par le jaborandi ; et c'est principatement la sueur , quand on se borae à une simple infusion de feuilles qui est sollicitée par ce nouvel et précieux agent thérapeutique. Il y aurait déni de justice à omettre les ammoniacaux , notamment l'acétate d'ammoniaque parmi les sudorifiques.
Parmi les antirsudorifiques nous signalerons seulement l'agaiic blanc , le tannin et te froid.
D. Modificateurs de la sécrétion bronchique. — Expectorants. Ce sont des agents d'exonération du mucus sécrété par la membrane propre des bronches. Les uns sont de véritables stimulants qui paraissent agir principalement', dit Fonssagrives, sur lacontractilité des muscles de Reissenssen ; ils augmenteraient ainsi l'énergie du pouvoir ezpulsif : les baumes, les gommes fétides, spécialement la gomme-ammoniaque, la ooix vomtque à doses minimes relèvent de cette catégorie. Les autres paraissent accroître le pouvoir normal sécréteur de la muqueuse bronchique en augmentant directement le produit de la sécrétion et aussi en en modifiant ta plasticité. On sait en effet que le kermès minéral et les antimoniaux en général, quand ils sont ménagés à petite quantité, de manière à éviter te vomissement, deviennent de bons expectorants. Il est à penser que cette surabondance du mucus qui accompagne notamment le catarrhe bronchique est due à un état d'hyperplasie du sang, laquelle est atténuée par les antimoniaux, les chlorates et les controstimulants dialyliques en général. L'ipéca et la scille doivent être joints dans cette section au kermès et au tartre-stibié.
E. MODinUTEUBS DE L&SÉCRÉTIOM LACTÉE. —LOCtO-
gogues^ ladofages. Il y aurait naïveté à prendre au sérieux l'interminable série des prétendus lactagogues. Us existe toutefois incontestablement certains agents qui favorisent la sécrétion plus abondante du lait. On ne saurait considérer comme des agents spéciaux les moyens hygiéniques qui activent la galactogénèse : alimentation riche et variée, exercice physique, calme de l'esprit, ce sont là de véritables lactagogues indirects, nullement spécifiques. Le galega officinalis, de la famille des papillionacées, mis en évidence et préconisé par M. Gillet-Damoumette dès 1872, est un véritable lactagogue, ainsi que l'a expérimenté le docteur Bourgeois. Les féculents en général, plus spécialement la lentille et la vesce , accroissent la quantité du lait. I.»es docteurs Mac-William, Bouchut , ont très-bien établi que les applications de feuilles de ricin sur la glande mammaire entraînent mécaniquement un appel dans les canaux lactagogues. Il est discuté aujourd'hui que la faradisation des reins, une instant préconisée, puisse rétablir une lactation supprimée. C'est ce qui résulte des expériences de MM. Aubcrt et Becquerel. On est moins embarrassé pour établir la réalité de véritables lactofiir ges : l'iodure de potassium à l'intérieur, pousse à l'atrophie de la glande mammaire, le sulfate de potasse, les purgatifs huileux, aident aussi à chasser le lait.
F. Modificateurs du tissu osseux. — Ces agents, qui sont presque autant généraux que spéciaux, nous ont cependant paru devoir rentrer dans notre iv*^ classe en raison du rapport qui existe entre leur composition chimique et leur effet manifeste sur le développement des os qui renferment le môme principe. Les phosphates de chaux et de magnésie le lacto-phosphate et le chlo-
rhydrophosphate de chaux, Thypophosphite de soude, n'abandonnent pas tous leurs principes phosphatés ou calcaires à la sécrétion rénale; le sang, qui charrie normalement, quoique en très-minime quantité , des principes phosphatés et calcaires, s'enrichit heureusement de ces agents sous l'influence d'une médication qui les comporte. Il suffit pour s'en assurer de constater sur les enfants du premier âge avec quelle rapidité le tra'vail dentaire et la réparation des tissus osseux, se fait sous l'action de ce traitement.
G. Modificateurs d£ la cinësie cardique. — Kinétiques^ akinétiques. Ces modificateurs agissent directement sur l'innervation cardiaque et la contractilité systolitique, soit en régularisant, fortifiant et ralentis^ sant le pouls, soit en accélérant et affaiblissant la systole ventriculaire. De là des kinétiques et des akiné tiques.
Nous nous sommes étendu assez longuement sur les agents qui composent cette classe pour ne pas insister. Qu'il nous suffise de rappeler que la digitale et la digitaline, le vératrum album et la vératrine sont des agents directs et surtout déprimants de la cinésie cardiaque. Le bromure de potassium, le sulfate de quinine et les cyanhiques se rattachent indirectement à la même catégorie.
On pourrait faire un groupe antigoniste, avec le café le rhus toxicodendron, les strychniques et la faradisation musculaire.
H. Modificateurs de la coNTRACTiLrrÉ pupillaire. MydriatiqueSj Myosiques. J'ai eu l'occasion de développer longuement, au point de vue du mécanisme physiologique, ces actions si remarquables sur la contractilité et la dilatabilité pupillaire, je n'y reviens
donc ici que brièvement. L'impressionabiiité fonctionnelle et la susceptibilité physiologique du diaphragme de riris est telle , que Ton peut considérer celte membrane élastique comme la pierre de touche de tout un ordre d'actions afférentes à l'encéphale.
Nulle part mieux que pour expliquer la mydriase et le myosisme^ on a profité de l'antagonisme physiologique entre le système nerveux ganglionnaire et le système des nerfs céphaliques. Le pourtour de l'orifice pupillaire est enceint d'un anneau musculaire qui est incité par des filets dépendants du système céphalique; son rôle physiologique est de resserrer le diamètre de la pupille quand il est excité, d'en élargir au contraire le cercle quand il est relâché. D'un autre côté, un autre système de fibres musculaires, celles-ci disposées non plus en anneau circulaire mais en rayons perpendiculaires à Taxe de la pupille, les fibres radiées en un mot, sont sous la dépendance nerveuse du ganglion ophthalmique, et par conséquent du système sympathique. Tout agent cf incitation de ces fibres radiées les porte à se contracter et par conséquent à écarter l'anneau pupillaire, d*où mydriase immédiate ; au contraire toute action parésiaiito sur le ganglion ophthalmique relâche les fibres radiées, entraînant passivement le myosisme, c'est-à-dire la contractilité de la pupille.
Il y a donc là un double antagonisme physiologique : organisation complexe mais admirable, au service du sens le plus délicat, le plus puissant et le plus utile que la nature ait mis à la disposition des êtres animés.
Rien n'est plus simple en réalité que l'explication de ces dilatations, de ces contractions pupillaires sous l'influence d'agents spéciaux. Toute substance irritante qui, appliquée localement sur l'œil, possède comme
l'atropine, la propriété d'irriter les fibres radiées, provoquera la dilatation pupillaire. S'il s'agit au contraire d'une action produite par voie interne sur l'encéphale, avec hypéréraîe et congestion du bulbe, particulièrement de la région où prend naissance le moteur oculaire commun, une incitation sera imprimée à l'anneau ciliaire, et le disque se resserrera : d'où myosisme.
Que si maintenant vous relâchez les fibres radiées, ainsi que le fait localement l'ésérine , celle-ci resserrera la pupille, tandis qu'une olyghémie de l'encéphale causée par un agent anémiant et stupéfiant comme la jusquiame ou la belladone, anesthésie en quelque sorte le moteur oculaire commun, et, en relâchant son action sur l'anneau ciliaire, entraine ime mydriase passive.
Et remarquez bien que , en raison de l'antagonisme entre les deux systèmes, l'incitation de l'un correspond toujours à la parésie de l'autre, et réciproquement ; de telle sorte que sous le même agent, les deux appareils dont le mécanisme est opposé au point de vue de la dilatation ou de la contraction pupillaire, concourent au même effet : car l'excitation de l'un est concomitante du relâchement de l'autre, et Teffet physiologique exercé sur la pupille, à savoir par exemple le myosisme, selon l'application de l'agent, est justiciable tout aussi bien d'une hypersthénie du sympathique que d'une hyposthénie du système céphalique ; de même que la mydriase pourra être produite tout aussi bien par l'inertie du moteur oculaire commun , dépendant de l'encéphale, que par l'irritation du ganglion ophthakmque relevant du grand sympathique.
La belladone et l'atropine, la daturine, l'hyociamine, et d'une manière moins marquée, l'aconitine, le haschisch, sont des agents mydriatiques ou de dilatation
papillaire. La fève d'épreuve de Calabar, l'opium elle jaborandi sont des myosiques ou des contracteurs puissants du diaphragme de Tins.
/. Modificateurs de la coNTRAcmLrrÉ utérine. — Ocytociques. — Parmi les spéciaux, il en est peu dont Faction élective soit mieux démontrée que celle des excitateurs des fibres lisses qui portent particulièrement leur effet sur la contractilité de la trame musculaire utérine. Ce sont en même temps des vaso-coBstricteurs des capiUaires sanguins. De ce double pouvoir résulte , dans Tétat de gestation, un ensemble ée mouvements des fibres convergentes qui provoque, de la part de l'utérus, l'expulsion fœtale^ En même temps les capillaires sanguins sont énergîqueHieRt resserrés sur \evffs parois, de telle sorte que le sang est révulsé vers les vaisseaux d'un plus fort calibre, et l'hémorrhagie puerpérale est évitée. Les agents contraires qui relâcheraient les fibres utérines n'ont pas assez le caractère d'électivité physiologique pour que nous les classions ici.
K. Modificateurs du sens génésique : AphrodymqueSy Anaphrodysiaqucs. La reproduction des espèces s'accomplit, on le sait, en vertu de fonctions physiologiques spéciales et d'un appareil complexe, doué, dans chaque sexe , d'une organisation propre. L'excitabilité intrinsèque de cet appareil est tellement déterminée et spécifique , qu'on a donné le nom de sens génésique à cette faculté. L'innervation de l'appareil génital est riche ; ses moyens d'hématose multiples. Le plexus sacré entretient avec la moelle des rapports importants et directs ; l'imagination et l'instinct réagissent sur le. foyer génésique . La sécrétion du sperme par les testicules , l'accumulation de cette liqueur proliférique dans
les canaax déférents , chez Thomme ; la congestion ovarique et vulvaire chez la femme ^ produisent dans ces organes la turgescence et l'érection.
On donne le nom de médicaments aphrodysiaques à ceux qui sont réputés stimuler les appétits vénériens soit en congestionnant physiologiquement les tissus érectiles , soit en incitant Texcitabilité sensorielle de la région. Les cantharides, la vanille ^ l'opium , le musc, les huiles essentielles aromatiques sont réputés posséder cette propriété. Elle est certaine pour la teinture de cantharides y certaine aussi chez plusieurs sujets y pour l'opium : douteuse pour les autres agents. L'emploi de la cantharide par voie interne et dans le but de solliciter le pouvoir génésique , est aussi dangereux que contraire aux lois de la morale. On sait que ce n'est que par action secondaire et détournée que le centre génital est impressionné par le médicament, qui agit à la fois comme un toxique puissant sur l'innervation cérébro-spinale y et comme désorganisant de la structure du rein.
Les anaphrodysicLques sont les applications réfrigérantes topiques, le camphre ; on a aussi vanté Yagnus casluSy arbrisseau de la famille des verbenacées, donnant des fleurs en longs épis d'un blanc violet; le nénuphar, des nymphéacées et le lupulin poussière jaune, résiniforme et ;uomatiquc, qui existe à la base des bractées formant les cônes du houblon. Sauf le froid et le camphre, les anaphrodysiaques ne sont que des agents douteux, aussi bien que les aphrodysiaques.
/. Modificateurs de la productivité cérébrale. Stimulants de T activité cérébrale , stupéfiants de Vintellecl. Il n'est pas jusqu'à l'organe noble par excellence^ celui sans lequel la formule de la pensée n'est pas
tion tend tout simplement à nous reporter à Tancienne médecine empirique des remèdes à nombre indélini. Nous y voyons de plus Finconvénient de donner matière à rire aux amis de Molière en rééditant sérieusement les choses inintelligibles dont il s'est simplement moqué.
Je ne vois pas, par exemple, Tutilité d'une classe des elcodiques ou ulcérants quand on a l'ordre des caustiques, pas plus des orexiques et des anadypsiques. Le savant professeur de Montpellier, M. Eonssagrives, a couvert de son brillant style cet abus des subdivisions. Vous nous pardonnerez, Messieurs, par exemple, de n'avoir pas décrit après lui et d'après lui, parmi les ecboliqt^es le genre des ecdacryagogueSj ou médicaments qui provoquent le larmoiement. Le dramaturge qui joue les pères barbares et la nxénagère qui dépouille les bulbes de l'oignon, sont les seuls dacryopoîétyques que nous reconnaissions.
Les modificateurs de la sécrétion salivaire auraient avec plus de raison trouvé place dans cet ordi^e ; mais nous avons déjà fait leur histoire en traitant des eupeptiques.
Abordons maintenant l'étude du second ordre de la classe des spéciaux. Je veux parler des spécifiques combattant des états morbides déterminés. Nous allons suivre l'ordre adopté dans notre tableau de classification placé à la fin de ce cours.
A. Antipériodiques. Il existe un très-petit nombre d'agents médicamenteux qui possèdent celte propriété singulière et difficilement explicable , de s'opposer au retour périodique de cerUiins états morbides.
La fièvre intermittente, les névralgies également intermittentes, sont de ce nombre do maladies. Un
seul agent est nettement j sûrement y et Ton peut ajouter merveilleusement doué de cette propriété singulière. Cest le sulfate de quimnej lequel est bien (dus qu'un simple médicament, un véritable remède , remedium. L'hydrothérapie vient ensuite^ et» jusques à un certain point, l'acide arsénieux.
Pour se faire une idée juste de l'action anti-périodique j il fout évidemment s'entendre sur le caractère de la périodicUé. Tout état pathologique , tout phénomène de douleur moibîde qui revient à des intervalles plus ou moins ékngnés mais réguliers entre eux, constitue une affection périodique. Un rhumatisme articulâre qui se reproduit après huit ans , puis après deux ans , n'est pas une maladie périodique ; c'est simplement un affection chronique dans son évolution générale , quoiqu'aiguè dans sa poussée : un érysipèle , un herpès zona qui reviennent tous fes mois , comme le flux menstruel des femmes , voilà véritaUement de la périodkiké. Si ces retours réguli^:^ sont rapprochés y on dit qu'il y a en outre inlermUlence. Quand il s'agit d*une lièvre ^ par exemple, et que celle-ci ne disparaît pas complètement mais s'affaiblit sans s'éteindre, pour reprendre avec une nouvelle intensité, il y a alors rémiltence. Enfin, celte fièvre est dite subin* trante , larvée , pernicieuse ou maligne , lorsque les symptômes redoublent et s'aggravent inopinément, par un processus insidieux.
La périodicité n'est donc pas en eUe-méme une entité réelle, une chose analysable, une réalité matérielle. Ce mot n'a qu'une valeur nominative, non réaliste. J^es anlipériodiques ne sont tels que parce qu'ils suppriment, enrayent ou atténuent la cause organique ou dynamique en vertu de laquelle se produit te retour du syndrome pathologique.
Le quinquina et surtout le sulfate de quininine est le type unique de Tanti-périodique absolu il le doit à ce qu'il est à la fois im modificateur spécial dynamique et un modificateur spécial trophique.
Comme modificateur dynamique spécial, le sulfate de quimne agît sur Tinnervation médullaire sur Tencéphale et le système sympathique. Nous avons longuement développé à l'article quinine des névro-sthéniqœs, te pouvoûr modérateur en vertu duquel l'action vaso-motrice est diminuée, comme bridée : de la, une actibn indirecte siu* la systole cardiaque; de là, un affltnt 'dé sang moindre du côté de la moelle qui est olighéfmée, de ïà aussi un obstacle à un retour offensif de la part du pouvoir exdto-moteur. Première cause d'enrayement dans l'évolution d'une pyréxie ou d'une névralgie à poussées périodiques.
En outre, comme modificateur trophique spécial, la quinine intervient chimiquement, histogéniquement. Nous l'avons vue se comporter en véritable agent de désinfection par suite d'une action toute spéciale sur les éléments azotés. Nous l'avons vue surtout importer de la force à l'agent nerveux par la production de cet alcaloïde découvert par Jones Bence, et nommé par lui la quinoidine animale. Le sulfate de quinine, en effet, répare l'élément nerveux en remplaçant par un équivalent le principe qu'utilise momentanément le miasme zymotiqne. Tel est le secret de Fincroyable pouvoir de ce véritable anlipériodique.
Quanta l'hydrothérapie, elle réunitcontre lesretours périodiques, en vertu de son triple pouvoir, la faculté de jeter la perturbation dans la circulation capillaire, de spolier l'hypercalorie, et d'éliminer le principe morbide en provoquant la diaphorèse, la diurèse, en favorisant
les cxosmoscs , et en incitant par hypercrinie tous li^s émonctoires.L'etTet immédiat de celte triple interveulioA perturbatrice est de révolutionner tons lee actes vitaux de Torganisme^ le processus morlnde est en quelque sorte déconcerté dans son évolution. La sédation et Totighémie surviennent là où une sorte d^accoutumance pathnDlogique produisait à retour fixe la coogestion et lliypercalorie. La périodicité morbide est aussi étudiée.
E^fin, Tacide arsénieux, les arséniates ou arsénites de potasse et de soude , agissent comme modérateurs des combustions ^tra-organiques. Nous avons vu en efTet l'arsenic oxydé s^interposer entre les globules rouges et les éléments anatomiques , économiser ainsi et retenir de la force. C'est ainsi que cet agent peut lutter parfois avec avantage contre un retour morbide à évolusion périodique ou intermittente. Mais, en réalité , comme nous l'avons vu ailleurs , l'acide arscnieux est plutôt un modérateur de la fièvre continue, qu'un véritable anti-périodique. Aussi ne rajouteronsnous qu'avec réserve , dans notre classification , à la suite des agents spécifiques de la périodicité. Dans les névroses, les névralgies pures, l'acide arsénieux seul n'est qu'un agent périodique infidèle.
B. Antizymotiques et désinfectants. Ce sont des agents spéciaux qui ont poiu* objet soit de combattre un germe miasmatique transmis à l'organisme par influence épidémique , soit d'agir chimiquement comme neutralisant des principes infectieux.
Ce genre d'agents touche aux anti-périodiques, en ce sens que souvent l'élément infectieux est lié sous forme de cachexie fébrile à l'élément de périodicité. Il doit cependant en être distingué, car il existe des types de maladies périoditjues comme les névralgies, qui
— oyi —
sont exempts de germe infectieux. Il faut aussi distinguer la zymotie ou septicémie , de la pyohémie. Pour fournir un exemple de cette distinction , je citerai la fièvre typhoïde , la fièvre jaune , le typhus, qui sont des maladies zymotiques , tandis que la phlébite , la fièvre puerpérale sont des maladies pyohémiques.
Le sulfate de quinine et les quinquinas, Feucalyptus globulus qui est un bon succédané du kina^le goudron, d'une part; d'autre part, l'alcool, l'hypochlorite de soude, le chlorure de chaux , le permanganate de potasse , le phénol et Tacide phénique , la benzine , la créosote , le coaltar sont, les premiers comme agents internes , les autres comme agents externes, des médicaments antizymotiques et des médicaments désinfectants.
Il faut donc , sans les séparer, distinguer dans cette série les anti-zymotiques proprement dits , agents internes, des désinfectants, agents d'usage externe.
C. Antiptohémiques. La présence du pus dans le sang est un élément de désorganisatiou, de maladie et de mort.
Si, a la suite d'un travail inflammatoire, la résolution simple ne peut être obtenue^ on facilite, on provoque au besoin le travail de suppuration, mais à la condition que le pus sera évacué. Les deux tiers des opérations chirurgicales n'ont pas d'autre objet que de s'opposer à la résorption du pus. Sous le nom d'infection putride et sous celui de résorption purulente, on désigne deux états morbides sur lesquels des discussions académiques que ne dirigeait pas l'esprit de méthode physiologique a jeté plutôt lobscurité que la lumière. La distinction, est cef endant justifiée par Tobservation.
Quand le sang lui-même ou la tunique interne des
<9»e. *jMfm3»t «K r^uSastaift iTii«6fBe a« b silice- Cpie fit ht jfm i^A aftecânsèoi ëehondes . 'St iiK fioft ^ cafdans. les veines os les ar^tf«s, «& ^«crts fsBi& léâsa trasHnlifse ou ^se&TBiiirÀ for fiBfi& A» Mis 4e b cifdbrilé o« de r<si4&aDiw^ afen 2 y 2
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D. Ajm-TmnxarTs bt Axn-rcaxBcx cteÉRArx. — Koos sommes la dans one série qaà mérite bien dms ioole brigoorense aceeptiondn mot, b qoaKfication de spécifique. Est anti-rind^it tout agent qoL, tel qoe le Tacdn, ammle en étiminant. par appel an dehors, le principe similaire enfoni dans FoiganisHie où il dort comme une semence dont b germinafion sera menaçante poor b Tîe.
La rougeole et b scarbtine possèdent an même degré qoe b Tarîole le caractère de coirtagion qoi antorise à donner pour cause à ces maladies nn Téritdiie virus. Contre ki variole, on dehors du traitement pré-
servatifdu vaccin, on a préconisé une plante américaine la sarracénia purpurea. M. Stanislas Martin a isolé Talcalolde de cette plante très-vantée parmi les Indiens mais qui, en Europe, ne donne pas de résultats heureux.
Nous ne connaissons aucun spécifique contre la rougeole; et la jusquiame et la belladone, malgré des faits de haute valeur, peuvent-elles bien être dites les spécifiques de la scarlatine ?
La façon dont le chien, et en général tcTus les carnassiers atteints de la rage, communiquent cette terrible maladie à leurs semblables et à l'homme, ne laisse pas de doute sur la réalité d*un virus rabique. Mais Texpérimentation clinique trouve en défaut les prêtedus spécifiques de la rage. L'innocente asperge , dit M. Fonssagrives, a été préconisée contre cette redoutable maladie par M.Chairetès (d'Athènes) , le cucumis d'Âbyssinie, par M. Rochet d^Héricourt; la valériane, la vipérine, (echium vulgare)^ le mouron rouge {ana' gallis arven$i$)j le gratteron (galium aparine)^ n'ont malheureusement pas justifié les promesses qu'ils avaient fait naître.
J'en dirai autant du Charbon , de la Morve. On ne saurait donner d'autre nom que celui de virus charbonneux, morveux, au principe inoculable qui transporte ces deux maladies. Mais nous n'avons contre eux d'autres spécifiques que les anti-putrides, la quinine les désinfectants. Or sont-ce bien là véritablement des spécifiques? Vous vous demanderez peut-être , Messieurs, pourquoi nous ne faisons pas comparaître ici les anti-syphilitiques? Certes, il existe bien, il n'est que trop répandu, un virus syphilitique ; mais ce virus engendre dans l'organisme un état constitutionnel qui lui permet de se transmuter en diathëse héréditaire
chez riiommc. C'est un poison humain, engendré par lui, chez lui, et pour lui, qui n'a aucun rapport avec le virus rabique ou charbonneux. U faut donc renvoyer a la série des anti-diathésiques , les anti-syphilitiqaes. Même obser\'ation doit être faite au sujet du viras blennorrfaagique , sécrétion inflammatoire spécifique, qui affecte un siège électif sur la muqueuse uréthrale, mais qui donne lieu à des accidents de transpositiofi qui se généralisent, tels que ropbthalmie et Fartfarite mono-articulaire blennorrhagiques. Que si Ton noos demande pourquoi de même, nous n'avons pas fiadt nue pbce i part i bi variole, nous répondrons que le vins Tariûbqoe étant matérialisé et tangible dans la pustule, il n était pas possible de ne pas considérer le caractère viraient comme Télém^it dominateur de la maladie.
On n est p^s beaucoup phis avancé pour les t'emn$ que pour les nros*
Comme Tobserve tres-judideusement le professeur FoDssatj^ves. il existe des venins végétaux ccHnme des v>»ùfis animaux.
4 II nV a p.^ en edel de différence essentidle entre la p^qûne d'un (m«1 d'ortica ur^os et celui d^un crochet de serp^ôst voimem. Datas ks deux cas, pofl oo crociiet . r<àpfvir^ est le même , c'est un canal commaiiiq«jftt ai^ec zk sic i v>»kin. pressant sur loi (fans Tacte «k b {lèaètratîofi . et seront de Téfakole an WI1E& cédasse de icn rési^rrar». D convient donc d'ad-
v^MùaâifUx. L» sarçe&^iire de Tirginie pour les végétaux . ri^i>f.-.jrgià.^a> gqâie poor les anJiMnr ; voU W$ $^*^ ^ixcscu^ses a« boqs cennaîssiûns contre les
C ATr:*-nsxaQCSS. S finirait loal «i Tohime, oûb-
portant tout un traité de toxicologie , pour développer cet article. Notre cadre nous oblige ici à nous renfermer dans une simple indication du sujet. Nous dirons donc, en reproduisant textuellement le résumé physiologique de notre tableau final :
Les anti-toxiques sont des agents qui neutralisent soit physiquement et mécaniquement , soit chimique* ment, des poisons ingérés dans l'organisme. Tantôt Tagent toxique est expulsé, tantôt il est composé en combinaison insoluble; d'autrefois, il est simplement^ annulé , ou affaibli dans ses propriétés.
Le charbon végétal, Thydrate de magnésie, Feau albumineuse , Thydrate de proloxyde de fer , Tiodure ioduré de potassium , le tannin, sont des neutralisants chimiques d'intoxications métalliques ou végétales.
Les éméto-catharliques , comme évacuants , le café , comme stimulant , l'huile d'olive, l'eau de savon, les sulfates solubles, sont aussi des agents d'élimination toxique.
F. Anti-parasitaires. Les parasites étant soit animaux, soit végétaux, il importe également de discerner entre les agents anti-parasitaires. Ces agents ont pour objet de détruire ou d'expulser les parasites.
Parmi les parasiticides d'entozoaires , il convient de distinguer les anthelmyntiques qui se subdivisent : l"* en tœnicides : ( grenadier , cousso , fougère mâle , semence de courge) ; 2° en lombricides : (ricin , santouine semen-contra, mousse de Corse,tanésies);3® en oxyuriddes : (purgatifs huileux , mercure , soufre , chaux , potasse). En dehors des mercuriaux , il est bon d'indiquer Vépilation contre le porrigo favus. L'acarus de la gale et les pédiculi divers, sont combattus par les sulfures de potassium. (Le lecteur voudra bien remarquer, en
parcourant notre quatrième tableau de classification, qu'une faute de ponctuation semble nous faire indiquer répilation comme remède de la gale et du prurigo. Il est évident que ce n'est qu'aux affections parasitaires siégeant au cuir chevelu , que s'applique ce procédé cruel, mais efficace.)
G. Anti-herpeptiques. L'herpétisme est un étal pathologique voisin du parasitisme y car les parasites génèrent souvent l'herpétisme, et ce dernier peut à son tour favoriser la culture du parasite végétal ou même animal. Toutefois, l'herpétisme est, de sa nature^ une affection constitutionnelle , souvent héréditaire ; ce que ne sont point les parasites. Nous commençons avec les anti-herpétiques la série des spécifiques diatbésiques. Il est incontestable qu'il existe des dartroses absolument distinctes des syphiUdes et des scrofulides, dont le premier début remonte parfois à Texercice d'une profession, d'un métier, modifiant les fonctions de là peau , et que l'on attaque par des agents spéciaux .
Les médicaments qui méritent le nom d' antiherpétiques combattent la dartrose diathésique soit en modifiant chimiquement Télat du sang; — c'est ce que font les arsenicaux, et les alcalins tels que le bicarbonate de soude , le sous-carbonate de potasse — : soit en favorisant l'élimin ation par diaphorèse cutanée; ainsi font les bains de sudation , les bains sulfureux , naturels ou artificiels. On doit considérer les bains de Baréges, de Luchon , comme de très-puissants spécifiques de la dialhèse herpétique. A l'intérieur, l'ingestion de certaines infusions, telles que douce-amère, salsepareille, saponaire , peuvent aussi influencer spécifiquement quelques éruptions à évolution chronique , (eczémas,
prurigo, herpès, acné, etc., etc.) D'autres médicaments combattent Therpetisme directement, en exerçant sur répiderme une action topique spéciale. Les bains de bichlorure de mercure, ceux de sous-carbonate de potasse, les frictions avec l'huile de cade , les onctions avec les corps gras non acides ; les bains de vapeur ; enfin , la cautérisation ponctuée avec le crayon au nitrate d'argent contre le psoriasis , par exemple , sont des moyens spécifiques. A l'hôpital Saint-André (de Bordeaux), j'ai modifié de la façon la plus favorable plusieurs éruptions psoriasitiques par le contact du crayon au nitrate d'argent, l'épiderme ayant été d'abord humecté d'eau salée.
H. Anti-goutteux et anti-lithiques. La goutte, tout en entretenant des rapports incontestables et souvent intimes avec le rhumatisme articulaire , s'eL. distingue cependant en ce qu'elle implique des lésions de nutrition et même d'innervation qui n'appartiennent pas au rhumatisme articulaire essentiel. Un rhumatisme peut être à la fois articulaire et goutteux , les deux diathùses pouvant se fondre dans le même organisme. Mais on ne voit jamais de métastase, de transformation de goutte en rhumatisme ess entiel , et réciproquement. Il n'en est pas de même de l'asthme et de la goutte ; ni, de la goutte et de la gravelle. Nous donnons ici une place spéciale aux anti-asthmatiques , parce qu'il existe des asthmes essentiels , sans goutte ni gravelle, et que l'asthme emphysémateux est souvent sous la dépendance de lésions cardio-vasculah^es absolument étrangères à la goutte. Mais nous réunissons dans un seul et même groupe les anti-Uthiques et les antigoutteux.
Et en efiet , le défaut d'utilisation des substances
azotées chez les goutteux eiitraioe secondairement la formation de Tacide urique en excès, et les urates de soude que l'on retrouve sous l'espèce de cristaux microscopiques dans les petites articulations des goutteux chroniques prouvent le fait. D'un autre côté, la diathèse lithique (simple gravelle , calculs , et pierre) implique aussi évidemment un vice d'assimilation : seulement , c'est le foie , le rein , la vessie , non plus seulement le sang, qui récèlent le produit pathologique.
Ces principes posés , nous dirons que les agents médicamenteux doués de propriétés anti-goutteuses ou anti-liiliiques combattent l'état diathésique : soit comme modificateurs tropliiques en s' opposant à la production d'acide urique en excès , soit comme résolvants critiques des fluxions articulaires , ou enfm , comme dissolvants des concrétions lithiques.
Le benzoate de soude^ le carbonate de lithine s^sent ou paraissent agir contre la formation ou pour la dissolution des calculs. La coloquinte et la liqueur dite de Laville , la colchicine , la vératrine et l'iodhydrate de quinine combattent en antagonistes la fluxion périodique goutteuse. Les eaux sulfatées calcaires , les eaux alcalines bicarbonatées sodiques et lithinées sont favorables à la fonte des calculs dont l'acide urique est le radical.
/. ANTI-ARTHmTIQUES ET ANTI-RHUMATISMAUX/ NoUS
sommes encore sur le terrain des diathèses. Le rhumatisme articulaire aigu , que l'on sait caractérisé principalement par une fluxion inflammatoire des articles , fluxion qui se déplace et se porte, soit successivement et alternativement, soit simultanément, sur diflerents points, est bien en eflet sous la dépendance d'une prédisposition organique qui lui assigne un carac-
tère spécial. Il existe des arthrites d^autrc genre dont la durée est généralement chronique , qui s'accompagnent ordinairement d'un épanchement synovial et de périodicité. Ces artlirites ne sont pas nécessairement sous la dépendance de la diathèse scrofuleuse ; mais lorsqu'elles n'ont pas pour cause un traumatisme, elles impliquent toujours une constitution lymphatique. Les agents qui combattent plus spécialement la fluxion, soit aiguë soit chronique des articles, sont les suivants : à Yintérieur : colchique , scille , digitale , sulfate de quinine , iodure de potassium et Iriméthylamine ; à Vextérienr : l'huile de jusquiame , le chloroforme et le laudanum en liniments. Le sulfure de potassium et les bains sulfureux, les onctions d'onguent napolitain belladone , les émissions sanguines , la poudre de Dower dans laquelle entrent notamment l'ipéca, le nitrate de potasse , l'opium agissent spécialement dans les poussées aiguës de rhumatisme.
J. Anti-blennorragiques. On sait quel est le caractère .«spécifique de cette phlegmasie de la muqueuse uréthrale due à un véritaî)le virus produit sous l'influence de la contamination dans des conditions spéciales de rapport sexuel. Il en résulte un écoulement muco-purulent , et plus tard, d'aspect simplement séreux, avec mixtion douloureuse , difficile, pendant des' temps variables. Une arthrite mono-articulaire siégeant le plus souvent au genou peut être le résultat d'une répercussion de cette phlegmasie spécifique; et le contact du virus avec la muqueuse oculaire entraine ordinairement une conjonctivite spécifique ; ainsi se trouve légitimée l'expression de virus appliquée à l'écoulement blennorrhagique. Elle résulte du caractère contagieux du produit sécrété.
Les K^wwi^ de copaha et do cnbebe , le matico , la térébenthine ^ comme agents internes , les injections dans le canal arec le sol&te de zinc, Tacétate de plomb, le nitrate d'argent, peorent être considérés comme les spédfiqoes de la blennorrfaagie.
f. AxTT-STPHiLrnQCES. Noos Tarons déjà dit : la syphffis est une maladje contagieose , inocoIaUe, qui tend esseotiefiement à derenir constitotionnelle : die est donc dn groope des ifiatbéses spédfiqoes. Qiacim sait qœ le mercore et Fiodore de potassium sont les desx ntédifaments ^>ecianx de la syphilis. Ce sont desx altérants sobstitutife qoi portent spécialement leor pouvoir éKnrinatpfor sor les tissus contaminés par le TÎros syphilitiqoe. Les accidmts dits secondaires qoi se traduisent sortoctt par de llierpétisme, les plaqoes nraqoeoses , se troorent bien combattus par Fiodore de potassimn. Le mercore conrient dans les accidents primitif:» ; et aossi (rexpérioice le prooTe chaqoe joor contre les préjogés ), âms les accidents profonds , tardivement sonrenos, et dits tertiaires. Seolement, alors le deoto-iodore est préCnaMe ao deoto-chlorore.
L. Axn-scROFULEn. La scrofule est encore une maladie diathésique ; eue est hérédit^ûre oo acqoise. Son génie hyposthénisant se traduit sortout par une prédominance morbide do système lymphatiqae et ganglionnaire sor le système sanguin : la scrofole héréditaire est soovent le second terme d'one troisième évolotion pathologiqoe dont la syphilis est la première, et la phthisie polmonaire la troisième.
Le grand air, la lumière sofadre, rhalntaticm dans des lieux secs, exposés au sod et à Test, le séjour près la mer ou dans son voisinage; au milieu des pins mari-
times : le bon vin et un régime substantiel , qumque varié, voilà, les spécifiques hygiéniques de la scrofule. Ajoutons-y les infusions de feuilles de noyer.
L'huile de foie de morue , le^ iodures et les bromures, les chlorures d'or et de sodium, mais surtout le chlorure de baryum , sur les propriétés duquel j'ai ea déjà l'occasion d'insister, voilà les remèdes spéciaux sinon spécifiques de la scrofule.
M. Anti-scorbutiques. A la suite d'un alimentation insuffisante , d'abus des viandes salées et des conserves*, une affection de nature épidémique et essentiellement cachectique peut se développer, le plus souvent parmi les marins à la mer, quelque fois sur terre; notamment dans les contrées landaises. Une stomatite et une gengivite spécifiques, de l'artbritis sur toutes les grosses articulations, des taches briquetées sur la peau, et à la suite, le purpura hémorrhagica ; un bruit de souffle anémique au cœur et dans les jugulaires : plus taixi, l'œdème et la fluxion de la face et des pieds, tels sont les syndromes principaux du scorbut. L'attérage dans im site arrosé d'eau douce potable, les légumes frais, le cresson en salade, le cochlœaria, le raifort et les viandes fraîches, tels sont les spécifiques du scorbut. Les pharmacies débitent sous le nom de sirop antiscorbutique, une préparation spéciale dont les crucifères font la base.
iV. Anti-tuberculeux ?? Il n'existe ppint , hélas ! de vrais spécifiques contré la phthisie pulmonaire et bron* chique. Les tubercules du cerveau, du foie , du rein ne sont guère plus curables. Il existe toutefois , contre la phthisie , une hygiène spéciale sinon spécifique , et nous allons énumérer ses principaux moyens. Le premier de tous, c'est l'aération sur un plateau très-élevé au-dessus du niveau de la mer ; une habitation sèche ,
ouverte au sud et à l'est, qu'on puisse inonder de solël. L'huile de foie de morue, de squale, de raie : le voisi* nage de la mer ; le vin de quinquina , le proto-iodure de fer, Thypophosphite de soude et l'acide arsénieux ; tels sont les agents souvent préventifs, toujours pal* liatifs, rarement curatifs, que l'art oppose, à défaut de vrais spécifiques, à la marche envahissante et en quelque sorte fatale de la diathèse tuberculeuse.
Certaines eaux sulfureuses des Pyrénées, prises sur les lieux, notamment les Eaux-^'Bonnes, les eaux de St-Sauveur, et dans la phthisie dite laryngée, les eaux de Cauterets, (source de la Rayère) , sont très-préoonisées. Des cliniciens de haute valeur, des praticiens en position de se soustraire aux exagérations des thermologistes, ont recueilli et publié des observations qui méritent d'être méditées.
N. Anti-cancéreux ?? Il n'y a point non plus à vrai dire de spécifiques du cancer: les progrès de l'anatomiô moderne et de Fhistologie pathologique ont d'ailleurs tellement éclairé la question des tumeurs , que l'expression de cancer n'est plus scientifiquement applicable à une seule espèce. Les os, les tissus fibreux, les glandes, le tissu cellulaire, le parenchyme même de plusieurs organes, sont susceptibles d'étérotopie nutritive, de dégénérescence hypertrophique, dont l'évolution nécrobiotiquo aboutit à divers types du cancer. En dehors de l'ablation chirurgicale qui est loin de prévenir toujours la récidive dans une maladie diathésique de sa nature, nous citerons cependant, par pure tradition empirique, l'emploi de la ciguë , intùs et extra^ celui des arsénieux, et des pâtes caustiques, telles, que le chlorure d'antimoine comme éhminateurs détersifs.
P. Anti-épileptiques ? On ne saurait non plus
admettre, en dépit des mille remèdes prônés chaque jour, de vrais spécifiques de l'épilepsie. L'hérédité , une conformation vicieuse du crâne, des tumeurs cépha* Uques, une frayeur subite et profonde, Tabus des alcools, des plaisirs vénériens, certaines lésions traumatiques , peut-être aussi certaines intoxications métalliques, une forme déterminée de la démence, voilà autant de causes qui peuvent décider de Tépilepsie. Dans tous les cas , le déterminisme physiologique qui provoque l'éclat de la crise épileptiforme, est sensiblement le même : U résulte d'une excitation par hypérémie d'un point du bulbe céphalo-rachidien. Or il est avéré que le bromure de potassium administré à doses progressivement croissantes, éloigne', retarde l'éclat de Yicttis épileptiforme en s' opposant à la congestion du bulbe, et en produisant de Tamyosthénie, de l'acinésie cardiaque et de l'analgésie. Le bleu de Prusse, l'élixir de TalUot et les pilules dites du H^ Gellineau, sont des agents au moins douteux.
Q. Anti-asthmatiques. La longue dissertation à laquelle nous nous sommes livré en traitant de la médication asthmatique et de la dyspnée essentielle , dans la classe des agents d'hypersthénisation , nous dispense d'entrer ici dans des détails sur le génie* morbide de Tasthme. La dyspnée, disons-nous page 394, constitue un type morbide mixte , complexe , qui tient à la fois du spasme et de la convulsion tonique , parce que l'innervation qui régit l'appareil respiratoire et circulatoire central relève à la fois des deux systèmes nerveux ; et que , si l'innervation sympathique est ordinairement le centre de la lésion fonctionnelle dominante , le point de départ de la lésion dyspnéiquo est souvent aussi sous la dépendance d'une hyperslhcnie du pneumo-
fSbiOrjpiie ^n in nnrf 7açie. La bibSe €9Aée , le tabac, k^ iaoïraf-'ftrsmiioinm . ues ^tapéfisaiÉs Brdnatîqiies , aç^M*m£ u!i "tid çt^miéT^ msni. E fint y joÔMlre des sti- Biiianfié le la i«krâkHL brafudiiifiie . leis que le pol jgala ife Varjîiue. les Smu^ptfxiHis ie popKr nitré, arsCTÎ- 1^ [*if! fhiui2iit&, t^îwamB rui^iiire de pdasBom^ et un asf^iia 'fiffivbfe^^ oncme la temdire amaoonîacale d*ofcnni campèré. Le samedis ie plos pnrwwfyie spédfiifoe de fatsaqne «f^aîfiânne. ert daag ratwnriatWi de ces étien uisyeiis. Tei est le secret dn ssooès des potions Aes 'le Greoi et de Boomt.
Lgfi eanx de la Rjorfaonie et tootes les eaux arsénifotb^ et îûf iées restreot dans la dasse des s|>éGÎfiqQ€S de Fasthme.
Tocs ces agents ccmhattPfit oo prénemient Fatiaque d'astfame^ en atténoamt ladys{Miée à Faîde d'âne triple action , sédatrre sur le bulbe et le pneumogastrique, stnnnfamte 'de finnerfatûon sympathique déToloe au diaphragme, et excitatrice de la sécrétion bronchique.
R. EaotÉsiAGCGvts cr hémorbhigogtes spéuaui. Ces états patholoeianes particiiiiers . fréquents surtout chez la Gemme ^ et que car^riérise la soppresskm, la dîminntîcn oa rirrégolariié des flux sanguins pério- £ques , sont susceptibles d*étre combattus par aclioQ électiTe. Cest ainsi que la suppression du flux meustruel chez la femme , dn flux hémorrfaoidal chez Diomme , peut être attaquée avec avantage. L^armoise, la Sabine, la rué, Tapiol, le chenopodium botrys, conviennent contre Faménorrhée. L'aloés, lecapsicum annuum, les suppositoires stibiés, peuvent ramener les hémorrhoides.
S. AmÉXORRHÉÎQUES et HEMOSTATIQUES SPÉaAUX.
Par contre , il existe des aménorrhéiques efficaces , e(
des hémostatiques éprouvés. Le perchlorure de fer et le proto- chlorure, soit à l'intérieur en potion; soit comme agent topique externe : la grande consoude, la bistorte et Tergot de seigle , constituent , avec les moyens chirurgicaux , de véritables anti-hémorrhagiques.
Nous avons tenu parole , Messieurs, en esquissant rapidement les types saillants de la médication spéciale.
Les quatre tableaux qui suivent, résument ciu point de vue de la Classe, des Ordres , des Genres , de la Modalité physiologique et des Sortes principales , tous les agents importants de la matière médicale.
Vous pouvez maintenant, parcourir avec sûreté dans les Traités plus détaillés , Thistoire particulière des agents secondaires : car vous connaissez la méthode , les divisions , le classement et les propriétés pharmaco-dynamiques des instruments essentiels de Tart médical.