La médication autiasthmatique (datura, lobélie
Cette longue nomenclature justifie amplement ce que nous avons dit au début de cette étude des médications.
La série peut en être, en quelque sorte, interminable ; mais nous estimons qu'en prenant pour base les quatre grandes divisions que nous avons posées, en les appuyant sur des caractères absolument généraux et certains, il est facile de rattacher à chaque groupe les principales médications qui en dépendent. En effet, en dehors des efTots hyposthénisants, hypersthénisants, substitutifs et spéciaux, il n'est point de place à une action thérapeutique définie : et ces quatre grandes médications générales présentent des divisions assez naturelles pour que l'esprit puisse les retenir sans que la mémoire en soit surchargée.
Abordons maintenant, Messieurs, l'étude des traitements.
Nous avons déjà eu l'occasion de distinguer le traitement de la médication et de la méthode. Il faut entendre, par traitement, l'application d'agents ou moyens thérapeutiques, à l'effet de prévenir, guérir ou pallier une maladie. Ici, l'art intervient directement en même temps que la science ; car le médecin doit se guider par une méthode, et appliquer une ou plusieurs médications. La méthode donne au praticien l'art de diriger sou traitement, et les médications, les moyens d'en assurer l'exécution à l'aide de la science.
La première distinction qui se présente à l'esprit pour diviser les traitements , répond à la nature même des procédés mis en usage par la pratique. Selon que l'on agit sur le malade à l'aide de manœuvres manuelles, d'instruments, et par des applications exté-
rieures, ou que l'on utilise, au contraire, des agents internes, le traitement est dit chirurgical ou tmdical (pansement d'une plaie, administration d'un purgatif).
On distingue encore le traitement, en général ou local, selon que la médication vise la maladie dans la synthèse de ses symptdmes, et influence l'organisme entier (quinquina dans la ûèvre), ou que l'agent thérapeutique ne contât qu'une manifestation, et limite ses effets à un IJssu ou à un organe (sinapismes, ouverture d'un abcès).
Mais ces premières divisions sont élémentaires, extrinsèques; elles ne spéciûent nullement des caractères appartenant en propre à une méthode de traitement. Or, le but que se propose le praticien, et les effets qu'il est en droit d'attendre de l'emploi de ses moyens, permettent de donner aux traitements une division intrinsèque, en les ramenant à cinq sor/es principales.
En effet, quelque résultat qu'il doive atteindre, le médecin ne peut se proposer que cinq effets généraux., pour juger un état morbide :
Prévenir l'écîat d'une maladie;
Couper court d son évolution par une cure directe;
Pallier un mal incurable;
Conserver les bénéfices d'une cure et .garantir contre: une rechute;
Utiliser tous les moyens naturels en dehors d'une, intervention de retnèdes^ :
D'où cinq sortes de traitements ; Traitement : préventif,