XXV* LEÇON. — RÉSUMÉ DE LA XW" LEÇON
ment une quantité déflnie <J'eau ; [oraqu ils abandonnent une partie de cette eau et tombent en poussière, on les appelle sels efflorescents. Lorsque les sels, quoique hydratés, absorbent Thumidité de Tair et se liquéfient, ils portent le nom de sels déliquescents. Un même sel peut être efflorescent ou déliquescent, selon l'état hygrométrique de l'air. Un sel qui ne renferme pas d'eau s'appelle sel anhydre,
528. Les sels hydratés, riches en eau, fondent généralement, lorsqu'on les chauffe dans leur eau de cristallisation que la chaleur rend libre. Cette fusion est appelée fusion aqueuse. D'autres sels, quoique non hydratés, décrépitent par la chaleur à cause de l'expansion de l'eau interposée entre les lames de leurs cristaux.
326. Les sels anhydres qui, chauffés, peuvent fondre, subissent ce que Ton appelle la fusion ignée. 11 n'y a que les sels dont les acides sont indécomposables par la chaleur, ou ne se volatilisent qu'à des températures assez élevées, qui supportent la fusion ignée.
327. Le froid qu'un sel produit en se dissolvant dans l'eau est dû au changement d'état que le sel éprouve ; c'est sur ce fait qu'est fondée la préparation des mélanges réfrigérants.
La chaleur que dégage un sel en se dissolvant est l'efifet de la combinaison chimique qui s'opère entre ce sel et une certaine quantité d'eau. Lorsqu'un sel, en se dissolvant, n'amène aucun changement de température, c'est qu'il y a égalité entre le froid occasionné par le changement d'état du sel et la chaleur produite par son hydratation. Toutefois les indications thermiques de sels qui se dissolvent ne représentent que des différences ; car, dans tous les cas de dissolution, il doit y avoir dégagement de chaleur à cause de l'afDnité qui existe entre un corps soluble et son dissolvant; il doit y avoir abaissement de température à cause de la liquéfaction d'un sel solide.
328. Lorsqu'un liquide refuse de dissoudre une plus grande quantité d'un sel donné à une température donnée, on dit qu'il ^i saturé. Quand il refuse d'en dissoudre, mais qu'il n'en abandonne point, par suite d'un abaissement de température, on dit alors qu'il est sursaturé.
328 bis. Les dissolutions des sels hydratés dégagent de la chaleur quand on y ajoute une petite quantité d'eau : elles en absorbent si la quantité d'eau ajoutée est considérable. Dans les mêmes circonstances, les dissolutions des sels anhydres accusent toujours un abaissement do température.
329. Une dissolution sursaturée parait ne plus contenir le sel qu'on y a dissous. Lorsqu'elle en dépose instantanément par l'effet du contact libre de l'air ou d'un corps étranger, c'est que probablement des poussières où se trouvent des parcelles infiniment petites du sel contenu dans les dissolutions sursaturées, sont suspendues dans l'air ou déposées à la surface des corps étrangers.
530. La solubilité du sel dans l'eau parait augmenter lorsqu'on fait intervenir un second sel n'ayant aucun principe commun avec le premier ; mais il n'en est rien ; car si l'on peut dissoudre une phis grande quantité de sel, c'est qu'une partie de celui qui se trouve dissous a été décomposée par le second sel.
331. Le point d'ébullition des dissolutions salines est toujours plus