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consiste à apprécier les besoins du sol, par des essais culturaux pratiqués sur ce sol lui-même.
Sur un certain nombre de parcelles du même champ, on cultive une même plante, à l'aide d'un engrais différent.
Voici, par exemple, de quelle manière peuvent être organisés ces essais.
Sur la partie du champ qui représente le mieux sa composition moyenne, on trace un carré de 43 mètres de côté , et on le divise par des chemins larges de 1 mètre, en 16 carrés égaux, ayant chacun un are de superficie'. Sur la terre des carrés, convenablement travaillée, on répand, à l'automne, des doses connues de principes fertilisants, ces doses variant d'ailleurs avec la nature de la récolte à produire.
Par exemple, pour la culture du blé, Vazote sera distribué à raison de 70 kil. par hectare, soit O'^'*? sur chacun des carrés qui doivent en recevoir; il sera fourni de préférence sous forme de sulfate d'ammoniaque.
U acide phospliorique doit être distribué à raison de 60 kilogrammes par hectare, soit 0^^'6 par caj*ré recevant une fumure phosphatée ; on se servira avec avantage de phosphate de chaux précipité ou de scories de déphosphoration.
La potasse sera fournie à raison de 60 kilogrammes par hectare, soit 0^^^6 par carré fumé ; on la prendra de préférence à l'état de sulfate de potasse.
La chaux est distribuée en certaine quantité en même temps que l'acide phosphorique qui lui est combiné ; mais on devra, dans quelques essais, en donner des quantités plus importantes, à raison de 100 kilogrammes par hectare, soit 1 kilogramme par petite
1. Dans des pièces peu étendues, on peut se contenter de petits carrés de 5 mètres de côté, ayant par conséquent une surface quatre fois plus faible.
Digitiz^
pièce fumée. Si la terre n'est pas acide, on pourra avantageusement la fournir sous forme de sulfate de chaux ou plâtre ; si la terre était acide, il conviendrait de donner la chaux à l'état de chaux vive ou de marne.
Les fumures seront réparties sur les carrés, comme l'indique la figure ci-jointe :
Sans engrais.
Lzote (A)
(Ph) Acide Pbosphor.
Ph
Azote et Acide Phosphor.
A. Pb
(Po) Potasse.
Po
A. Vo
Ph. Po
A. Ph. Po
(Ch) Chaux. .
Ch
A. Ch
Ph. Ch
A. Ph. Ch
Potasse et chaax..
Po. Ch
A. Po. Ch
Ph. Po. Ch
Fumure complète.
On a ainsi réalisé toutes les combinaisons possibles de fumures, depuis l'absence totale d'engrais sur le carré n» 1 jusqu'à la réunion des quatre fumures sur le carré n» 16.
Tous les carrés, ayant été ensemencés soigneusement de la même manière, ne tardent pas à présenter
loi LËÇONSi éLEMfiHTAtHSiâ
des aspects différents, qui rendent visible l'action relative des divers modes d'engrais. A la moisson, on recueille à part et on pèse le produit de chaque parcelle en paille et en grains. La comparaison des récoltes ainsi obtenues donne des indications sur Tinfluence spéciale des principes nutritifs ajoutés ; si, pour quelques-uns, elle est peu marquée ou même insensible, c'est que le sol en possédait suffisamment et qu'il est superflu de lui en fournir.
Des essais semblables peuvent être institués pour les diverses cultures ; mais il sera préférable de fournir les éléjnents fertilisants à des doses différentes. Pour la tHgne, on les distribuera à raison de :
20 kilogr. par hectare pour l'azote ; 30 — — Facide phosphorique ;
80 — — tapotasse;
100 — — la chaux.
On pourra mesurer les poids de raisins produits par chaque parcelle, en même temps que le degré glucométrique du moût qu'ils fournissent.
Quand la terre du champ produit une vive effervescence sous l'action des acides, l'addition de calcaire n'exerce habituellement aucun effet; on peut supprimer les parcelles 9 à 16 en ne conservant que les huit premières.
Besoms spéciaux des diverses cultures* — Dans les sols de fertilité uniformément médiocre, il convient le plus souvent de restituer à la terre, par l'engrais, les principes nutritifs qui ont été enlevés par les récoltes. La composition de ces dernières* nous renseigne donc en quelque manière sur les quantités d'éléments