‹ Leçons élementaires de chimieChapitre 143 sur 284 · XIV* LEÇON. — CONSIDÉRATIONS · texte numérisé non relu

XIV* LEÇON. — CONSIDÉRATIONS

qui ne précîpite"plus l'albumine ni le chlorure de barium, mais précipite encore Tazotate d'argent ;

4oQuerâcide pyrophosphorique, par un très-lonp: contact avec l'eau ou par une ébullition très-prolongée, devient a^'itlp plioçsphorique ordinaire (HO)',PhO', reconnaissable à ce qu'il ne précipite plus l'azotate d'argent en blanc, mais en jauri!^ ;

5° Que par l'action successive de l'eau, on peut prnncîro. pour point de départ HO,PhO^ passer par,(HO)*,PhO";, t f an i ver à ,(HO)»,PhO»;

6° Que par l'action successive et croissante de la vlmleur, on peut suivre une marche inverse : partir de (HO)',PhCï'^, ol arriver àHO,PhO«.

Si, dans tous ces faits (qui ont tant contribué à In réputation scientifique de M. Graham), on ne voit qu'un simplo ptié[iomi>no d'hydratation, on n'y trouve rien de remarquable, c;u" qify a-t-il de plus banal en chimie que d'hydrater et de déstiyilratpr ijo corps? Mais si, dans chaque transformation, on voit une nouvelle constitution moléculaire, un nouvel acide doué de caiat téres propres; si, dans chaque mutation, on ne voit pas SiMiIem (Hit une association pure et simple d'eau, mais bien une a&siniilation de ses éléments, alors le phénomène devient plein dlnti^rtH ; ïI ne consiste "plus en une légère modification opérée sur la même substance, mais en une véritable métamorphose, en une eri'atiou successive de nouvelles individualités.

Je dois insister ici sur la nécessité de ne pas confondre Thydratation avec l'assimilation des éléments de IVau, d'autant plus que, pour me conformer au langage ordinaire, j'ai qualifié du nom d'hydrates les trois acides du phosphore (jhj, réeïlcment, ne sont pas hydratés. Lorsque l'eau est simplrmeut associée à un corps, elle n'en change pas les propriété.^ fondamentales. Existe-t-il, en effet, une différence entre 1(^h proprit^tés chimiques de l'acide sulfurique ordinaire (HO,SO^) et ceUes de l'acide sulfurique hydraté (HO,SO' -|- aq)? Aucune, ear les réactions sont identiques dans les deux cas, et les deuv acides se combineront toujours avec une seule molécule d'iuu' bast^ pnur former un seul et unique sel. Mais que de différence entre les acides métaphosphorique, pyrophof^phorique et phosplifiritpit' 1 La premier ne se combine qu'avec une seule molécule de bai^v^, le second qu'avec deux, le troisième qu'avec trois ; cliaune acide donne une série de sels différents par un ensemble dr caractères bien tranchés, si bien que chacun d'eux peut cire rormulé

:iaa

KW" LEÇON. — ACIDE IMEOSPnORECX,

de muDièï'e que les éléments de l'eau y soient confondus avec tous les autres : or, aucun chimiste n'osera formuler l'acide sulfQriqiuî hydraté de cette manière-ci : SOW. Si nul ne confond Veau ([u'ime légère action physique peut enlever, avec Teau qui n'obéît qu'à une action chimique, il faut que l'on soit tacitement d'accord <îur ce point', à savoir: que, dans les composés, la manière d'i»lre de l'eau d'hydratation n'est pas la môme que celle de l'eau de constitution : or, l'eau des acides du phosphore est danâ ce dernier cas, puisqu'elle ne peut être enlevée qu'en changp.atil la constitution chimique de ces acides.

PIiïs tard nous verrons que l'acide phosphorique renfermant les i.UémeQts de trois molécules d'eau, est celui qui est le plus répandu dans lès composés ordinaires ; on le trouve dans les phosphates naturels, et il peut être considéré, à cause de son abondance, comme représentant le terme le plus stable de la série.

Page 1