‹ Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie humaine et comparéeChapitre 4 sur 79 · PREMIÈRE LEÇON · texte numérisé non relu

PREMIÈRE LEÇON

INTRODUCTION

Description succincte de tous les organes qui font partie de la composition animale ; explication des principaux phénomènes de la vie : diges- 'tiok, respikation, circülatiôk, sécrétions, INNERVATION, envisagées d’une manière^ générale.

Dans la composition de la machine animale nous trouvons des os, des muscles, des nerfs, des artères, des veines, des viscères du tissa cellulaire qui unit toutes les parties entre elles, et peau qui recouvre le tout.

Os. Les sont les parties les plus dures, les plus

■solides de cette machine leur assemblage forme ce que l’on appelle le squelette, espèce de charpente qui supporte les parties molles. Ils sont unis entre eux par des ligaments qui permettent de les diriger dans tous les sens. Un bourrelet élastique, appelé cartilage, revêt les surfaces par lesquelles ils se touchent ; entre les surfaces articulaires, on trouve une espèce de poche, dite capsule

INTRODUCTION

synoviale, renfermant un liquide onctueux, qui facilite le frottement de ces surfaces et les garantit de l’usure.

Tous ces os sont mus les uns sur les autres par l’action des muscles.

Muscles. — Les musdes sont des masses fibreuses, rouges, molles, qui forment le maigre des viandes. Ils sont composés de myriades de fibres accolées les unes aux autres, organisation dont il nous sera facile de nous faire une idée si nous voulons nous rappeler ce qui se passe lorsque sur nos tables nous coupons des viandes qui ont été soumises à une longue ébullition ; sous le tranchant du couteau, nous voyons le maigre se séparer sous forme de filaments; ces filaments ont reçu le nom de fibres musculaires (B) ; ces fibres sont disposées en zigzags, ce qui leur donne la faculté de s’allonger et de se raccourcir; en s’unissant les unes aux autres elles forment des faisceaux (A) qui constituent les muscles ; ces muscles sont longs ou courts, épais ou minces^ larges ou étroits; ils ont reçu des noms particuliers.

OUGANISATION MUSCULAIRE.

A Faisceaux.

B Fibres musculaires.

C Tendon.

INTRODUCTION

Dans un muscle on trouve des fibres rouges et des fibres blanches. Les fibres rouges ou charnues composent le corps du muscle. Les fibres blanches se trouvent le plus ordinairement aux extrémités par lesquelles le muscle s’implante aux os. Ces fibres ont reçu les noms (^aponévrose, si elles sont disposées en nappe ; de tendon (C), si elles sont réunies en forme de corde.

Par leurs extrémités'les muscles s’insèrent toujours à deux os différents; par leur contraction ils déplacent les différentes pièces du squelette : de là les mouvements si nombreux, si variés de toutes les parties du corps.

Lorsque nous devrons nous occuper des muscles, nous ferons connaître l’action de chacun d’eux; nous dirons, par exemple, comment cette masse musculaire que l’on désigne sous le nom àe deltoïde, s’implantant, d’une part, au sommet de l’épaule; d’autre part, au côté exte;;ne de l’os du bras, porte, par sa contraction, le bras en dehors.

Nous dirons comment cet autre muscle que Ton ipeWe grand pectoral s’implantant, d’une part, à la partie antérieure de la ppitrine, et, d’autre part, à la partie antérieure de l’os du bras, porte le bras eu avant; comment le grand dorsal le porte en bas et en arrière, etc.

Chaque mouvement est opéré par un muscle : si un muscle est nécessaire pour opérer la flexion du bras’, d’un doigt, d’une articulation quelconque, un muscle est nécessaire pour en opérer l’extension; ainsi, pour l’articulation du coude, nous trouvons un muscle

INTHODUCTION.

qui fléchit Tavant-bras sur le bras, et un autre qui le porte en sens inverse, et il en est de même pour tous les rnouvements possibles; chaque muscle a son antagoniste. Prenant pour exemple les muscles de la face, nous en trouvons qui ferment les lèvres, d’autres qui les dirigent en haut, en bas, en dehors, dans tous les sens.

Déplaçant successivement tons les muscles et les remettant en place sous vos yeux , nous vous en indiquerons la forme, la position, la direction, et nous vous en ferons comprendre les usages.

Parfois les fibres musculaires, au lieu de constituer des faisceaux, s’appliquent à côté les unes des autres, et forment des espèces de membranes.

JParfois, au lieu de rester longitudinales, elles se courbent, se rejoignent en anneau par leurs extrémités, et constituent des organes creux, tels que le cœur, l’estomac, l’intestin, etc.

La très-grande majorité des muscles se contracte sous l’influence de la volonté, et cette volonté qui émane du cerveau est transmise par les nerfîfey je dis : la trèsgrande majorité, parce que nous trouverons des muscles qui agissent sans le concours de notre volonté, et meme contre notre volonté.

Nerfs. — Les nerfs sont des cordons blancs qui mettent le cerveau en rapport avec toutes les parties du corps; leur forme est cylindrique, et leur grosseur peu considérable. Ils se divisent en branches, en filets, qui se subdivisent en filaments tellement ténus que l’œil le plus exercé, armé de la loupe, ne

INTnODUCTlON.

peut les suivre dans leurs dernières divisions, Les nerfs servent à la fois à transmettre au cerveau les impressions reçues par les différentes parties du corps, et à transmettre à toutes ces parties la volonté.

Artères. — Les artères sont des vaisseaux destinés à porter le sang du cœur à toutes les parties du corps.

Veines. — Les 'veines, au contraire, rapportent de toutes les parties du corps au cœur, le sang qu’elles reçoivent des artères.

Tl est d’usage, dans les préparations anatomiques, d’injecter de la cire rouge dans les artères et de la cire bleue dans les veines; de là cette grande différence de couleur que vous remarquez entre les artères et les veines : dans l’état naturel, cette différence de couleur est beaucoup moins tranchée.

Viscères. — On appelle 'viscères les organes renfermés dans les trois grandes cavités du corps. Ces trois grandes cavités sont : le crâne, la poitrine, Xabdomen ou bas-ventre.

Dans le crâne on trouve : le cerveau, et les nerfs qui en partent;

Dans la poitrine ; le cœur et le poumon;

Dans l’abdomen : la presque totalité des organes qui servent à la digestion. '

Tissu cellulaire. — Le tissu cellulaire se trouve partout. Ce tissu, qui est presque sans couleur, se présente sous plusieurs formes, ce qui lui a fait donner les noms de tissu cellulaire, aréolaire, lumineux, crihleux, réticulé; c’est dans ce tissu, que d’autres ont appelé avec raison tissu unissant, que s’accumule la

INTRODüCTfON.

graisse, que s’infiltre l’air ou l’eau, dans certains cas de maladie.

Peau. — La peau est une membrane très’élastique, très-résistante, qui recouvre tout le corps ; son épaisseur est très-variable.

Elle est composée de plusieurs couches :

1° Du derme ou chorion, qui en forme la couche la plus profonde.

2® De Xépiderme, qui en forme la couche superficielle.

Entre ces deux couches, on trouve le corps papillaire et le pigmentuni ou matière colorante de la peau.

Au-dessous du derme, les glandes sudorifères, communiquant au dehors par de petits conduits qui traversent toute l’épaisseur de la peau.

Non-seulement la peau recouvre tout le corps, mais, arrivée au pourtour des ouvertures naturelles, telles que la bouche, les yeux, les narines, l’ouverture anale, etc., elle s’enfonce dans les cavités et en tapisse la face interne.

Privée du contact de l’air, la peau se ramollit, se couvre d’humidité, l’épiderme disparaît, les papilles deviennent plus prononcées, et alors elle prend le nom de membrane muqueuse.

C’est ainsi que se forme la membrane muqueuse qui tapisse la bouche, et tout le tube intestinal, les narines, les voies aériennes, etc.

Ainsi, selon que la peau ou la muqueuse est ou n’est pas exposée au contact de l’air, voyons-nous, dans les cas de renversement de la membrane qui recouvre les paupières ou les lèvres, la peau prendre les caractères

INTRODUCTION

de la muqueuse, ou la muqueuse prendre les caractères de la peau, selon que le renversement se fait en dehors ou en dedans.

La membrane muqueuse, comme la peau, a pour usage de garantir les organes du contact des corps étrangers.

Composition des tissus. — Tous nos organes sont composés d’un assemblage d’artères, de veines, de. nerfs qui se divisent, se subdivisent, se croisent de telle manière que l’œil, armé du microscope, ne voit qu’un lacis inextricable, au milieu duquel se trouvent d’innombrables granulations moléculaires.

Tantôt ces granulations sont calcaires, elles forment les os.

Tantôt elles sont fibrineuses, elles constituent les muscles.

Tantôt, placées à côté les unes des autres, elles constituent les membranes.

Fig. 2. Tantôt ces granulations tien¬

nent à un pédicule, comme les grains de raisin à la tige de la grappe, et forment, parleur agglomération, des masses qui constituent les grlan- Tissü GLANDULEUX. des, tclles quo les glandes salwaires, les glandes mammaires, le foie, le pancréas, etc.

Chaque granulation reçoit du sang et change une partie de ce sang en un liquide particulier, comme nous le verrons plus tard.

INTHOniJCTION.

Dans la muqueuse, le liquide sécrété est versé en forme de rosée à la surface de la membrane par des myriades de petites ouvertures ;

Dans les glandes, chaque granulation donne naissance à une radicule qui s’empare du liquide sécrété ; ces radicules en se réunissant forment des rameaux, îles branches, des troncs, que l’on appelle conduits excréteurs.

Quelle que soit la nature de ces granulations, leur arrangement, la manière dont les artères, les veines, les nerfs se comportent, du tissu cellulaire réunit toutes ces parties tes unes aux autres, et constitue des organes dont la forme, la couleur, le volume, varient à l’inûni.

Lorsque plusièurs organes concourent à une même fonction, à un même but, leur ensemble forme ce qu’on appelle des appareils.

Ainsi dit-on : ra[>pareil de la digestion., de la respiration., de la circulation , de Vinnercation, de la locomotion, etc.

DIGKSTIOX. ;

Appareil dig^estif. — h'appareil digestif consiste dans un tube qui commence à la bouche, et finit à la partie inférieure du tronc;, ce tube, plus ou moins long, plus ou moins replié sur lui-méme, donne passage aux aliments, auxquels il fait subir différentes modifications.

iMR&bUCTION.

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