‹ Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie humaine et comparéeChapitre 21 sur 79 · COEUR DE DUGONG · texte numérisé non relu

COEUR DE DUGONG

A Veine cave supérieure.

B Oreillettes.

C Ventricule droit.

D Artèie pulmonaire.

E Veines pulmonaires.

F Oreillette gauche.

G Ventricule gauche.

manière que le sang

Sur chaque moitié ou sur chaque cœur, nous trouvons une oreillette et un ventricule.

Si nous pénétrons dans l’intérieur de ces cavités, nous remarquons que l’oreillette communique avec le ventricule par une ouverture assez large en forme d’entonnoir, et qu’au pourtour de cette ouverture, il existe une espèce de cloison mobile, ou valvule, fixée aux parois du cœur par des prolongements tendineux.

Cette valvule est disposée de telle peut facilement passer de l’oreil-

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letle dans le ventricule, mais qu’il ne peut refluer du

ventricule dans l’oreillette.

Cette valvule a reçu pour le cœur droit le nom de tricuspide^ parce qu’elle présente trois divisions, et pour le cœur gauche, de mitrale, parce qu’elle n’en présente que deux et qu’on a cru y trouver de la ressemblance avec la mitre d’un évêque.

A l’insertion de l’artère pulmonaire dans le ventricule droit, et de l’artère aorte dans le ventricule gauche, nous remarquons des valvules en forme de croissant, auxquelles on a donné le nom de vahules sigmoïdes. Ces valvules sont au nombre de trois pour chaque artère, et disposées de telle manière que le sang passe facilement du ventricule dans l’artère, mais jamais de l’artère dans le ventricule.

Outre les valvules tricuspide, mitrale, sigmoïdes, on trouve, dans l’intérieur des ventricules et des oreillettes, des colonnes charnues très-variables dans leur forme, dans leur direction, plus saillantes et plus volumineuses dans le ventricule gauche que dans les autres cavités.

Par leur contraction et leur relâchement, les libres musculaires opèrent la dilatation ou le resserrement des oreillettes et des ventricules : mouvement que l’on désigne sous le nom de diastole et de systole.

Péricarde. — Indépendamment des vaisseaux qui fixent le cœur solidement dans sa position, cet organe est renfermé dans une espèce de poche membraneuse, dure, fibreuse, transparente, appelée péricarde. Cette poche semble se continuer sur les vaisseaux qui par-

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tent du cœur ou qui s’y rendent : par son extrémité inférieure elle adhère fortement au diaphragme. C’est dans celte poche que le cœur exécute ses mouvements.

3Iembrane séreuse du péricarde. — Pour éviter l’usure qui résulterait nécessairement du frottement des parois du cœur contre le péricarde, nous trouvons entre le cœur et le péricarde une membrane séreuse, c’està-dire une poche sans ouverture analogue à celle que nous avons appelée plèvre pour les poumons, péritoine pour la cavité abdominale; pour le cœur cette membrane n’a point reçu de nom particulier, on la désigne sous le nom de membrane séreuse du péricarde.

D’une part, cette poche est appliquée sur le cœur, qu’elle recouvre dans presque sa totalité ; d’autre part, elle tapisse la face interne du péricarde, qu’elle double dans presque toute son étendue ; comme dans toutes les membranes séreuses, sa face interne est partout en contact avec elle-même, et lubréfiée par de la sérosité qui est continuellement sécrétée et absorbée; si l’absorption n’est pas assez rapide le liquide s’accumule, et cette accumulation constitue l’hydropisie du péricarde.

Vaisseaux sang-uins. — Nous avons dit qu’on appelle veines les vaisseaux qui se rendent au cœur, et artères les vaisseaux qui en partent.

Sur nos préparations, les artères se présentent avec une teinte rouge; les veines.^ avec une teinte bleue trèsprononcée; celte différence de couleur n’est qu’une chose de convention.

Il s’en faut de beaucoup que pendant la vie, et même

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sur le cadavre, cette différence soit aussi tranchée. Dans les dissections, pour rendre les vaisseaux plus appa^ rents, on est dans l’usage de les remplir de cire fondue, rouge pour les artères, bleue pour les veines, blanche pour les vaisseaux chylifères.

Texture. — La différence de texture entre les artères et les veines est peu considérable. Dans les artères, comme dans les veines, on trouve une tunique externe ou celluleuse, et une tunique interne lisse, polie, brillante, qui est en contact avec le sang.

Tunique propre aux artères. — On trouve de plus dans les artères, entre la tunique interne et la tunique externe, une troisième tunique jaune, résistante, élastique, très-épaisse, composée de libres en anneaux, sut perposées, qui, à la manière des fibres musculaires. Ont la faculté de revenir sur elles-mêmes après avoir été distendues; cette tunique est douée d’une grande force de contraction ; elle agit puissamment sur le cours du sang.

Ainsi dans les veines on trouve deux tuniques ou enveloppes; dans les artères on en trouve trois. Comme tous les autres tissus, les parois des vaisseaux sanguins sont composées de radicules artérielles, veineuses et nerveuses ramifiées à l’infini.

Si l’on coupe en travers une artère et une veiné, l’ouverture de l’artère reste béante; les parois de la veine, au contraire, dépourvues de tunique moyenne, s’affaissent, en s’appliquant l’une contre l’autre.

Dans les artères, la membrane interne est régulièrement tendue.

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Valvules des veines. — Dans les veines, au contraire, cette membrane forme de nombreux replis qui constituent des vaK'ules ( fig. 20 ) disposées de telle manière que le sang passe facilement des branches dans les troncs, pour arriver au cœur; mais il ne peut refluer des troncs dans les branches.

. On appelle veines caves les deux grosses veines qui rapportent le sang de toutes les parties du corps à l’oreillette droite; artère pulmonaire, Fartère qui porte le sang du ventricule droit aux poumons; veines pulmonaires, les veines qui rapportent le sang des poumons à l’oreillette gauche; artère aorte, le gros tronc artériel qui porte le sang du ventricule gauche à toutes les parties du corps.

Veines caves. — Les veines caves sont au nombre de deux : l’une, supérieure ou descendante, reçoit le sang qui revient de la tête et des membres supérieurs; l’autre, inférieure ou ascendante, reçoit le sang des membres inférieurs du tronc, et de tous les viscères contenus dans la cavité abdominale. ‘

Artère pulmonaire. — L’artère pulmonaire s’échappe du ventricule droit; après un court trajet, elle se divise en deux troncs principaux : l’un pour chaque poumon

Fig. 20.

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