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DES PRINCIPAUX CORPS SIMPLES OU COMPOSÉS QU'ON UTIUSE EN AGRICULTURE

Aoide acétique (formé de carbone, hydrogène, oxygène). — Liquide volatil, incolore, de saveur très acide, d'odeur piquante; se produit dans Toxydation de Talcool par l'oxygène de l'air sous l'action d'un ferment spécial. Le vinaigre est formé principalement d'acide acétique mélangé d'eau. L'union de l'acide acétique avec les oxydes donne naissance à des sels solides, les acétates, h' extrait de Saturtie est une dissolution d'un acétate de plomb. Le verdec est un acétate de cuivre.

Acide carbonique (carbone, oxygène). — Gaz incolore plus lourd que l'air, d'odeur piquante, incapable d'entretenir les combustions et la respiration de l'homme et des animaux, qui seraient asphyxiés dans une atmosphère trop riche en acide carbonique. C'est le produit principal de la combustion du charbon : il se forme dans la putréfaction des matières végétales et animales. Il se dégage en grande quantité pendant la fermentation alcoolique. Il existe abondamment dans l'eau de Selz et dans les vins mousseux.

Acide chlor hydrique (hydrogène, chlore). — Gaz incolore, fumant, très solubledans l'eau. On désigne habituellement sous ce nom sa dissolution concentrée dans l'eau, liquide fumant, incolore ou jaunâtre, doué de propriétés acides énergiques, peu corrosif, vulgairement nommé esprit de sel, qui dissout rapidement le fer et le zinc,

Acide oxalique (carbone, hydrogène, oxygène). — Solide blanc cristallisé, existe en dissolution dans beaucoup de sucs végétaux , principalement dans l'oseille , où îl est par-

tiellement combiné avec la potasse, sous forme de sel d'oseille, utilisé pour le blanchissage. L'acide oxalique et les oxalates sont très vénéneux.

Acide nittique ou azotique (azote, oxygène). — Sa dissolution aqueuse concentrée est vulgairement appelée eau forte: liquide incolore ou jaune rougeâtre, acide très énergique, extrêmement corrosif, qui tache la peau en jaune et la désagrège; il attaque tous les métaux usuels, à l'exception de l'or.

Acide phosphorique (phosphore, oxygène). — Solide blanc floconneux, très avide d'humidité, qui se produit par la combustion du phosphore. La dissolution aqueuse concentrée est un liquide acide corrosif, qui se trouve fréquemment en certaine dose dans les superphosphates.

Acide suif hydrique ou hydrogène sulfuré. — (Hydrogène, soufre.) — Gaz incolore, d'une odeur désagréable qui rappelle les œufs pourris. Il existe en petite quantité dans lés eaux thermales dites sulfureuses, et se forme très fréquemment dans la décomposition des matières animales ou végétales qui contiennent du soufre; en particulier, il se dégage abondamment des fosses d'aisance en même temps que l'ammoniaque. C'est un gaz très vénéneux et très dangereux à respirer à dose un peu forte.

Acide sulfureux. — (Soufre, oxygène.) — Quelquefois appelé gaz dic soufre. Gaz incolore, d'une odeur suffocante, se produit dans la combustion du soufre. Il possède des propriétés antiseptiques remarquables, assez fréquemment mises à profit, en particulier pour le soufrage des tpnneaux et aussi pour le miitage des vins blancs. Il possède un pouvoir décolorant assez marqué : ses dissolutions s'oxydent à l'air et se transforment peu à peu en dissolutions d'acide sulfurique absolument inodore.

Acide sulfurique. — (Soufre, oxygène.) — Sa combinaison avec l'eau est vulgairement nommée huile de vitriol : liquide huileux, lourd, incolore ou brunâtre, acide très .énergique, ayant pour l'eau une avidité extrême; mis au contact des tissus animaux ou végétaux, il les carbonise en s'hydratant; Il est donc très dangereux à manier. Combiné avec la potasse, la chaux ou les oxydes métalliques, il donne les sulfatées, dont le maniement n'offre aucun danger.

Acide tftrtriciiie. — (Carbone, hydrogène, oxygène.) — Solide, blanc, soluble dans l'ean, à saveur très acide. Il existe dans le vin h Tétat libre et aussi sous forme de tartrate de potasse. La lie de vin est constituée par du tartrate de chaux mélangé de diverses impuretés. Non vénéneux.

Acide phéniqae ou Phtool. — (Carbone, hydrogène , oxygène.) — En général liquide incolore ou brun, peu soluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool étendu. Il possède une odeur très forte et des propriétés caustiques assez énergiques qui en font un désinfectant et un antiseptique puissant. Il est vénéneux.

Acide salicyUque. — (Carbone , hydrogène, oxygène.)

— Soluble, antiseptique assez puissant. Il a été employé seul ou combiné à la soude (salïcylate de soude) pour le mutage des vins blancs, mais son action sur l'organisme humain n'est pas sans danger et en proscrit l'usage pour le traitement des vins.

Air atmosphéricpxe. — (Mélange d'azote et d'oxygène.)

— (Voir chapitre 1er.)

Alcool ordinaire. — (Carbone , hydrogène, oxygène.) — Appelé esprit de vin. Liquide incolore, volatil, de saveur brûlante , brûle avec une flamme pâle, en dégageant de la vapeur d'eau et de l'acide carbonique. On l'obtient par la distillation convenablement pratiquée des liquides, vins, bières, cidres, etc., qui le contiennent mélangé à beaucoup d'eau et à divers principes. Ces liquides proviennent de la fermentation alcoolique des dissolutions aqueuses de matières suci*ées, c'est-à-dire du dédoublement de ces matières en acide carbonique et alcool sous l'action d'un ferment particulier. Le degré commercial d'un alcool, d'une eau-devie, d'un vin ou d'un liquide alcoolique'quelconqite, indique la proportion de litres d'alcool pur qui existe dans 100 litres de ce liquide.

Alumine. — (Oxygène, aluminium). — Matière blanche, légère, insoluble, qui, combinée avec la silice et une certaine dose dVau, forme l'argile ; elle existe à l'état de combinaison dans un grand nombre de roches naturelles.

Ammoniaque. — (Azote, hydrogène). — Gaz incolore plus léger que l'air, très soluble dans l'eau. On désigne habituellement sous ce nom et sous le nom vulgaire d'alcali

volatil la dissolution aqueuse de ce gaz ; c'est un liquide incolore, qui dégage une odeur très vive et provoque le larmoiement. Il est très caustique, ce qui le fait employer contre les piqûres d'insectes et les morsures de vipère. Il se combine énergiquement avec les acides et donne ainsi les sels ammoniacaux solides, en général peu odorants. L'ammoniaque ajoutée en excès à une dissolution de sulfate de cuivre y détermine d'abord la formation d'un précipité solide d'oxyde de cuivre, puis redissout cet oxyde en donnant Yeait céleste bleue , qu'on emploie fréquemment pour combattre le mildew de la vigne.

Azote. — Gaz simple incolore , inodore , qui n'entretient ni la respiration ni les combustions. Forme la plus grande partie de Fair atmosphérique, et entre dans la constitution de la plupart des tissus vivants en même temps que le carbone, l'hydrogène et l'oxygène. (Voir chapitre 1er.)

Carbonate d'ammoniaque. — (Acide carbonique, ammoniaque, eau.) — Solide, blanc, soluble , dégageant une forte odeur ammoniacale. Il possède [des propriétés caustiques assez marquées.

Carbonate de chaux ou Calcaire. — (Acide carbonique, chaux.) — Solide, blanc quand il est pur, insolu'ble dans Teau pure, un peu soluble dans l'eau chargée d'acide carbonique; les dissolutions acides le détruisent avec effervescence due à l'acide carbonique dégagé. Il est très répandu dans la nature sous le nom de calcaire ; les marbres sont du calcaire cristallin ; la craie est un calcaire amorphe de faible dureté; le blanc d'Espagne est du calcaire pulvérulent blanc, qu'on emploie quelquefois pour saturer les acides libres trop abondants dans le vin.

Carbonate de potasse. — (Acide carbonique, potasse).

— Désigné souvent sous le nom de potasse. Solide blanc, soluble, très alcalin et caustique. Les acides solubles en dégagent Tacide carbonique. La potasse brute du commerce est un mélange de ce sel avec diverses impuretés. Il forme la partie active soluble des cendres de bois. Avec les matières grasses, il fournit des savons solubles.

Carbonate de soude. — (Acide carbonique, soude, eau).

— Désigné sous le nom de cristaux de soude. Sel incolore soluble, tombant en poussière dans l'air sec. Saveur et

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réaction caustiques ; il agit sur les corps gras pour donner des savons solubles dans Teau ; de là son emploi x)our le dégraissage. La soude ordinaire n'est autre chose qu'un carbonate de soude impur, et moins riche en eau.

Carbone. — Corps simple solide, infusible, insoluble, qui entre dans la constitution de toutes les matières organiques et forme la majeure partie des chat^bonSy qui sont, du reste, dans tous les cas, d'origine organique. Le diamant, ÏRplombagine ou graphite sont du carbone à peu près pur. Le noir de fumée, l'anthracite, le charbon de bois, le coke, la houille, le lignite, et même la tourbe, sont des charbons de richesse décroissante en carbone.

Le carbone brûle en dégageant de l'acide carbonique, et peut aussi produire du gaz oxyde de carbone, si l'air lui arrive en quantité trop petite.

Chaux. — (Oxygène, calcium). — Solide blanc ou grisâtre, qu'on appelle chaux vive, qui absorbe rapidement l'humidité et l'acide carbonique de l'air, et se transforme finalement en calcaire. Au contact de l'eau, elle dégage beaucoup de chaleur, et se combine à l'eau pour donner une matière plus volumineuse, nommée chaux éteinte, peu soluble dans l'eau, à réaction très caustique. La chaux éteinte absorbe assez promptement l'acide carbonique de l'air, et S9 change en carbonate de chaux insoluble. La chaux se combine aux acides en donnant des sels très stables.

Chlore. — Gaz simple, jaune verdâtrc, assez soluble, plus lourd que l'air, d'une odeur suffocante : il est dangereux à respirer. Il se combine aisément avec l'hydrogène pour donner de l'acide chlorhydrique, et tend à s'emparer de l'hydrogène des matières organiques, qu'il détruit ainsi plus ou moins; de là son pouvoir décolorant et désinfectant.

Chlorure de chaux. — (Chlore, chaux). — Solide l)lanc très usité comme désinfectant parce qu'il dégage du chlore, lentement sous l'action de l'acide carbonique de l'air, énergiquement quand on y verse de l'acide chlorhydrique ou du vinaigre.

Chlorure de potassium. — (Chlore, potassium). — Sel cristallisé, incolore, très soluble, inodore et non caustique, attire l'humidité de l'air.

Chlorure de sodium. — (Chlore, sodium). — Nommé se? marin, sel gemme, sel de cuisine. Propriétés connues.

Chlorure de zinc. — (Chlore, zinc). — Les dissolutions incolore.", de ce sel sont fréquemment employées comme désinfectant des fosses d'aisance. Vénéneux.

Cuivre. — Métal simple rouge. A Tair humide, il s'altère très lentement en fixant de l'oxygène, de l'acide carbonique et de Teau, et donne le vert de gris. L'altération est beaucoup plus rapide à Fair en présence de l'ammoniaque, des acides, des matières grasses : les produits verts ou bleus ainsi formés sont vénéneux. Le laiton ou cuivre jaune est un alliage de zinc et de cuivre. Le bronze est un alliage à proportions variables de cuivre et d'étain renfermant souvent un peu de zinc. Le laiton et le bronze sont un peu moins altérables que le cuivre rouge.

Eau. — (Hydrogène, oxygène). — L'eau pure s'obtient par la distillation des eaux naturelles qui sont un mélange d'eau pure avec de petites proportions de matières salines. Une eau potable doit être limpide, aérée, inodore; elle doit, quand on l'évaporé, laisser un léger résidu solide contenant du calcaire : il ne faut pas qu'elle renferme de matières organiques.

Eau régale. — Mélange d'acide nitrique et d'acide chlorhydrique, plus actif que chacun d'eux, et capable de dissoudre même l'or; usité fréquemment *dans l'analyse chimique des sols.

Fer. — Métal simple grisâtre. A l'air humide, il subit une altération profonde, parfois assez rapide, et se change en oxyde hydraté, nommé rouille , non vénéneux. Pour éviter cet effet, on empêche l'accès de l'air, en recouvrant le fer de peintures ou de minces couches métalliques. Le fer blanc est de la tôle de fer, recouverte d'une pellicule d'étain : l'altération du fer blanc est lente à se produire, mais progresse rapidement quand elle a commencé. Le fer galvanisé est du fer recouvert de zinc ; l'altération n'est que superficielle, et va très lentement, mais son emploi serait dangereux pour les vases culinaires.

Uacier et la fonte sont du fer associé à de petites quantités de carbone : leur oxydation va un peu moins vite que celle du fer.

258 TABLE AUPHABÉTIQUB

Qlyoérlne. — (Carbone, hydrogène, oxygène). — Liquide incolore, soluble, de saveur sucrée, base de toutes les matières grasses, se forme en petite quantité pendant la fermentation alcoolique. L'addition de glycérine au vin est une falsification quelquefois pratiquée sous le nom de Sçheelisage.

Hydrogène. — • (laz simple, le plus léger de tous les corps : sa densité est quatorze fois et demie plus petite que celle de Fair. Partie constituante de l'eau et de toutes les matières organiques, il brûle avec une flamme très chaude ,en se transformant en eau.

Hydrogènes carbonés ou carbures d'hydrogène (carbone, hydrogène). — Corps très nombreux qui dérivent tous des matières organiques; ils sont tous combustibles et brûlent habituellement avec une flamme éclairante en donnant de l'aiu et de l'acide carbonique ; ils sont insolubles dans l'eau, et un grand nombre sont assez vénéneux. Comme carbure gazeux, nous citerons le gaz des marais ou grisou ; comme liquides, les pétroles, la bensine, V essence de térébenthine'; comme solides, la. paraffine et la naphtaline. Hydrogène siilfaré (voir Acid^ sulfhydrique). Magnésie (magnésium, oxygène). — Solide blanc insoluble; se combine avec les acides pour donner les sels de magnésie. (Voir Sulfate de magnésie.)

Matières grasses (carbone, hydrogène, oxygène). — Principes solides ou liquides, dont le mélange forme les graisses, le beurre, les huiles. Ce sont des combinaisons de glycérine avec des acides organiques spéciaux nommés acides gras (carbone, hydrogène, oxygène). L^industrie isole ces derniers et les utilise directement pour fonner les bougies stéariques, ou bien les combine avec de la soude pour produire des savons.

Nitrate de potasse ou asotate de potasse (acide nitrique, potasse). — Appelé vulgairement salpêtre ou sel de nitre. Cristaux incolores, solubles, de saveur fraîche, peu altérables à l'humidité, peu vénéneux. Projeté sur des charbons ardents, il fuse en activant beaucoup leur combustion, il forme un des éléments de la poudre de chasse et de la poudre à canon.

Nitrate de soude ou azotate de soude (acide nitri^

que, soude). — Propriétés semblables à celles du nitrate de potasse; mais il attire Thumidité.

Oxyde de carbone (carbone, oxygène). ~ Gaz incolore, inodore, combustible, qui se forme dans la combustion du charbon quand l'accès de l'air n'est pas très facile au travers de la masse incandescente. Il est extrêmement vénéneux et est presque toujours la cause des asphyxies produites par le charbon dans une atmosphère confinée.

Oxygène. — Gaz simple, agent actif de toutes les combustions et de la respiration. (Voir chapitre I«f.)

Phosphate anunoniaco-magnésien (acide phosphorique, magnésie, ammoniaque, eau). — Sel cristallin incolore ou jaunâtre, très peu soluble, qui abandonne assez facilement de l'ammoniaque et de l'eau.

Phosphates de chaux (acide phosphorique, chaux, avec ou sans eau). — Il en existe trois différents : l'un, soluble dans l'eau, est nommé phosphate monocalcique ; le deuxième, insoluble dans l'eau, mais soluble dans la dissolution de citrate d'ammoniaque, contient moitié moins d'eau que le premier, mais deux fois plus de chaux, c'est le phosphate bicalcique; le troisième, insoluble dans Teau et dans le citrate d'ammoniaque, ne renferme pas d'eau, mais a une teneur en chaux triple du premier, c'est le phosphate tricalcique ou phosphate des os. Tous les trois sont solubles dans les acides minéraux concentrés.

Phosphore. — Corps simple qui existe sous deux états très différents. Le phosphore ordinaire est solide; blanc jaunâtre, insoluble dans l'eau , très inflammable par le frottement ou par un léger échauffement, par suite dangereux il manier; on doit le conserver sous l'eau. Il est employé dans la fabrication des allumettes ordinaires. II est extrêmement vénéneux.

Le phosphore rouge ou amorphe est beaucoup moins dangereux, parce qu'il n'est pas vénéneux, et est beaucoup moins inflammable. Il sert de base aux allumettes dites de sûreté. s

Le phosphore, en brûlant, se change en acide phosphorique.

nomb. — Métal simple gris bleuâtre, très lourd et facile à fondre. L'oxygène et Facide carbonique de l'air humide

ne ralt^n-nt qu'il la surface. En présence des aci(ies et des matières grasses, il s'altère beaucoup plus vite en donnant des produits très vénéneux.

Savons (carbone, hydrogène, oxygène; potasse ou soude). — Matières plus ou moins molles qu'on obtient par la combinaison des acides gras, issus des matières grasses, avec la soude et quelquefois avec la potasse.

Silice (silicium, oxygène).— Solide insoluble, inattaquable par les acides, qui forme le quartz, les silex. Combinée avec l'alumine, la potasse, la chaux, la magnésie, la soude, la silice donne des silicates qui sont une partie très importante des roches anciennes et sédimentaires.

Soufre. — Corps simple solide, jaune, insoluble dans l'eau, fond au-dessus de 100 degrés, s'enflamme à une température plus haute en. dégageant de l'acide sulfureux. On utilise cette dernière propriété pour le soufrage des tonneaux et le mutage des vins blancs. Il est très employé en viticulture pour combattre l'oïdium et doit à cet effet être appliqué en poudre très fine. La fleur de soufre (ou soufre sublimé), qui est composée de vésicules très petites provenant de la condensation brusque de la vapeur de soufre, convient mieux pour cet usage que le soufre trituré. Le soufre est employé à la fabrication des allumettes et de la poudre.

Sucres (carbone, hydrogène, oxygène). — Matières solides blanches, solubles, de saveur caractéristique , qui peuvent être dédoublées par une forte chaleur en carbone et eau. Ils proviennent habituellement des fruits, des racines ou des tiges végétales. La plupart des sucres sont susceptibles de fermenter en dissolution, c'est-à-dire de se dédoubler en alcool et acide carbonique sous l'influence de la levure de bière ou de ferments voisins. Le sucre de raisin, le ghœose peuvent entrer de suite en fermentation. Le sucre ordinaire (issu des cannes ou des betteraves) ne peut fermenter qu'après avoir été interverti, c'est-îi-dire après avoir subi un changement chimique, qui peut être réalisé rapidement en faisant bouillir quelque temps la dissolution avec un peu d'acide sulfurique ou d'acide tar trique.

Sulfate d'ammoniaque (ammoniaque, eau, acide sulfurique). — Cristaux })lancs*ou diversen^ent colorés par des

impuretés,, solubles, dégagent leur ammoniaque au contact de la chaux vivo ou éteinte.

Sulfate de chaux (chaux, acide sulfurique). — C'est le plâtre. Solide blanc, peu soluble dans l'eau. Avec l'eau, il donne une pâte qui durcit par suite de la formation d'une combinaison cristalline de plâtre et d'eau, ha pierre à plâtre ou gypse est du sulfate de chaux hydraté. Les eaux qui ont dissous du plâtre ne sont pas potables. Le plâtre est utilisé fréquemment pour le traitement des Vins.

Sulfate de cuivre ou vitriol bleu (acide sulfurique, eau, oxyde de cuivre). — Gristîiux bleus, solubles en un liquide bleu, vénéneux. Il possède des propriétés antiseptiques très actives, qu'on utilise dans le chaulage des blés, V injection des bois et des ligatures végétales employées en culture. Il sert de base aux traitements institués contre le mildeic de la vigne. Les préparations les plus usitées sont la bouillie bordelaise, obtenue par l'action de la chaux éteinte sur une dissolution de sulfate ; il se forme ainsi du sulfate de chaux et de l'oxyde de cuivre bleuâtre, solide, qui restent mélangés à l'excès de chaux ; Vemt céleste, obtenue en ajoutant à la solution de sulfate de cuivre un excès d'ammoniaque, de manière à redissoudre en un beau liquide bleu l'oxyde d'abord précipité à l'état solide; la bouillie bourguignonne, préparée en mélangeant des dissolutions de sulfate de cuivre et de carbonate de soude ; il se précipite alors du carbonate de cuivre solide bleu.

Sulfate de fer ou vitriol vert (aâde sulfurique, oxyde de fer, eau). — Cristaux solubles vert pâle, qui s'oxydent à l'air en prenant une couleur ocreuse, non vénéneux, mais de saveur très désagréable. Ses dissolutions sont employées comme désinfectant des fosses d'aisance et pour le traitement de la chlorose et de l'antracnose des vignes.

Sulfate de potasse (acide sulfurique, potasse). — Gristaux incolores, solubles, inaltérables à l'air, non caustiques, un peu vénéneux.

Sulfate de zinc ou vitriol blanc (acide sulfurique, oxyde de zinc, eau). — Cristaux incolores ou ocreux, vénéneux, dont la dissolution est utilisée comme désinfectant.

Sulfure de carbone (carbone, soufre). — Liquide incolore, très volatil et très inflammable, d'une odeur désagréa-

ble, dangereux à manier à cause de son inâammabilité. L'inhalation prolongée de sa vapeur peut produire des troubles ass^z graves dans l'organisme. Il est peu soluble dans Teau. On s'en est servi pour combattre le phylloxéra de la vigne; on emploie aussi sa dissolution aqueuse ou les iulfocarbonates f combinaisons solubles qu'il forme avec les sulfures de potassium, de sodium, etc.

Zinc. — Métal simple, gris, cassant, combustible à haute température ; l'air humide attaque très lentement sa surface et le recouvre d'une mince couche blanchâtre. Les acides, les matières grasses et salines, l'attaquent assez rapidement en donnant des sels vénéneux. Aussi doit-on l'écarter d'une manière absohie pour la confection des vases qui servent à la cuisine et à la manipulation des vins.

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Introduction 7

Utilité de la chimie agricole •....» 11

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