Eludcâ. t. II, p
4. Charroi. — l.ezioni rliniche dell anno scolaslico 1883-i?4, rcdatle dal Doit. Doin. MUioUi Milîino, ISSx
r>. Erlrnmeyer. — Vfj"r sttUische veflex hnihifif, Lcipsick, 1S85. p. 808. 0. S. UoiiU'i Parafderiia infantile net solo atto délia ambulatiune {(iazetta d-gti ospUali. - 1885, no 7G, p. 005.)
excellente mise au point de tous les documents qui se rapportent à la question (1).
Tout récemment, ces jours-ci même, M. le professeur Grasset a commencé à faire paraître dans le Montpellier médical, sur un cas d'hystérie mâle avec astasie-abasie, une série de leçons qui exciteront certainement un vif intérêt (2).
Actuellement, il ne sera pas hors de propos, je pense, d'esquisser à grands traits quelques-uns des faits principaux de Thistoire de Vaslasie et de Vabasie telle qu'elle peut être constituée aujourd'hui d'après les documents, à la vérité peu nombreux encore, qui sont en notre possession : soit une quinzaine d'observations tout au plus.
Je rappellerai en premier lieu, l'absence chez tous les sujets où l'aflectionse présente dégagée de complications, d'une altération quelconque dans les membres inférieurs, des divers modes de la sensibilité, y compris le sens musculaire, des réflexes tendineux, de la nutrition des muscles, etc., etc., et surtout Tabsence d'un trouble quelconque dans l'exécution des mouvements de ces membres, tant que le malade est couché ou assis. C'est seulement, je le répète, lorsqu'il se lève, ou lorsqu'il veut se mettre en marche que le désordre se manifeste; souvent, le plus souvent peut-être, la station et la marche sont aflectées simultanément et il peut arriver par conséquent, lorsque l'astasie se montre complète, absolue, que Fabasie, comme je le faisais remarquer tout à l'heure, à propos d'une observation particulière, reste pendant longtemps masquée, dans l'impossibilité où Ton est de la mettre en relief; car, cela est clair, l'impuissance absolue à se tenir debout entraîne nécessairement celle de marcher.Mais rabasie,au contraire, peut se montrer parfaitement dans son jour, quand l'astasie, ce qui se voit fréquemment, reste incomplète. Je ne crois pas qu'il existe encore une seule observation dans laquelle les mouvements spécifiés pour la station aient été seuls afiectés, ceux de la marche restant parfaitement indemnes. Mais, par contre, les faits d'abasie isolée, indépendante de l'astasie, ne font pas défaut,bien qu'ils paraissent rares, et justement notre cas d'aujourd'hui peut être cité comme un exemple du genre. Après cela, il importe, en manière de contraste, de faire figurer au premier rang, dans la caractéristique du syndrome, la conservation souvent parfaite du souvenir des actes moteurs coordonnés pour le saut, la danse, la nage, et autres
1 . De l'astasie et de 1 abasie, Arch, de neurologie n«» 43-44, 1888.