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l4n. Préparation da Msalfure d^hydrogëne. — On obtient le bisulfure d'iiydrog^^ne en \ersant peu h peu dans dû l'acide dilorhydriqne éleinlu do deux fois son poids d'eau^ et rontenn dans un grand entonnoir à robinet^ une dissolntion ûa bisulfure de ealeiuni. On se proeure ce eomposé eu faisant bouillir pendimt une heure ^^nviron 200 grammes do chaux
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Ji'îï, fiy. — \p[^^^^?il pour la |jrL' parât ion du hi^iilrurt; li'bjilniiîcitt! ci ûif l'aoidc sullhydrique Jii^ulrjc.
S auppurt.
E grand ciit'Hiiiuir en T*îrrtr ïju se trouvi? dt* Tacide chlorh^driqut?. n robiuEït qui donnera pa^sagf^ au bisulfure d'iivdrûf^pae,
T lubr iilraiiplé el recmirhi^ où pi^iipitrtJ Iç biFulfùrJ' d'hydrogèniî oiHraversanl l'ouverture du robiuuL R.
lUeinte, et un poids égal de fleur de soufre avec urt litre d*eau. Au moment où les deux liquides se miUent, leur masse devient
X** LEÇON. — BISULFURK D'il Y DROGE N E. 209
laiteuse, et laisse déposer peu à peu le bisulfure d'hydragène ou y hydrogène bisulfure sous la forme d'un liquide jaune. En ouvrant le robinet avec précaution, le bisulfure s'écoule. La théorie qui explique sa formation est très-simple ;
Cas* 4- HCl = CaCl + HS«
Bisulfure. Acide Chlorure Bisulfure
de calcium, chlorhydrique. de calcium. d'hydrogène.
Comme cette substance est très-instable, on ne la prépare guère que pour déiftontrer sa grande analogie avec l'eau oxygénée ou pour la faire servir à la préparation de l'hydrogène sulfuré liquide. On se fera une idée de cette double opération par la figure 69.
146. Propriétés du bisulfure d'hydrogène. — Liqueur jaunâtre, odeur fétide, saveur piquante : appliqué sur la langue, le bisulfure d'hydrogène la blanchit comme fait l'eau oxygénée. Sa densité a été trouvée égale à 1,769; mais elle n'est pas certaine, car tout fait croire qu'on n'est pas encore parvenu à préparer ce composé à un grand état de pureté. Un froid de — 20° ne le solidifie pas ; la chaleur le décompose en hydrogène et soufre : l'eau, et rien que l'action du temps, le décomposent de la môme manière. Tous les corps qui attaquent l'eau oxygénée, attaquent également le bisulfure d'hydrogène, de sorte que ces deux substances sont considérées par tous les chimistes comme étant douées de la môme constitution chimique. La comparaison des deux égalités qui expriment la formation de ces deux composés confirme cette opinion. En effet,
BaO,0 -f- HCl = BaCl + H0,0
Bioxyde Acide Chlorure Eau
de barium. chlorhydrique. de barium. oxygénée.
CaS,S -f HCl = CaCl -f- HS,S
Bisulfure Chlorure Bisulfure
de calcium. de calcium. d'hydrogène.
C'est pourquoi on attribue au bisulfure d^hydrogène la formule HS«; car, autrement, l'analyse pure et simple aurait été insuffisante pour l'établir. Il est très-probable que le bisulfure d'hydrogène, tel que nous le connaissons, est un mélange de plusieure sulfures d'hydrogène, à différents degrés de sulfu-
iio ,\' LîcçoN.— nAPPHOf:ii. KNTRE L*t)x. r-r LK soie,
ralioli : en eiïet, ks premières portioui^ de bisulfiu-e qui me foviiïL^nt sont ptus fluides que It^s porlioriifi uUériPuros (TuENARnK
i47. Rapprochemeiits entre To^ygéne et le soufre. — Nous lemiinerons en la usant ressortir les caraetères qui rapprochent l'oiygènc du soufre, et font de cette substance, du sélénium et du tellure un groupe YL^rîtablement natureU Bien que nous ruiyons pas a nous occuper de ces deux demîei's corpsj néanmoins leur ressemblance chimique avec le soufre est tellement frappante^ que nous ne pouvons nous dispenser de la remarqner*
L'ûxygêoe et le soufre affectent des états allotropiques semblables: ils se combinent aver Th^drogi^ne d'aprts la mt^me loi, lleuï volumes d'hydroi^^^ne se combinent h un volume d'oxyf^^tne ou à un volume de vapeur de soufre (telle qu elle est à 8fl0^) pour n'en former que deux de vapeur d'eau, ou de gais sulfUydrique r dans les deux eas^ môme r,'ipport entre les volumes qui î^e combinent et les volumes qui résultent de la com- Linaison. Il existe un bîoxyde d'hydrogùnc (eau oxvgénce) de niÊme qu'un bisulfure. Leur composition est semblable i c'est de l'eau qui renferme une quanlité double d'o\7gène, c'est de* rUydrogôno sulfuré qui renferme une quantité double de soufre. Chaque oxyde métallique a un sulfure correspondant. De lÈiéme qu'il y a des oxacides, des oxvbases et des oxysels, de même i^ y a des sulfarides^ des sulfohases et des sulfnsels: les deux séries suivent les mômeH lois de composition. L'hydrof^^ènc réduit les oxydes et forme de l'eau ; il rêcluît quelques sulfures iit forme de T hydrogène sulfuré ; nous avons vu que ce gaz et Teau peuvent être considiïrés comme ayant la même constitution chimique.
Quant aux analogies entre le soufré, le sélénium et le tellure, elles sont bien autrement nom tireuses, et non moins tranchées. Disons, pour abréger^ qu'on trouve les principales combinaisons du soufre répétées pour les deux autres corps, et spécialement pour le sélénium» Celui-ci a les mtimes propriétés chimiques et les mtïmes étafs allotropiques que !e soufre; il le remplace en tontes proportions dans les composés, sans que leurs formes géométriques soietit très-sensiblement altérées (isomorphisme)- Il n'est pas de chimiste qui, déeonvnmt une combinaison nouvelle du soufrcj puisse douter de rexistenee (l'une combinaison analogue pour le sélénium. Ce tabJeau jus* lilieva sois rapprochements»