‹ Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie humaine et comparéeChapitre 3 sur 79 · MÊME COLLECTION SÉPARÉMENT · texte numérisé non relu

MÊME COLLECTION SÉPARÉMENT

Pour la digestion, estomac du lion, 30 fr., — de ruminant, 80 fr.,

du cheval, 35 fr.,— de rongeur, 30 fr., — d’un oiseau granivore, 20 fr.,

— d’un oiseau de proie, hibou, 5 fr.— estojiac et tübe intestinal de squale, 30 fr., — d’écrevisse , 30 fr., — de poulpe, 30 fr.,

de sauterelle, 3o fr., — d’abéille, 20 fr. 350

Pour la circulation, cœür et vaisseaux du fœtus humain, 50 fr.,

— du crocodile, 40 fr.,— du serpent, 30 fr., — dè la tortue, 40 fr.,du

dugong, 40 fr. — CŒUR ET BRANCHIES de la carpe, 40 fr. — CŒUR

ET VAISSEAUX de l’IiUître, 10 fr- cœur et branchies de «loris,

25 fr.,— de sèche, 25 fr., — de moulelte, 20 fr. — cœur et trachées. d’inseCtè, 40 fr.:..... ^ 3 JQ

Pour l’innervation, cerveau et moelle éPin’ièrÊ de i’iioinme,

150 fr. —CERVEAU du Chat, 50 fr.,— du rat, 30 fr.,—de l’oie, 30fr !

— de la vipèr.e, 20 fr.,— delà tortue, 20 fr., — de là carpe 20 fr -1

de la raie, 20 fr. — système NéBvEüx des molusques, 5 fr. — des rayonnés, 3 fr., — des arachnides, 5 fr., des écrevisses’ 5 Ir.,’—des articulés à l’état de larve, de chrysalide, d’insecte parfait, 15 fr .. , 350

Respiration des oiseaux, larynx, trachée-artère et poumons av«*c les tes

aériens.. ‘ "

Respiration des reptiles, pouhions de grenouille.... ..!!.!! 40

Respiration des insectes, trachées et cfjenr de la hèpe.. .*... ’ 40

Typof,'iai>liledeEiniiiii llldot Iréres, rUe Jacob, «e. ’

PRÉFACE

Lorsqu’eii i83g je publiai, sous le titre de Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie, le résumé des causeries que je faisais depuis plus de quinze ans pour les personnes qui assistaient à mes leçons ou visitaient ma collection à'Anatomie élastique, je cédai aux instances de ceux qui me demandaient dans quel livre ils trouveraient ce qüe j’avais pu dire en moins d’une heure sur les corps organisés en général^ et sur la digestioUj la respirationj la circulation^ l’innervation en particulier.

Lès livres d’anatomie et de physiologie ne manquaient pas plus dans ce temps=^là qu’aujourd’hui, et j’ajoute que dans aticuu temps l’enseignement n’a été reproduit avec plus de science

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et de talent d’exposition que par nos contemporains.

Mais tous ces livres sont faits moins dans le but de vulgariser la science que d’en reculer les bornes; chaque auteur s’est imposé la tâche d’exposer des connaissances approfondies les plus complètes possible : ces travaux de longue haleine s’adressent aux élèves des écoles et aux savants.

Le livre, au contraire, que je publiai en iSSg, et dont je donne une nouvelle édition, s’adresse aux personnes qui veulent avoir une idée générale de l’organisation animale et savoir comment s’exercent les principales fonctions de la vie.

Étude autrefois difficile, à cause des dégoûts qui en paraissaient inséparables, que l’anatomie élastique rend simple et facile.

« La connaissance des parties du corps hu- « main, » disait en i83o l’illustre rapporteur de l’Académie des Sciences, Geoffroy-Saint-Hilaire^ ft doit un jour faire partie de l’histoire naturelle « à enseigner pendant la première éducation ; « tôt ou tard cette étude sera prescrite; mais a cela ne deviendrait et n’est possible à l’exé- « cution qu’avec les ressources de la nouvelle K branche d’industrie créée par M. Auzoux. »

Ce vœu, qui n’était que l’écho des vœux foi -

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mes antérieurement par les Montesquieu, les Bossuet, les Dumarsais, et tous ceux qui, dans l’antiquité, se sont le plus occupés de l’instruction publique, se réalise aujourd’hui : au nombre des innovations utiles qu’il était réservé à notre siècle d’accomplir, il faut ajouter l’enseignement de la physiologie et des sciences naturelles rendu obligatoire dans l’instruction publique et dans beaucoup d’autres établissements.

On me pardonnera dé rappeler à cette occasion les térmes du programme officiel de l’Université :

« L’enseignement de la physiologie et des ff sciences naturelles ne répondrait pas à la cc pensée de TUniversité si les professeurs ne « prenaient pas soin de l’appuyer sans cesse sur « des démonstrations effectuées à l’aide d’objets « naturels conservés dans les collections ou des « modèles de M. Auzoux. »

En donnant cette nouvelle édition, je cède encore aux instances réitérées des auditeurs qui suivent mes cours chaque année.

Depuis plus de quinze ans que la première édition est épuisée, j’ai résisté à ces instances dans l’espoir que, soit en France, soit à l’étranger, oii ces cours ont pris une grande extension, une plume plus exercée et plus savante que

PKI^F^CË.

la mienne remplirait cette tâche difficile : et je résisterais peut-être encore si S. E. le ministre de la guerre, en dotant chaque régiment de cavalerie du chenal élastique, ne m’avait imposé la condition de livrer, avec chaque exemplaire du cheval, des exemplaires de ce livre, qui doivent servir de guide au professeur chargé de propager les notions d’organisation animale au point de vue du choix, de femploî, de la conservation, de la multiplication et de l’amélioration de la race chevaline*

Voulant être court, j’ai évité avec soin toute discussion; je me suis borné autant que possible à exposer méthodiquement la quintessence des faits tels qu’ils sont acceptés dans l’état actuel de la science, sans m’occuper de la manière dont ces connaissances Ont été acquises. Je n’ai rien négligé de ce qui pouvait jeter quelque lumière sur les points qui peuvent paraître doiiteux. Si j’ai hasardé quelques idées nouvelles, je les ai appuyées sur des faits incontestables.

Quant aux personnes qui voudraient avoir des notions plus étendues, je les engage à consulter les ouvrages classiques, et particulièrement ceux publiés récemment par MM. Bérard, Bernard, Béclard, Longet, Colin, chez lesquels ils trouveront la science reproduite dans ses moindres

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détails et la mention exacte de tous les physiologistes qui, comme eux, ont traité le même sujet sans négliger les discussions auxquelles les découvertes ont donné lieu, et l’époque à laquelle elles ont été faites, etc.

J’ai divisé ce cours en douze leçons; chaque leçon contient tout ce qui se rattache à une même fonction. Dans la première, qui me sert d’introduction, je donne une idée générale de tous les organes et de toutes les fonctions.

Dans les suivantes je traite de chaque fonction en particulier. Dans les deux dernières je fais l’application des connaissances acquises à l’hygiène publique, à la fabrication de la matière animale et végétale, au point de vue surtout de l’amélioration de nos races d’animaux domestiques, et plus particulièrement de la race chevaline.

Pour rendre la lecture de ce livre plus profitable, j’ai intercalé dans le texte quelques figures qui rappellent au lecteur ce qu’il a vu dans la démonstration.

Si dans mes descriptions j’appelle plus souvent l’attention de mes auditeurs sur l’homme que sur le cheval, c’est qu’au point de vue de rorganisation les détails anatomiques ont été plus minutieusement étudiés dans le premier

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que dans le second, et que, connaissant mieux la manière dont s’exercent nos propres fonctions, il nous est plus facile d’apprécier les désordres que ces mêmes fonctions peuvent présenter.

M’occupant du cheval, j’ai dû nécessairement faire de nombreux emprunts aux écoles vétérinaires, soit pour la confection du cheval élastique, soit pour les altérations que présentent certains organes ; aussi j’éprouve le besoin d’adresser un témoignage de gratitude aux auteurs qui ont traité la matière, et particulièrement à M. Lecoq, directeur de l’école vétérinaire de Lyon; à M. Renault, directeur de l’école vétérinaire d’Alfort; à M. Goubaux, professeur d’anatomie, qui m’ont aidé de leurs conseils; k mon honorable ami M. Richard (du Cantal), à la fois docteur en médecine et médecin-vétérinaire, qui m’a dirigé dans ce long et difficile travail ; au général Daumas, dont l’ouvrage sur les chevaux du Sahara peut être regardé comme le catéchisme de l’éleveur.

Depuis plus de trente ans des cours de cette nature sont faits pour des personnes de toutes les conditions, de tout âge et des deux sexes, dans des établissements laïques et religieux. J’ai remarqué qu en exposant aux yeux de mes au-

diteurs cette merveilleuse organisation, j’avais fait passer dans leur esprit, non-seulement le sentiment d’admiration dont je me sens chaque jour de plus en plus pénétré pour le chefd’œuvre du Créateur, mais encore cette conviction profonde qu’il y a en nous autre chose que de la matière.

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