‹ Leçons du mardi à la SalpêtrièreChapitre 115 sur 174 · Dict. de Dechambre, t. VI, 4e série, p · texte numérisé non relu

Dict. de Dechambre, t. VI, 4e série, p

2. Zur Lehre von den Wirkungen des Blilzes auf den thierischen Korper. In Virchows Archiv. Achtzig. Bd., 1880, p. 327. k

3. Voir Tourdes : Art. Fulguration du dict. de Dechambre. Cas de Vincent et autres p. °03, et Sestier, Passim.

4, Loc. cit. . 11,p. 112 ; art, 3. Paralysie des foudroyés.

de ce genre. On n’y voit pas, même dans les cas les plus intenses, et alors qu'il s’agit d’une forme paraplégique, de paralysie de la vessie et du rectum, non plus que des eschares. En somme, il paraît s'agir là, à peu près toujours, ainsi que l’indiquent encore d’autres caractères, de paralysies périphériques.

Leur siège et leur étendue sont généralement en rapport avec le siège et l'étendue des lésions produites par l’étincelle ; ainsi, sila lésion atteint le bras, c’est Le bras qui sera paralysé ; ce sera le pied au contraire si c’est lui qui porte la marque du choc électrique ; enfin, si la foudre sillonne tout le côté gauche du corps, il y aura hémiplégie gauche plus ou moins complète. Mais il est des cas où la paralysie s'étend bien au-delà du point frappé par la foudre; ainsi, chez un homme qui portait une toute petite plaie sur la cuisse gauche, la paralysie s’étendait à tout le membre inférieur gauche ; elle occupait les deux membres inférieurs sous forme paraplégique, dans un cas du même - genre. Enfin, la paralysie affecte quelquefois des individus qui sans avoir eté blessés par l’élincelle, se sont seulement trouvés dans sa sphère d'activité à une - distance plus ou moins considérable. Tel est le cas de ces deux personnes paralysées momentanément, dans une maison où la foudre frappa de mort une vieille dame et sâ nièce, à Borlington (1).

La paralysie peut revêtir la forme d’une hémiplégie, d’une paraplégie ou encore, et c’est le cas Le plus fréquent, d’une monoplégie pure. Dans un cas, il s'est agi d’une paralysie alterne. « Une femme fut atteinte par la foudre près de Montargis ; en tombant elle crut qu’elle avait le bras et la jambe cassés, Lorsque le D' Gastillier arriva auprès d'elle, il la trouva paralysée de l’extrémité supérieure droite, depuis l'épaule jusqu’au bout des doigts, et de l’extrémité inférieure gauche,depuis l'articulation ilio fémorale jusqu'aux extrémités des orteils. Les muscles des membres étaient mous et flasques. Depuis l’articulation du poignet droit jusqu’à l'extrémité des doigts, et depuis l'articulation du pied gauche jusqu’au bout des orteils,la perte du sentiment suivait celle du mouvement. Elle était totale. Quatre jours après, la malade éprouva des fourmillements dans les parties paralysées, fourmillemerts qui lui étaient insupportables. Le septième jour, elle commença à mouvoir le bras droit,la main et les doigts, et la sensibilité se manifesta en même temps à la main droite et au pied g gauche. Le neuvième jour,le bras avait acquis assez de force pour se servir dé béquilles et venir au secours de la jambe paralysée; cela dura pendant dix ou douze jours, après quoi on ne pouvait plus distinguer les parties qui avaient été paralysées. Il importe de remarquer,ajoute l’auteur decette observation(2),pour se rendre compte de cette hémiplégie croisée, que la femme dont on vient de parler fut directement blessée par la foudre au pied gauche qui fut dépouillé de son épiderme dans une petite étendue, et qu'elle tenait la main

1. Cosmos, t. XIX, p. 31, 1861, äans Sestier, loc, cit. t. IT, p. 113. 2. Girault, dans Sestier, loc. cit., t. IT, p. 114.

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