Paris 1S64, p
la description du complexus symplomalique, toute sommaire qu'elle soit,Q*en est pas moins parfaitement exacte et vraiment saisissante.
Après cela, j'ai trouvé dans un ouvrage du professeur Weir-Mitchell, de Philadelphie, sur les maladies du système nerveux chez la femme, publié en 1885 (1), le passage suivant : < La malade conserve le libre usage de « ses membres quand elle est couchée. Mais,debout ou à genoux, Tabsence de « coordination se manifeste immédiatement. La malade tombe alors d'un côté, « chercheuse redresser, tombe en conséquence de Tautre côté... Les efforts « dirigés dans le but de rétablir l'équilibre dépassant la mesure, il semble y 4c avoir défaut dans l'action antagoniste normale des muscles... Cette forme « d'incoordination est relative seulement aux mouvements complexes, elle 4c n'apparaît pas dans les cas de mouvements vulgaires des membres ; la « faiblesse n'y est pour rien, car la malade, assise, montre une force consi- € dérable. » Evidemment c'est bien de notre abasie qu'il s'agit ici et Tauteur ne manque pas, du reste ,de différencier le syndrome des autres formes d'incoordination motrice avec lesquelles on pourrait le confondre et en particulier de l'ataxie hystérique décrite par Briquet (2) et par Lasêgue (3), dans laquelle le trouble moteur est sous la dépendance immédiate de l'anesthésie et de la perte du sens musculaire et ne s'observe qu'alors que les malades sont privés du contrôle de la vue.
Je suis revenu sur cette question de l'abasie dans mon enseignement de 1883-84 à propos d'une observation intéressante dont je reparlerai, et que vous trouverez exposée et discutée dans le compte rendu de mes leçons clini([ues de celte année-là, publiées en langue italienne par le regretté D' Miliotti (4). Vous lirez également avec intérêt quelques faits relatés par le D*" Erlenmeyer dans son travail surlesconvw/s/o/w statiques réflexes, lesquelles paraissent se rapporter au sujet qui nous occupe (5), et aussi un cas fort intéressant qui très certainement s'y rapporte, consigné par le D"" Romei dans la Gazettader/li ospitali en 1885 sous le nom de « paraplégie infantile du seul acte de la marche (G). >»
Mais le travail où vous trouverez les renseignements les plus complets sur la matière est celui que mon ancien interne, M. le D"" Blocq, a écrit pour les archives de neurologie de l'an passé. Nous y trouvons, en outre de quelques ol)S(Tvations personnelles A raiiteiir, une discussion approfondie et une
\. Uisensesof ne.rv. Si/sl. in \V'omc/i, PhiladclpUic, li<85, p. 31).