OISEAUX
Fig. 62.
OVAIRE nES OISEAUX EN GRAPPE.
A Ovule à l’état de maturité.
B Indice de la rupture de la vésicule.
G C CEufs à un degré de maturité moins avancé. - O Vésicule de de graaf rompue, vide.
E Ovule très-petit sur lequel on voit la cicatriculc.
Organes femelles , — Dans les oiseaux l’ovaire est unique il est placé au-devant de la colonne vertébrale; il se présente sous forme d’une espèce de grappe, fig.
62, composée d’un grand nombre de granulations présentant des ovules à différents degrés de développement; autour de cet ovule se grou-
GÉNÉRATION
peut des molécules d’une teiule plus ou uioius jaune, qui constituent le vitellus ; une membrane appelée vitelline renferme le tout.
Le vitellus ainsi formé déchire la membrane de l’ovaire, s’engage dans Xoviducle^ qu’il parcourt; en traversant ce conduit, il reçoit le principe fécondant, comme nous le verrons plus tard; il se charge de matière albumineuse et complète cette merveilleuse organisation appelée œuj\ dans lequel se . développe le germe, comme nous l’avons dit dans notre introduction.
Fig. 65.
L’œuf d’oi-
L Cumulus proïigi r
que tout le monde connaît, est composé du jaune, ou vitellus, du blanc, ou albumen, et d’une coquille.
Le vitellus placé au centre de l’œuf, fig.
63 (H), est recouvert d’une enveloppe membra-
M Cicairicule.
neuse, appelée membrane vitelline.. Le vitellus est maintenu au centre de l’œuf par une autre membrane très-mincë appelée chalazifère, qui se termine par deux espèces de cordons (gg) contournés en spirale, fixés à
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chaque extrémité de l’œuf; ces cordons ont reçu le nom de chalazes.
L’albumen est composé de deux couches : l’une tc), très-liquide, s’échappe de l’œuf lorsqu’on le casse; l’autre (f) , plus épaisse , appelée albumen condensé, reste autour du vitellus; une membrane (e) , à laquelle on donne le nom de membrane de l’albumen , sépare les deux couches.
Une autre membrane plus épaisse, que l’on désigne sous le nom de membrane à air (dd), et la coquille (a) , recouvrent le tout.
La membrane à air est composée de deux feuillets, l’un recouvre immédiatement l’albumen, l’autre est appliqué contre la coquille; ces deux feuillets, . pendant l’incubation, se séparent et laissent entre eux un espace appelé chambre à air (d).
La coquille, composée de sels calcaires, est percée de myriades de petites ouvertures qui donnent passage à l’air.
Au centre du-^vitellus on trouve une petite tache blanche w appelée vésicule germinative, que l’on peut très-bien voir dans les œufs durs, qui ont été soumis à la cuisson. Cette tache, située au centre du vitellus dans les œufs très-frais, se déplace par l’incubàtion et vient se placer à la circonférence, et alors au lieu d’une tache on trouve une espèce de fusée (k) à laquelle on donne le nom de canal de la vésicule, qui se termine par un renflement (M) désigné sous le nom de cicatricule, sur laquelle nous reviendrons plus tard en parlant de la formation du germe.
GÉNÉRATION
Organes mâles. — Dans l’oiseau mâle on trouve, sur les côtés de la colonne vertébrale, deux corps oblougs d’un blanc resplendissant, que l’on désigne vulgairement sous le nom de rognons : ce sont les glandes séminales. Examinée attentivement, cette glande est composée de myriades de petits filaments microscopiques aboutissant tous à un conduit unique appelé canal déférent; une membrane mince, appelée tunique alhuginée, lui sert d’enveloppe.
Le liquide sécrété est versé par le canal déférent à la partie inférieure de l’intestin, appelée cloaque.
Et au moyen d’une ouverture garnie d’une espèce de mamelon, à peine apparent dans les oiseaux, la liqueur séminale est rejetée au dehors.
Continuellement sécrétée, cette liqueur, avant d’être rejetée au dehors, est déposée temporairement dans un réservoir ou renflement du canal déférent, auquel on a donné le nom vésicale sé/nimde.^ vésicule qui remplit pour la semence le rôle de la vésicule biliaire pour la bile, de la vessie pour l’urine.
SIADIMIFERES.
Pour la classe des mammifères nous trouvons, à peu de chose près., la même organisation.
Organes femelles. — Pour la femelle l’appareil se compose de deux ovaires et de deux oviductes appelés trompes, d’une poche appelée utérus, dans laquelle l’œuf est déposé, et d’un conduit musculo-membraneux qui met l’appareil interne en rapport avec l’extéiieur du corps.
Idovaire est ordinairement peu volumineux. Pour le
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volume et la conformation extérieure il est assez semblable à un œuf de pigeon ou à une grosse amande,
11 est flottant dans la cavité du ventre et fixé par un cordon ligamenteux à l’utérus. Examiné à l’intérieur on le trouve, comme tous les ovaires, composé d’un grand nombre de petites granulations; un tissu cellulaire abondant, dans, lequel il ne s’amasse jamais de graisse, réunit ces granulations; une membrane mince enveloppe le tout.
Ces granulations, que le jeune sujet apporte en naissant, se développent, mûrissent avec l’âge, forment les ovules.
La comme l’ovaire, par une de ses extrémités
est flottante dans la cavité de l’abdomen; par l’autre elle tient à l’utérus.
L’extrémité flottante se termine par un épanouissement déchiqueté, frangé, que l’on appelle pavillon. ,
L’extrémité qui correspond à l’utérus est beaucoup plus petite.
Utérus. — On appelle utérus une espèce de sac, de poche, qui résulte de la réunion des deux trompes.
Nous avons dit que dans les poissons, dans les oiseaux, dans lesquels on ne trouve point de poche utérine, les oviductes s’ouvraient isolément au'dehors ou dans la partie inférieure de l’intestin.
Dans la plupart des mammifères les trompes se réunissent dans la cavité du ventre, et de leur réunion résulte une poche à laquelle on donne le wom dé utérus dont la forme est subordonnée au point où se fait la réunion des trompes. ‘
GÉNÉRATIOJN .
Si cette réunion a lieu très-près de l’ouverture cutanée, cette poche unique est de peu d’importance-, mais alors les oviductes, les trompes sont susceptibres d’un grand développement et forment deux grandes cornes ou prolongements, dans lesquels se développe le germe : c’est ce qui constitue Vulérus bifide que l’on rencontre dans les mammifères multipares, c’est-à-dire qui font plusieurs petits à la fois, tels que chiens, chats, lapins, brebis, truies, etc.
Si, comme dans l’espèce humaine, les oviductes se réunissent loin de la surface cutanée, il en résulte un utérus unique dans lequel l’œuf est déposé, où il séjourne et se développe.
représente une poche de forme triangulaire, aplatie d’avant en arrière, située dans le bassin, entre le rectum et la vessie; dans l’état de vacuité, l’utérus présente plutôt des parois de cavité appliquées les unes contre les autres qu’une cavité réelle ; les pacois en sont épaisses,, composées, comme tous les organes creux, de fibres musculaires superposées et entre*croisées dans tous les sens, et d’une membrane muqueuse qui en tapisse l’intérieur; de nombreux vaisseaux se distribuent dans les parois de cet organe ; les troncs veineux surtout y sont en très-grand nombre et très-développés. C’est dans ces veines que s’accumule le sang qui fournit à la menstruation.
L’utérus, vu à l’intérieur, présente trois ouvertures; deux de ces ouvertures, dont le diamètre admet à peine une soie de sanglier, correspondent aux trompes; la troisième, appelée utérine^ fait communiquer
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la cavité de Tutérus avec un conduit musculo^membraneuæ, qui se continue avec la peau qui recouvre le reste du corps.
L’utérus est un des organes qui appartiennent plus spécialement au système nerveux de la vie organique ou involontaire. Les nerfs lui sont fournis par le système nerveux ganglionnaire. Il agit sans le concours de notre volonté; aussi il est insensible aux excitations directes, comme à l’action du chloroforme, et même du fer rouge.
Organes mâles. — L’appareil mâle se compose, comme celui des poissons, des reptiles, des oiseaux, de la glande séminale, d’un conduit séminal ou déférent, d’un réservoir dans lequel le liquide sécrété est déposé et d’un appareil propre à le transmettre au dehors.
Les glandes séminales^ au nombre de deux, se trouvent, comme dans lés autres vertébrés , sur chaque côté de la colonne vertébrale.
Dans quelques mammifères ces glandes sont constamment renfermées dans la cavité abdominale; chez d’autres elles apparaissent au dehors, seulement à l’époque du rut; mais dans la plupart elles se déplacent dès la première enfance, gagnent la partie inférieure du tronc, se font jour à travers les parois du ventre et se placent sous la peau où elles restent.
Cette glande, recouverte d’une enveloppe très-mince, à laquelle on donne le nom de membrane albugine'e, est composée de filaments excessivement ténus, entortillés les uns sur les autres, qui lui donnent quelque apparence avec un peloton de fil ; on compte plus de
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800 de ces filaments , et leur longueur réunie serait de plus de 600 mètres..
Rien ne peut donner l’idée de la finesse de ces conduits. Lorsqu’on ouvre cette glande et qu’on l’agite dans l’eau après une longue macération, on voit ces filaments se détacher comme si on agitait une boule de laine ou de coton ; cependant on parvient à les injecter, c’est par ces conduits que passe la liqueur séminale.
Indubitablement chaque filament se termine par une ou plusieurs granulations, qui sécrètent le fluide spermatique; dans les insectes, dans les mollusques, ces granulations peuvent être aperçus au microscope; mais, dans les mammifères, leur ténuité est telle, que leur existence est révoquée en douté.
Tous ces conduits, après un grand nombre de circonvolutions, se réunissent, forment, avant de se sépar rer de la*glande, un renflement très-flexueux, verraiforme, grisâtre, que l’on appelle épididjme. De cet épididyme naît le canal déjérent ^ canal ordinairement d’un très-petit calibre, qui se sépare de la glande, remonte, pénètre dans la cavité du ventre par une ouverture spéciale, se replie pour se placer dans la cavité du bassin, entre le rectum et la vessie, sur laquelle il s’applique ; là ce canal, très-rapproché de celui du côté opposé, offre un renflement, une poche qui a reçu le nom de vésicule séminale.
■ C’est dans cettq vésicule que le fluide continuellement sécrété par la glande est mis en dépôt et séjourne jus>qu’au moment de l’expulsion.
GÉNÉRJVTION.
L’intérieur de cette vésicule présente deux ouvertures : l’une communique avec le canal déférent, dont nous venons de parler, et l’autre donne naissance à un petit canal excréteur, qui se réunit à celui du côté opposé pour former l’appareil externe.
Cet appareil se présente dans les vertébrés : tantôt, comme dans les oiseaux, sous forme d’un mamelon très-petit, assez semblable à un grain d’orge, percé à son, extrémité pour livrer passage à la liqueur séminale; tantôt, comme dans les mammifères, sous forme d’un prolongement plus ou moins développé, plus ou moins compliqué.
A la réunion dé la vésicule séminale et de l’appareil externe on trouve une autre glande, désignée sous le nom de prostate\ dont la forme est très-variable et qui sécrète un liquide assez semblable à de l’eau. Ce liquide paraît avoir pour usage de servir de véhicule à la liqueur séminale.
Principe fécondant.^ — On a été curieux de savoir quelle était la nature de ce principe fécondant, si sübtil et si puissant ; des micrographes ont vu dans le pollen des plantes, dans la poussière jaune qui renferme le principe fécondant, des corpuscules exécutant des mouvements. Ces mouvements, admis par les uns, rejetés par les autres, rencontrent aujourd’hui encore beaucoup de contradicteurs.
Mais dans la liqueur séminale des animaux, le microscope montre avec la plus grande évidence des animalcules s’agitant avec une grande rapidité.
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Fig. 64.
ANIMALCULES SPERMATIQUES, ZOOSPERMES.
^ Tete.
Corps.
Fig. A. Segmentation de l’ovule.
Fig. B. Ovule mûr, zoosprrmes en faisceau enroulés SC mordaut la queue.
Fig. C. Zoospermes sortis de l’œuf, encore
Zoospermes. — Ces animalcules, auxquels on donne le nom à' animalcules spermatiques , de zoospermes ^ de spermatozoïdes^ se présentent sous forme d’un corps assez semblable au têtard de grenouille, que tout le monde connaît. Une des extrémités présente un renflemen t considérable, que l’on appelle tête; l’autre extrémité se termine par un pro-
et accolés l’un à l’autre.
longement filiforme : c’est la queue.
Examinés dans la semence des mollusques, des insectes, des poissons, des reptiles, des oiseaux, dès mammifères, ces animalcules se présentent toujours à peu près avec la même forme; l’extrémité céphalique est un peu plus grosse ou plus petite, la partie filiforme plus fine ou plus courte; mais toujours on leur retrouve une ressemblance avec le têtard de grenouille.
Plusieurs heures après leur extraction, les zoospermes continuent à vivre, à s’agiter, pourvu que l’on entretienne le liquide dans lequel ils sont plongés à une tem-
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pérature convenable. On a pu s’assurer qu’ils peuvent vivre dans l’eau, dans toutes sortes de liquides, à conditioii que ces liquides ne soient ni trop acides ni trop alcalins.
S’il faut en croire les physiologistes micrographes, les zoospermes, avant d’arriver à leur complet développement, passent par. diverses phases.
Dans la liqueur séminale on rencontre avec les zoospermes des globules qui ne sont que des œufs renfermant des animalcules à l’état rudimentaire, qui se développent, éclosent, grandissent, changent de peau, comme le font les insectes, avant d’arriver à leur état parfait, c’est-à-dire à l’état adulte.
Dans les insectes ces animalcules, déposés par le mâle dans la poche copulatrice de là femelle, peuvent y vivre pendant des années, comme on le remarque dans l’abeille, qui, fécondée une seule fois, produit pendant plus de quatre ans et presque journellement des œufs féconds (1).
J’ai remarqué que dans la poche copulatrice de l’une ou l’autre abeille, les zoospermes ne présentaient pas toujours la même forme. Dans les unes j’ai trouvé les zoospermes, comme dans les autres animaux, avec une grosse têteetune longue queue ; dans d’autres j’ai trouvé les zoospermes filiformes sans renflement céphalique.
Serait-ce que les uns étaient encore adultes, et que les autres déjà vieux, touchaient au terme de leurexistence, à l’état de décrépitude?
(t) Plus de soixante mille par an.
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