GOÛT
Du goût. — Ce que nous avons dit du toucher, nous le dirons du goût.
Dés myriades de fibrilles nerveuses épanouies dans la peau qui tapisse la langue reçoivent les impressions produites par les molécules savoureuses et les transmettent au cerveau.
Nerf Lingual. — Les fibrilles concourant à ta formation des papilles qui recouvrent les deux tier^ antérieurs de la langue forment, en se réunissant, un cordon nerveux appelé
ORGANES DES SENS
Ce nerf, abandonnant la langue, remonte vers la base du crâne, dans lequel il pénètre; après un court trajet ces fibres se séparent de nouveau, s’enfoncent dans les parties latérales de la protubérance annulaire, et gagnent sa partie postérieure, dans laquelle elles se perdent en se confondant avec les fibres du corps restiforme.
Nerf glosso-pharjngien. — Les fibrilles qui concourent à la formation des papilles recouvrant le tiers postérieur de la langue et de la portion supérieure du pharynx forment un cordon nerveux appelé nerf glosso-pharjngien, qui pénètre dans la cavité du crâne, s’enfonce dans les parties latérales et postérieures du bulbe rachidien., confondant ses fibres avec celles du corps restiforme.) comme le précédent.
Les molécules savoureuses portées sur la langue irritent, titillent les papilles nerveuses, produisent une impression qui est rapportée au cerveau et que le cerveau apprécie, compare et reconnaît pour être celle à laquelle on donne le nom de sucré, d’acide, d’amer, de doux, de saté, etc. Nous comprenons que l’impression sera d’autant plus parfaite qu’un plus grand nombre de filets nerveux seront impressionnés à la fois et que la peau qui les recouvre sera plus mince.
Les corps savoureux impressionneront un nombre d’autant plus considérable de papilles, nerveuses qu’ils seront plus divisibles. Delà la nécessité de l’humidité qui recouvre la langue; de là la raison pour laquelle les corps insolubles sont insipides.
Lorsque nous voulons apprécier un corps savoureux.