DIXIÉME LEÇON
GÉNÉRAiTION.
Conservation de l’espèce dans le règne végétal et animal; formation de l’œuf, du germe, son développement.
Nous avons vu comment le sang, porté dans les molécules qui constituent les différentes parties du corps, était décomposé et changé en os, en muscles, en graisse, en salive, en larmes, en bile, en urine, en lait, etc. Nous allons le voir se transformer de même pour coniposer les éléments de l’être nouveau.
La plupart des êtres organisés, animaux et végétaux, se reproduisent au moyen d’un ovule ^ qui, en Se complétant, forme ce que nous appelons œuf pour les animaux, graine pour les végétaux.
Cet ovule est formé par l'ovaire et dans l’ovaire.
En botanique on nomme ovaire un renflement que
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l’on trouve ordinairement à la partie la plus inférieure de la fleur.
Si nous l’ouvrons, nous remarquons dans son intérieur un grand nombre de petites granulations, ou ovules^ qui plus tard formeront des graines.
-Dans les animaux nous trouvons également un ovaire, ' et dans cet ovaire un grand nombre d’ovules à l’état rudimentaire, qui plus tard formeront des œufs.
Tout le monde a vu dans lé ventre des poissons femelles une poche plus ou moins grande, dans laquelle sont renfermées des myriades de petits œufs : c’est l’ovaire.
Cet ovaire se présente sous toutes sortes de formes, tantôt sous forme de sac, comme dans les poissons; de grappe, comme dans les oiseaux; d’amande, comme dans les mammifères.
Comme toutes les autres sécrétions, les molécules qui constituent l’ovaire reçoivent du sang ; ce sang est repris par les veines ; mais une certaine quantité de sang reste dans les molécules organiques et est changée en matière propre à faire \ovule.
Cet ovule ne devient apte à produire un être nouveau qu’à la condition d’être fécondé, c’est-à-dire d’être imprégné de quelque chose d’infiniment subtil, que l’on appelle principe fécondant., qui se trouve renfermé dans la semence des animaux, dans le pollen des plantes.
Comme pour toutes les autres sécrétions, ce principe fécondant est le résultat de la décomposition de la sève ou du sang, décomposition qui se fait au moyen de granulations dont l’ensemble constitue Xétamine dans les végétaux, la glande séminale dans les animaux'.
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glande extrémenienl variable sous le rapport de la forme et du siège.
Deux glandes sont donc indispensables pour la reproduction l’ovaire, qui sécrète l’ovule, et la glande séminale, qui sécrète le principe fécondant.
La présence de ces glandes caractérise les sexes, que l’on distingue en mâle et femelle.
yèg'étaux.^—Dans les végétaux les caractères.sexuels sont très-tranchés, très-apparents. L’examen le plus superficiel suffit pour faire distinguer dans une fleur l’appareil générateur femelle et l’appareil générateur mâle.
Vappareil générateur femelle se compose de Vuvaire; situé presque toujours à la partie inférieure de la fleur j il ust surmonté d’une tige creuse appelée pistil; par une de ses extrémités le pistil se continue avec l’ovaire, et par l’autre extrémité il s’élargit en forme d’un entonnoir surmonté de tubercules appelés stigmates ; le pistil, comme nous le verrons plus tard, sert à porter sur l’ovule le principe fécondant.
\lappareil générateur mâle se compose de Vétamine, qui se remarque au pourtour du pistil, sous forme le plus ordinairement d’un renflement fixé au reste de la fleur par un pédonculé filiforme plus ou moins allongé, renflement couvert d’une poussière jaune appelée pollen, dans laquelle se trouve le principe fécondant.
Avec intention je n’ai point parlé de la partie colorée de la fleur, la corolle, qni n’estqn’un accessoire de peu d’importance pour la reproduction.
Si les deux glandés, Xoeairc, qui sécrète l’ovule,, et
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Y étamine, qui sécrète le pollen, se trouvent sur le même sujet, sur la même fleur, on dit que la plante est hermaphrodite.
Si les deux sexes se trouvent sur le même sujet, mais sur des fleurs séparées, on dit la plante monoïque;
Et dioïque si les organes mâles et femelles se trouvent sur des sujets différents.
\éhermaphrodisme, fort ordinaire dans les végétaux et dans les animaux placés au bas de l’échelle zoologique, est très-rare dans les animaux vertébrés.
La monoécie ne se ‘rencontre guère que dans les plantes herbacées annuelles, dans les zoophytes et dans quelques mollusques.
La dioécie est au contraire la condition la plus ordinaire dans les animaux vertébrés, poissons, reptiles, oiseaux, mammifères.