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Comparons Vai'oine au tn^fle. Pour l'avoine, sur 107,800 mètres carrés de surface totale des radicelles, le sol actif en renferme 77,220, c'est-à-dire environ les trois quarts.
Pour le trèfle, au contraire, la couche de surface en
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cont'KMit s(Milom(nit ;5.;)()() iiuHn's carrés sur cVj,000, soit seuloinoiit un soi/iria(\
L'avoine vit donc principaloniont delà couche superliciolle. IjC trMlo vit surtout dos couclies profondes.
('os circonstances étant connues, imaginons que sur un sol de fertilité moyenne, on institue une culture continue d'avoine : ré})uisement de la première couche ne tardera pas à se manifester par une décroissance de la récolte, mais nous pourrons le combattre efiicacement en ri^stituani à cette couche des matières nutritives. Si elles sont solides, le lal)our (ui permettra la dissémination parfaite dans tout le sol actif : s'il s'agit d'engrais liquides- ou solul)les, coir^me les nitrates ou les sels ammoniacaux, un épiindage de surface suffira pour en pénétrer la couchée superli^ielle de terre. Ainsi, par l'emploi d'engrais convenables, nous pourrons reproduire indélinimenl do bonnes récoltes d'avoine, de blé. d'orge, de foin de prairie.
Supposons le même cliamp cultivé en trètle : celui-ci se nourrit surtout aux dépens d(^s deuxième, troisième, ({uatrième couclies, presque ]uis aux dépens de la première; c'est donc à ces couches profondes qu'il faudrait reslitucu' des élériKMiIs u rtilisants pour empêcher l'épuisement de la terres Tuais ce n'est pas possible dans la pratiquer habituelle; car si l'engrais est solide et insoluble, le labour ne l'enfouil que dans la première couche. Les. engrais solubles ])hospliori([ues ou x)otassi({ues. seront arrêtés par les particules terreuses du sol actif. 11 en serait de mùine d(^s sels ammoniacaux; ({uant aux nitrates, ils pourraicMit, giTce à la pluie, pénétrer dans les profondeurs de la terre. Mais on sait que les (mgrais azoiés sont ici d'un secours fort mé- (iiocro. puis([U(^ le IrMhi p;^;r:. aiséiiient lixer l'azote alnios])hériqu(» p;ir r'inlerméilialre du sol. L'engrais minéral, seul utik^, fera déf'iut aux couches nourricières. Aussi la culture du trètle ne pourra être main-
tenue sur un même champ, malgré raddition de fumures abondantes : c'est ce qu(^ l'expérience agricole a vérilié souvent.
A Rothamsted, l'usage d'engrais renforcés n'a j)as permis, en général, de poursuivre la production continue du trèfle. Au contraire, pour le blé, l'addition d'engrais a maintenu une fertilité parfaite.
Pour le trèfle, ce résultat ne pourrait être atteint que par un défoncement énergique du sol, réalisant la pénétration des principes fertilisants jusqu'à une profondeur suffisante.
Pratique de la jaclière. — (Jes faits sont connus depuis longtemps. Les anciens avaient observé qu'un champ, soumis sans interruption à une même culture de céréales, fournit des rendements qui vont en diminuant, malgré l'emploi des fumures. C'est que le fumier de ferme, qu'ils employaient seul en quantité insuffisante, ne pouvait empêcher cet afl'aiblissement. Ils pensèrent que la diminution d(^s récoltes était due à une fatigue de la terre, et. pour lui rendre ses forces, ils lui donnèrent le repos; c'est ainsi que prit naissance la jachère alternante. Après une récolte de froment, on laissait le champ inactif et, durant une année entière, on le labourait et on lui distribuait du fumier.
Pendant cette ))ériode, où le sol est vide et soigneusement nettoyé de toutes les herbes inutiles, des principes nutritifs deviennent assimilables, mais n'étant pas consommés, ils s'accunmlent en majeure partie sur les particules terreuses; la fertilité réelle pour la récolte de l'année suivante en est accrue, sinon doublée.
Des assolements. — Cette prati([ue put être avantageuse quand le sol était sans valeur, c^^;U-à-dir(^ dans les régions peu habitées. Mais quand le sol devint cher, on ne tarda pas à trouver insufiisantes ces récol-
tes biennales qui d'ailleurs n'étaient pas doubles de la récolte annuelle. On parvint k reconnaître qu'on peut sans inconvénient supprimer le repos de la terre, à condition de changer chaque année la culture qu'on lui confie. Ainsi Pline recommanda comme excellente la succession suivante : froment, orge, navets.
La jachère fut délaissée, mais on y revint en quelque manière. Gharlemagne prescrit d'appliquer aux terres royales l'ordre qui suit : froment, avoine, jachère.
Au. seizième siècle, les légumineuses fourragères furent introduites dans ces rotations de culture, et les agronomes appliquèrent leurs efforts à rechercher par l'expérience quel ordre était le plus avantageux, quelle longueur de période était la meilleure. Cette succession, qu'on nomme Vassole7nent , fut dans chaque région établie par l'usage; aussi la variété des assolements est-elle pour ainsi dire indéfinie.
Nous trouvons dans les divers pays des assolements très différents, depuis les assolements biennaux, encore très usités pour des terrains très fertiles, jusqu'aux assolements qui comprennent dix-huit années, et même davantage, et où figurent les cultures forestières. Nous donnons ci -dessous plusieurs exemples de ces assolements, que nous ne pouvons nous arrêter fi commenter un à un.
Exemples d'assolements usités.
DURÉE delà