‹ Leçons élementaires de chimieChapitre 159 sur 284 · C XV* LEÇON.— RÉALGAR. ORPIMENT · texte numérisé non relu

C XV* LEÇON.— RÉALGAR. ORPIMENT

L'hydrogène arsénié est très-délétère : Gehelen en mourut victime, après en avoir respiré une certaine quantité.

RÉALGAR.

AsS«=10T.

ACIDE sulfoarséniï;ux (orpiment).

AsS«=l23.

ACIDE SULFOARSÉNIQUE.

AsS» = 155,

224. Combinaisons de Tarsenicavec le souft*e.— Oh trouve dans la nature deux matières jaunes, l'une appelée réai^ar, l'autre orpiment : toutes les deux renferment un équivalent d'arsenic ; la première contient, en oujre, deux équivalents de soufre (AsS*), et la seconde trois (AsS*). L'orpiment, par sa composition, rappelle l'acide arsénieux (AsO'); aussi l'appelle-t-on acide sulfoarsénieux. On peut aussi préparer artificiellement un troisième composé de soufre et d'arsenic, dont il n'y a pas d'analogue dans la nature. Qu'on décompose par de l'hydrogène sulfuré un arséniate dissous dans l'eau, on obtiendra, au bout de quelque temps, un précipité d'un beau jaune,dont la composition (AsS*) correspond à celle de l'acide arsénique ; ce sera deVacide sulfoarsénique. Bien que les deux sulfacides soient difficiles à distinguer lorsqu'on les prépare par voie humide, leur couleur étant à peu près la môme, cependant la manière plus ou moins prompte dont ils se précipitent de leurs dissolutions salines les fera reconnaître. Si l'on dirige un courant de gaz hydrogène sulfuré dans deux dissolutions, dont une d'arsénite, l'autre d'arséniate, on reconnaîtra la première à ce que le gaz y détermine immédiatement un précipité jaune, tandis que dans l'autre le précipité ne se forme qu'au bout d'assez longtemps ; pour qu'il se formât immédiatement, il faudrait verser dans la dissolution une certaine quantité d'acide chlorhydrique. Cette difiTérence provient de ce que l'hydrogène sulfuré, lorsqu'il agit sur un arséniate, lui enlève tout l'oxygène et lui donne en échange une quantité correspondante de soufre, en sorte que, au lieu d'un arséniate, on a un sulfoarséniate soluble et doué d'une certaine stabilité : il n'y a donc pas de raison pour que son acide (l'acide sulfoarsénique)

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