CERVEAU HUMAIN
frontaux, des épanchements qui peuvent se former dans la boîte osseuse ou dans l’épaisseor du cerveau.
Développement du cerveau de l’homme, comparé à celui des animaux vertébrés. — Le développement dn cerveau humain comprend trois époques, distinctes :
La première époque comprend le cerveau de l’emde six
comprend le cerl’emde six semaines à mois.
COÜPE THÉORIQUE DU CERVEAU, MONTRANT LE DÉVELOPPEMENT DE LA MASSE ENCÉPHALIQUE.
A Cordon médullaire primitif, se divisant en trois lames. B' Lame externe, formant les hémisphères.
C Lame moyenne, formant les commissures.
D Lame interne ou centrale.
E Cervelet.
F Tubercules quadrijumeaux.
G Commissure postérieure.
H Commissure antérieure.
I Corps striés, ou lobes olfactifs.
J Couches optiques.
K Corps calleux, ou commissure externe.
L Substance blanche, ou médullaire.
M Substance grise, ou corticale.
époque compicnd le. cerveau du fœtus à partir de trois mois jusqu’à son entier développement.
Première époque. Avant l’apparition du
2i4 SYSTÈME NERVEUX UE LA ME ANIMALE.
cerveau dans l’espèce humaine, il n’existe chez l’embryon des premières semaines que les deux cordons médullaires de la moelle épinière (a) 52), renflés iso¬
lément à leur extrémité supérieure ou céphalique. Sur chaque renflement on peut voir se développer successivement trois lames médullaires; l’interne de ces trois lames (d), apparaît la première, vers la cinquième à la sixième semaine. C’est à l’extrémité de celte lame fondamentale que se développent les renflements connus sous le nom de
Couche optique, J; — corps striés, I, — tubercules quadrijumeaux, F; — et cervelet, E.
Toutes ces parties constituent le cerveau de l’embryon de six semaines , environ, qui correspond au cerveau des poissons osseux 44 et 45).
Deuxième époque. — Après le développement de la lame interne et de ses dépendances, on voit apparaître la lame moyenne (o qui recouvre bientôt l’interne. Cette lame se divise à son tour en plusieurs faisceaux médullaires pour constituer les centres d’union ou commissures, qui sont :
La commissure antérieure, H ; — la commissure postérieure, G ; la voûte à trois piliers et le corps calleux, K.
Toutes ces parties ont acquis leur entier développepement chez un fœtus de deux mois et demi environ.
A cette époque le cerveau de l’embryon peut être comparé à celui des reptiles (Jig. 46 et 47).
Troisième époque. — La lame externe (B) se développé la dernière ; elle est plus forte et plus lar^e que les autres; elle est destinée, par son épanouissement à
former les hémisphères cérébraux, (ry substance blanche, (M) substance corticale ou grise. Elle est entièrement développée à quatre mois et demi.
A cette époque, le cerveau humain peut être comparé à celui des oiseaux {Jlg. 48).
Après quatre mois et demi, les circonvolutions se développent sur ces hémisphères, et alors le cerveau du fœtus peut être comparé à celui des mammifères herbivores et carnivores {Jîg- 50).
On remarque sur les animaux auxquels on a enlevé la tête une sensibilité que les physiologistes appellent veflexe^ et qui me paraît avoir quelque analogie avec celle des plantes et des zoophytes.
Sensibilité reflexe. — Si Ton décapite un animal, une grenouille et même un mammifère, les membres s’agitent encore après la décapitation, et si, lorsque l’immobilité est complète, on fait subir à une des pattes quelque violence, immédiatement les muscles se contractent, non-seulement dans la patte torturée, mais dans les autres membres et dans tout le corps. On a pu ainsi, par l’action de l’électricité, faire relever des animaux dont on avait enlevé la tête. Chez les animaux à sang froid ce genre de sensibilité se continue assez longtemps après la décapitation. Dans les animaux à sang chaud, et surtout sur ceux qui sont placés à la tête de l’échelle zoologique, cette sensibilité disparaît très-promptement. Dans les palmipèdeselle se conserve assez longtemps pour qu’on puisse multiplier les expériences.
Les physiologistes admettent cette sensibilité, qu’ils appellent action reflexe^ dans tous les animaux, même
dans l’homme. C’est à ce genre de sensibilité que l’on attribue les mouvements involontaires.
Sensibilité végétale. — Entre les plantes et les animaux, nous avons trouvé beaucoup d’analogie sous le rapport de la nutrition, de la respiration, de la circulation. Nous trouverons aussi quelque analogie sous le rapport de la sensibilité. Bien que nous n’ayons point encore reconnu dans les plantes de système nerveux, il est constant que certaines feuilles exercent spontanément des mouvements lorsqu’on les touche; elles sentent., elles n’ont pas la même position la nuit que le jour, elles se closent, elles s’endorment le soir pour s’ouvrir le matin. Vous en trouverez des exemples dans les casses, dans la sensitive, dans Vacacia pudique, etc.
Ces plantes sentent à la manière du polype, du zoophyte, de l’étoile de mer; mais sûrement l’impression produite n’a pas les mêmes conséquences que l’impression rapportée à un cerveau complet.
Dans notre prochaine leçon nous parlerons des sens; nous vous dirons comment des nerfs se ramiüant à l’infini dans la peau rapportent les impressions au cerveau et constituent l’organe du toucher ;
Comment des nerfs se ramifiant dans la peau qui recouvre la langue constituent l’organe du goût;
Comment des nerfs se ramifiant dans la peau qui tapisse les fosses nasales constituent l’organe de l’odorat;
Comment des nerfs s’épanouissant dans l’œil constituent l’organe de la vision;
Comment des nerfs se ramifiant à l’infini dans l’eau que renferme l’oreille constituent l’organe de l’audition.