X\V* LEÇON. — KLECTKICITÉ SUR LES SELS
tlt^coniposer à son tour. Si Ton dirige le môme courant qui travei^se une dissolution de sulfate de soude dans une dissolution de sulfate de cuivre, le premier des deux sels enverra l'oxyde au pôle négatif, et le second y enverra le métal (yîg. 125). Dans
Fie', lab. — Déconipositiuu huccessive de deux seU par uu même courant électrique.
EE pile de Bunsen.
a fil positif de la pile.
o' fil négatif de la pile.
T tube eu U renfermant une dissolution de sulfate de soude colorée par de la teinture de violettes.
T' tube eu U reufermaut une dissolution de sulfate de cuivre. o fil en platine qui met en communication les deux dissolutions.
pôle où se porte la soude du sulfate de soude.
pôle où se porte l'acide sulfurique du sulfate de soude.
pôle où se porte le cuivre métallique Vu sulfate de cuivre.
pôle où se portent l'acide sulfurique et l'oxygène du sulfate de cuivre.
un cas, on ne trouvera au pôle positif que de l'acide sulfurique, et dans l'autre on trouvera de l'acide sulfurique et de l'oxygène. Cette dernière circonstance explique pourquoi, dans la décomposition électro-chimique des sels organiques, on ne trouve pas au pôle positif les acides des sels, mais bien les produits de leur oxydation. Ainsi les oxalalea et les formiules envoient au pôle positif de l'acide carbunique et de l'oxygène; les tartrate^, de Tacide carbonique, de l'oxygène et de l'oxyde de carbone ; les acétates, do l'acide carbonique, de Toxygène et du méthyle.
(Mâbtens.) Lorsque le courant est très-faible, on remarque de prime abord que le sel se sépare de l'eau pour se porter, suivant les circonstances, au pôle négatif ou au pôle positif, eu indiquant ainsi que lorsque l'eau dissout un sel elle s'y combine avec des .propriétés électriques diverses. Ainsi, dans certains cas de courant très-fuible, on trouve que la dissolution saline s'appauvrit de sel
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à un des deux pôles, et qu'elle s'en enrichit au contraire à Tautre pôle. Pour les dissolutions de sulfates, azotates, chlorures de zinc, de fer, de cuivre et de métaux inoxydables, c'est au pôle négatif que l'eau s'appauvrit de sel : c'est tout le contraire si les sels dissous sont alcalins, terreux, ammoniacaux ou basiques. (Raoult.)
Lès décompositions électro-chimiques des dissolutions salines changent môme d'allure, suivant que ces dernières sont ou ne sont pas neutres. Dans une dissolution neutre, cîcst le sel qui se décompose ; dans une dissolution acide, c'est l'eau, dont l'hydrogène réduit alors le sel : ce qui explique plusieure anomalies observées par les physiciens. (D'Alméida.)
Dans la décomposition électro-chimique des sels alcalins en fusion ignée, l'oxygène seul se porte au pôle positif et les radicaux au pôle négalif. Les halosels se décomposent en leurs éléments. (Gérabdin.)
Suivant M. Marié-Davy, la conductibilité électrique d'un sel, contrairement à l'opinion généralement reçue, est d'autant plus grande que l'affinité qui réunit ses éléments constituants est plus grande elle-même.
L'action de l'électricité sur les sels a été l'objet de travaux remarquables dont il serait difficile de faire ici une analybe : on dira seulement qu'il en est sorti des conséquences scientifiques du plus haut intérêt et des applications importantes, dont les plus considérables sont la dorure galvanique et la galvanoplastie. Ces deux arts, qui ont pris un si grand essor, reposent sur un même principe : la décomposition des sels métalliques; ils ont un môme but, l'application des métaux sur les métaux. Ils diff'èrent cependant en ce que l'un applique les métaux en couches continues et adhérentes, l'autre en couches continues et non adhérentes. Nous entrerons dans quelques détails à ce sujet, en parlant de l'or.
324. Sels hydratés, efflorescents et déliquescents. — Lorsqu'on évapore une dissolution saline, on obtient le sel sous une forme régulière : s'il est combiné avec de l'eau, il sera un sel hydrate; dans le cas contraire, il sera un sel anhydre. L'hydratation, pour un même sel, peut varier selon les circonstances. Ainsi le sulfate de fer qui cristallise à la température ordinaire, dans une dissolution neutre, contient 7 molécules d'eau : il n'en contient que 3 s'il cristallise à 80<* dans une dissolution acide.