‹ Leçons élémentaires d'anatomie et de physiologie humaine et comparéeChapitre 42 sur 79 · CHAT · texte numérisé non relu

CHAT

A Cerveau avec circonvolution.

B Cervelet.

C Bulbe.

O Lobe olfactif.

Carnivores. — Et si des rongeurs nous passons aux carnivores, au chat(/?^-.SO), nous trouvons les ganglions antérieurs très-développés, séparés l’un de l’autre, avec des circonvolutions, et recouvrant non-seulement le ganglion moyen, mais une partie du ganglion postérieur.

Ce que nous disons du chat, nous le dirons du chien, du bœuf, du mouton, du cheval, etc., dont le cerveau présente à peu près la même disposition ; les hémisphères prennent une forme plus ovale; la lamelle médullaire, recouverte de substance corticale qui

-forme le toit des grands ventricules, acquiert de plus

en plus d’ampleur, et devient par là obligée de se

plisser, ce qui donne naissance aux circonvolutions.

Espèce humaine. ^— Enfin, si nous nous élevons à- l’homme, qui règne en souverain sur tous les autres animaux, nous trouvons le ganglion antérieur énorme, avec de nombreuses et profondes circonvolutions, et recouvrant non-seulement le ganglion moyen, mais le ganglion postérieur, le cervelet tout entier, et souvent même le dépassant; dans l’homme seul nous trouverons le

A Hémisphères céré-

B ce^’rvXrecouv.par ganglion postérieur complètement rec couvert par le ganglion antérieur.

De là, la grande supériorité intellectuelle de l’homme sur les autres animaux, et nous répétons que cette supériorité est d’autant plus grande, même de l’homme sur l’homme, que les hémisphères cérébraux sont plus volumineux, que lés circonvolutions sont plus prononcées, que la couche qui recouvre les ventricules est plus épaisse.

Tous les animaux ont des nerfs, mais tous n’ont pas un cerveau également développé,, et sûrement la faculté d’apprécier, d’analyser les impressions, d’en déduire des conséquences n’est pas la même.

Sûrement le cerveau est l’instrument à l’aide duquel la puissance intellectuelle s’exerce, et nous répétons que cette puissance est d’autant plus grande que l’instrument est plus développé, plus complet. On s’exposerait à de grandes méprises si^ pour l’appréciation de la masse cérébrale , on ne tenait compte de l’épaisseur des os du crâne, du plus ou du moins de développement des sinus

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