ARSENIC
As = 75.
214. Extraction de Farsenic. — L'arsenic libre n'est pas très-fréquent dans la nature. Le plus souvent on le trouve combiné avec des métaux (arséniure de cobalt, de nickel, etc.) ; quelquefois avec du soufre (sulfure d'arsenic, orpiment, réalgar). On le tire du mispickel, corps composé de soufre, de fer et d'arsenic : en ajoutant un peu de fer à ce minéral et en le chauffant en vase clos, on le décompose de manière que l'arsenic se volatilise, tandis que les deux autres éléments restent sous la forme de sulfure de fer. L'arsenic, obtenu ainsi, doit être distillé de nouveau avec du charbon.
3<fB XV' LEijUN* — ACIDE ARSÈNÎEUX,
2i:L Propriétés de Taraenîc, — [/ar^eiîîc pur est gris lioir, d'aspect briJlj.nl ^ il cristallise en t^^traédi'esjîîa densité c^i envi* rono^S; celle de sa vapeur est 10,37. Sous la pression ordinaire, il se volai il ise sans loridre ; sous une pression plus forlej il Tond CM un li^iuide tniii s prirent. Sa tendance às'oxjjder oblige à le conserver sous l'eau, dans laquelle il est insoluble. Chaullé dans un courant d'oxygine ou d'air, il perd son aspect métal) ique et se Iransfornpe en une malitirc blanche qui osï l'acide arsenic ux des cbimistes (AsO"), et que le vulgaire counaît sous le nom d'arsemcj ou de mQrt-aujyrats,
ACIDE iHSI^NlELX.
AsO» = aB. *
^16. Acide arsénieux, vitreiix, et apaque. — L'acide ar-
sénieux est préparc en grand par ie grillage du mispîckel, et on le trouve dans le commerce sous forme de masses porcelauées dont les couches centralt;s sont vitreuses et transparentes* Cette différence d'aspect pour une même substance tient à deux êlata moléculaires distincts, Heeemment prépaitî, l'acide arsénieu.ï est traïispareid ; mais, à partir de la surface, il devient opaque de proche en procljc et finit par prendre, datis toute sa masse, Taspect de la porcelaine. Il aftecte donc deux manières d'iHre clif- , férentes : l'mie^ trajisitûire lorsqu'il est vitreux, l'autre, permanente lorsqu'il est opaque. 11 ne tient qu'à nous de les produire h volonté. Par la fusion^ ou par une ébuUition Irès-proîon^^ée, 1 acide porceïaué devient vitreux; celui-ci devient opaque par l'action lente de l'eau, et mûme par le broyage, l/action de l'acide clilorhydrique va uous donner l'explication du plïénomène.
Si on laisse refroidir dans l'obscurité une dissolution bouillante d'acide vitreux faite avec de Va ci de chlorhjdrique, de chaque cristal octaédrique, qui se forme dans le liquide, jaillit de la lumière. Ces cristaux sont traufiparcntSj propriété que le temps ne leur fait pas perdre ; si on les dissont de nouveau k cliaud, ils se reproduisejjt sa us dégager de lumière. Par le même procédé, l'acide opa^jue donnera à son tour des octaèdres sans Hurun phénomène lumiiious. Si l'acide vitreux devient opaque, c'est donc par TeHet d'une caust^ analogue à celle qui fait perdre au s aiguilles prismatiques du soufre lem* transparence. Dams les