CIRCULATION DES POISSONS
L Sinus veineux, ■■illette (b u
180 ClUCULATlüN l>ANâ LA SÈftlË ANIMALE,
raiers, avons-nous dit, c’est le sang qui, après avoir vivifié toutes les parties du corps, vient trouver l’air; dans les derniers, au contraire, c’est l’air qui va trouver le sang
Fig. 27. Mollusques. — Dans les mollusques,
comme le colimaçon, la doris {fig. 27), nous ne trouvons partout qu’une moitié de cœur; mais c’est le cœur gauche, ou cœur à sang artériel. Quoique le sang soit blanc, il n’est propre à l’entretien de la vie qu’à la condition d’être oxygéné. Il n’y a point de cœur à sang veineux.
Le sang, rapporté par les radicules veineuses , est versé dans une veine unique remplissant les fonctions de la veine porte; par cette veine il est déaRCüLATioN DES posé dans un poumon ou dans des MOLLUSQUES (Dt>ris). branchics. Le sang, oxygéné dans ce B Dh-tsfonriîlVaorte. passagc, cst rappoi’té dans le cœur, qui
C Veine porte. ^ i , •
D Branchies. represeuto lo cœuF gauchc dos auimaux
supérieurs, et par ce cœur poussé dans toutes les parties do corps. Dans ces animaux, ce n’est plus, comme vous le voyez, une double circulation en 8 de chiffre, mais une circulation simple; c’est un véritable cercle que parcourt le sang.
Dans certaines espèces de la nombreuse famille des mollusques, il existe, entre les dernières divisions des artères et les radicules des veines, une espèce d’ampoule, de sac dans lequel le sang séjourne un temps plus ou moins long avant d’être repris par les veines.
CIKCL’LATION DANS LA SLRIE ANIMALE.
Fig. 28. Dans d’autres, comme la
moulette d’eau douce (Jig. 28), l’intestin traverse le cœur, l’appareil chylifère a disparu ; le chyle, par exsudation, est versé immédiatement dans la masse du sang.
Circulation dans les vég-étaux. — Si du règne animal nous passons au règne végétal, nous voyons aussi une circulation : il y a la sève ascendante et la sève descendante. La sève, prise par les racines, est portée dans la tige, et par des vaisseaux particuliers, appelés trachées, elle arrive dans les branches, et des branches dans les feuilles; là elle subit l’influence de l’air; si la feuille est soumise à la lumière, l’acide carbonique contenu dans la sève est décomposé, le carbone est fixé au profit de la plante et l’oxygène rejeté dans l’atmosphère; après cette espèce d’hématose, la sève, reprise par les vaisseaux descendants, est déposée dans la périphérie de la tige, sous forme d’une couche presque aqueuse que l’on appelle cambium ou deuxième écorce, qui en durcissant forme l’aubier, et avec le temps le bois.
Résumé de l’appareil de la circulation. — Par cette