‹ Leçons de toxicologieChapitre 14 sur 18 · DES RAPPORTS · texte numérisé non relu

DES RAPPORTS

Vous trouverez dans les auteurs des modèles qui vous donneront une idée de l’esprit dans lequel doit être conçu un rapport. Permettez-moi de vous faire à ce sujet quelques remarques qui vous seront tout aussi utiles, à mon avis , que les modèles. Pénétrezvous bien de ces indications, et vous serez en mesure de faire trèsbien les rapports.

Dans un rapport doivent être consignés tous les faits importants et les conclusions qui en découlent : de sorte que , pour bien faire ce travail, ce qui importe le plus c’est d’être en état de recueillir les faits et d’en connaître la signification. En matière d’empoisonnement, quels sont les faits importants pour le médecin ? Tout ce qui se rattache à l’état du cadavre ou du malade, les lésions de tissu, les symptômes et les recherches chimiques. Il s’agit donc de décrire exactement tout ce qui rentre dans ces objets et d’en tirer les conséquences rigoureuses. Ne reculez pas devant les détails : tel fait qui vous paraît insignifiant pourra , par des circonstances imprévues, acquérir une grande valeur. Ne vous contentez pas de donner les résultats des opérations chimiques ; décrivez ces opérations.

0'.î distingue dans un i apport trois parties, le préambule , la description et les conclusions. La description est de beaucoup la partie la plus importante d’un rapport ; je me suis appliqué à vous indiquer comment elle doit être faite. A propos des conclusions , je vous ferai seulement remarquer que l’expert n’est nullement tenu de formuler uue affirmation ou une négation; souvent on est porte, à croire que les auteurs n’ont pas osé adopter une opinion intermédiaire. C’est une grande erreur ; elle a jeté une tache sur des rapports qui du reste étaient très-bien faits. Quant au préambule, vous en trouverez partout des modèles; si la formule consacrée vous manquait , sachez que le préambule doit contenir 1 indication des noms, prénoms, titres, qualités et domiciles des experis ; du jour, de l’heure et du lieu de la visite. Il doit faire connaître la

qualité du magistrat par qui les experts ont été mandés et de celui qui les accompagne.

Nous en avons fini maintenant avec les généralités. Je crois avoir traité le sujet avec tous les développements nécessaires : je me suis appliqué à les condenser autant que possible et à m’abstenir de tout détail. L’histoire de l’arsenic me fournira plus tard l’occasion de revenir et d’insister sur bon nombre de questions que jusqu’à présent nous n’avons pu qu’effleurer.

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