‹ Leçons élementaires de chimieChapitre 134 sur 284 · I. Dig,tizedby®OOgle · texte numérisé non relu

I. Dig,tizedby®OOgle

iU Xllf* LEÇON, — AC. tODAYntllQUE nrsSOUÎÏ.

par du phosphore fimorpUe. On Introduit une assez graEidc quantité de cette deniii^re subsUace Jaïis la cornue, on h recouvre

Fip* 79. — Appareil pour h nl\^^nïi■i^\\^}l\ du j^^Fii ludliydric^iii^

T tube rËËûurbâ ^ùuàé au bec cLë la. ù^ttiuic^

S auf)[iort à bague liestiiH^ h soutpjiïr lu cornuc-

F (la{^&i] qui rer^cïît Ig ^b.î et fEMiUAitt à l'Émerj.

L lamj^e à BkcK>! deâtiiH^C! à chAufTer \vt cornue vers [a fin de J^ûpâraHuu.

d'une légère cout!he d'eau et on ajoute assez d'iode pour que à l*aide d'une leh^^u'eeiialenr on obtiejuie un coitrant ri^^ilierde gaz. f H3. Préparation de Tacide îodliydrique dissous dans Teau. — On fait ai i ivoi un courant dacide tiydiosult'urique dans de t'eau tcniuiit ou ï>nspÉ'ns]on du Tiodc pulvénHc, Eu vertu de l*uïïiiiilé prépondérante de l'iode pour l'hvdrogi^nej i;ehit-cl abandonne le soufre, se combine avec l'iode^ et donne naissance k de l'acide iodhydrique qui reste en disyoïution dans l'eau> U importe de remuer souvent le liqnide pnnr faciliter le contact dei^ corps agissants. Dés q\ie. la totalité de l'iode a disparu^ on cbiiulTe le liquide pour expulser l'exeèsi de gim ftulfhydrique et rassembler le soufre. \i\i iiUrard, on obtient nue dissolution Irèti-lhnpiile et très»-purc de gaz iodhydrique, qui chauffée se couceuÉre et tuasse à 1 état d'une combinaison défi nie j formée d une molécule d'acide et de onze molécules d*eau.

XIIl*LEÇON. — PROPRIÉTÉ? DE l'aC. ODHYDRIQUE. 255 m-fHaq.

Cette combinaison offre une grande stabilité, et son point d'ëbulUtion esta 128°. Si l'on voulait une dissolution aqueuse trèsconcentrëe d'acide iodbydrique, on n'aurait qu'à diriger jusqu'à refus dans l'eau froide un courant de gaz iodbydrique préparé par le procédé que nous venons de décrire plus haut (182).

184. Propriétés de Facide iodhydrique. — L'acide iodbydrique est un gaz incolore doué d'une odeur suffocante, et répandant à l'air d'épaisses fumées^ Un litre de ce gaz pèse 58%77<, et sa densité est 4,443, ce qui prouve qu'un volume est formé d'un demi-volume d'bydrogène et d'un demi- volume de vapeur d'iode, et que sa constitution est la même que celle des gaz chlorhydrique et bromhydrique. Un froid très- intense le liquéfie et ensuite le solidifie. Dans ce dernier état, il ressemble à de la glace. Une forte cbaleur le décompose en ses éléments. A l'abri de l'eau, il reste inaltéré, quand même il serait mêlé avec de l'air ; mais sous la double action de l'air et de l'eau, il cède son hydrogène à Voxygène, et l'iode devient libre.

Le chlore et le brome secs agissent comme l'oxygène humide. Une dissolution d'acide iodhydrique abandonnée à elle-même dans un vase mal fermé, se colore rapidement en brun, à cause de l'iode qui devient libre, mais, celui-ci se déposant sous forme de cristaux, le liquide reste faiblement coloré en Jaune.

L'acide iodhydrique liquide peut dissoudre des quantités notables d'iode, mais à mesure que l'acide se décompose, le dissolvant manque à l'iode qui se dépose sous la forme d'octaèdres d'une grande dimension •

La plupart des métaux décomposent le gaz iodhydrique, et lut enlèvent l'Iode : c'est pourquoi on ne peut pas le préparer sur le mercure. St dans un tube, contenant de l'acide iodhydrique, on introduit de la limaille d'argent, la réaction est si vive qu'il y a projection. Une lame d'argent abandonnée dans de l'acide iodhydrique se recouvre peu à peu de cristaux d'iodUre d'argent, et donne lieu à un dégagement d'hydrogène (H. Dë- Ville).

Ainsi, le gaz iodhydrique est facilement décomposé, tantôt farce qu'on lui enlève son hydrogène, tantôt parce qu'on lui enlève son iode : ce qui prouve bien quô l'affinité de ce dernier corps pour l'hydrOgène est beaucoup moindre que Celle du brome ôt du chlore.

îS6 XIH^ LEÇON. — lODURE U AZOTE.

lODURK d'azote.

J8?K Préparation fit propriétés d« Tiodure d*azQte. —

Lorsqu'on triture de l'iode pondant quelques minutes dîiQii 6e rauimoiiiaque, on remarque uq abaissemeut de tempéralurej et en mOme temps la formation d'une substance noire très-divisée, taudis que Tiodc disparaît. Si Ton verse i^e mélange dans de petits filtres et qu'on lave leur eontcnu avec de l'eau ammoniacale j si on les sèche à Tair aprùs les avoir étendus sur une planchette et assujettis avec des pointes^ pour qu une fois desséchés ils ne puissent pas s'ebrauleiv on obtiendra Viodure d*az</k sous la forme d'une poudre noire^ remarquable par sa grande instabilité,

Aussij vient-on à touuher avec une barbe de plume îe coutenu d'un de ces iiltres, une forte détonation s'ensuitj accompagnée de fumées intenses un peu violettes. Quelquefois la détonation a lieu spontanément^ sans qu'on sache quelle cause a pu la pruduiie.

Cette grande îtistabUité explique pourquoi on recommande de ne pas accumuler une forte quantité de matière sur un même filtre^ car la détonation serait dangereuse.

Suivant M. HineaUj l'iodure d'azote n'est quedeVammoniuquc qui acliangé les deux tiers de son hydrogène pour une quantité équivalente d*rode; la formule de ce composé serait

M, Bmisen^ eu s'attachant à ranalyse, admet que la moitié seu tendent de l'hydrogène de Tammoniaque est remplacée par l'iode^ maïs de l'ensemble de ses expériences, il résulte que l'iodure d'azote doit fltrc considéré comme une combinaison d'une moiécule de véritable iodure d'azote (AzP), avec une molécule d'ammun laque (AzlF) : sa formation serait exprimée par

3AzH* 4^ Cl ' = 3HI + AzP.AzH^

\tii[auiiiarjue^ lodt!. Ac» îodlj\dn(j|HL\ l4>JujMi d'asfote.

et sa décomposition par

XIÎI'' LEÇON. — RAPPROCHEMENTS. 257

AzI^AzH» == 2HI + Az^

lodure d'azote. Gaz iodhydrique. Azote.

De son côté, M. Stahlschmidt attribue à l'iodure d'azote tantôt la formule AzP, tantôt la formule AzP H, suivant qu'on le prépare par l'action de la teinture alcoolique d'iode sur l'ammoniaque aqueuse, ou bien par l'action mutuelle de deux dissolutions alcooliques d'iode et d'ammoniaque.

On conçoit ces discordances entre des chimistes habiles, lorsqu'on pense aux grandes difficultés qu'on éprouve à analyser des substances si difficiles et si dangereuses à manier, sans compter que des incidents de préparation peuvent contribuer à obtenir des produits non identiques.

186. Comparaison des combinaisons oxygénées et hydrogénées du chlore, du brome et de Tiode. — Pour bien saisir les liens qui réunissent le chlore, le brome et l'iode en un seul groupe, qu'on pourrait appeler naturel, nous comparerons les formules des principaux composés auxquels ils donnent naissance lorsqu'ils se combinent avec l'oxygène et l'hydrogène.

Chlore = Cl Brome = Br Iode = I

HCl= 2 volumes HBr = 2 volumes Hl = 2 volumes.

Gaz chlorhydrique. Gaz bromhydrique. Gaz iodhydrique.

CIO* = acide chloreux 103 = acide iodeux ?

ClO^» = acide hypochloriq 10* = acide hypo iodiq.?

CI05 = acidç chlorique. . . . BrO* = acide bromique. . . 105 = acide iodique.

C107 = acide perchlorique. BrO? = acide perbromiq. . 107 = acide périodique.

Le chlore, le brome et l'iode s'accompagnent presque toujours dans la nature. Leurs combinaisons sont, ^n général, isomorphes. Us ont beaucoup d'affinité pour l'hydrogène avec lequel chacun d'eux se combine à volumes égaux sans condensation, en formant un composé très-acide.

Leurs combinaisons avec l'oxygène sont semblables sous le rapport de la composition et des propriétés chimiques : tous les trois sont sensibles à l'action de la lumière solaire ; enfin, leurs propriétés médicales ont entre elles une certaine analogie."

En présence d'aussi remarquables relations, est-il permis de séparer ces trois corps sans méconnaître les indications de la nature ?

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