AO
huit jours par exemple, on pourrait dire que chez la malade le rétrécissement est un phénomène en quelque sorte permanent. Dans le but de bien établir que dans le cas de notre malade, où il s’agit d'épilepsie et non d'hystérie, le rétrécissement du champ visuel n’est pas un phénomène permanent, il ne sera pas sans intérêt de chercher à éloigner les accès les uns des autres ; nous pourrons y parvenir je pense par l'emploi du bromure de potassium donné à dose suffisante, 3, 4, 5, grammes en 24 heures, administré d’une façon continue. L'écart des accès qui s’en suivra à coup sûr nous permettra, je pense, de constater, plus aisément que nous ne l’avons pu faire jusqu'ici, le retour à l’état normal des limites du champ visuel. Nous reviendrons quelque jour sur ce cas pour vous faire part de ce qui sera advenu après l'expérience que nous allons mettre en œuvre.
Le dernier malade que je vous présenterai aujourd’hui est un nouvel exemple de ces cas aujourd’hui devenus presque vulgaires sur lesquels M. Debove a, le premier je erois, appelé l'attention et dans lesquels on voit l’hystérie survenir chez l'homme à la suite de l’intoxication saturnine (1).IIl vous sera facile de reconnaitre par la description du malade que chez lui l'hystérie provoquée par le saturnisme ne diffère en rien d’essentiel de ce qu’elle serait si son apparition avait été déterminée par tout autre cause telle que l'alcoolisme par exemple, ou l’action du sulfure de carbone ainsi que je le relevais l’autre jour, etc.,etc., ou encore, soit une émotion morale, soit un traumatisme. L'hystérie est une, je le répète une fois de plus, et quelle que soit la cause occasionnelle qui la fait paraitre, elle reste toujours la même foncièrement, partout où elle se présente, sans subir dans sa constitution nosographique de modifications radicales.
Voici le cas : 11 s’agit, comme vous le voyez, d’un homme de 28 ans assez
1. Voir la leçon sur l'hémianesthésie hystérique et les hémianesthésies toxiques. In Bulletin médical, 25 mai 1887
vigoureux ; nous ne rencontrons pas chez lui d’antécédents héréditaires qui méritent d'être gnalés. Il faut dire que la ligne maternelle lui est fort mal connue et pour ce qui est des antécédents personnels, ils n’offrent également
Ar) (ES \= D \ À [A 24 — LA Z : LA Ù —— LE A | EE \Z LD Ep A F CT) $ A , = VAE NS Ve ré \ h WTA RSS 244 % “ 2, REZ À, \ ; NZ à = \, À EE VA S = \7 ER PP = / ESA VIP = AA CA = ONE ZA Se L'\ CA BR == > CA RS (CAD SS | = = A CLP = 1 =" LÀ, AR, == 3 Er = == C 7 —— UN ÉSse 7 — HE ——— VESE LP —— 5 = — = nn — — = = l 7 = = /l = SN VA \ EN = | (09: —— > == —, 454
CN