Y* LECON>— SYNTHÈSE DE L*EAU
che de verre, ou voit que les parais de la cloche se couvrent d'une rasée; si respérience dure quelque temps, des goutelcttes ruisî^ellerout sur les parois^ et on pourra se pracurer ainsi de l'eau pure {fig, S7), Si le gaz hydragcne est sec avant de s'enflammer^ on ne peut attribuer la formation de l'eau qu'à sa combustion : d'où lu conséquence que Th^clrogène, en brûlant, c'est-à-dire en se combinant avec roxygcne^ donne naissance à de l'eau.
Cette expérience montre quels sont les éléments de f eau, mais elle n'apprend rien sur leurs proportions-
Pour acquérir cette notion, on introduit dans un cudiomètre bien sec et rempli de mercure un volume d'hydrogÈne et un volume égal d'oîtygènc {fi'j, 28) ; ou bouche reudiomètre avec un bouchon à soupape, et on touche Ja mouture en fer de l'euditw
Fig. tH^ — Combustion dti mélange détonant ^ans rcudîuniètne à morctirr»
rnètre avec le plateau de rélectrophore. 1/étincelle qui jaillit du plateau passe dans Tintiirieur de Teudiomètrc et enflamme le mélange ga^euï, dent les } disparaissent pour devenir de Veau, Comme le gaz qui reste est de Toxygèno pur^ on conclat que Veau est composée d'un volume d'ojygène et de deux volumes iV hydrogène,
56. Explication de l'endiomètre et de Télectrophore. — Avant d'ïdler plus loin, rendons-nous compte de la partie matérielle de rexpérieuce. n'abord, qu'est-ce que reudiomètre et Vélectrophoreî Comment^ par le concours de ces deux iiïstrunients, peut'on effertuerla combinaisou des deus gaz? — L'eudio mètre [fig, ÏÏ9) est un tube en verre 0 à parois très-épaisses.
V^ LEÇON. — EUDIOMÈTRE-ÉLECTROPHORE. 75
dont la partie supérieure est fermée par une monture M en fer. Cette monture est terminée à l'extérieur par un bout arrondi b, et à l'intérieur par une petite tige /. A peu de distance de la monture, le tube est traversé par une tige de fer c, qui se recourbe, à l'intérieur dans la direction de l'autre tige t, si bien qu'elles ne sont séparées quo par un espace de quelques millimètres : à l'extérieur, cette tige prend la forme d'un crochet, auquel on attache une chaîne toéfallique a qui doit communiquer avec le sol. Supposons que ce tube" renferme un mélange détonant : si nous donnons à la partie supérieure de la monture M une étin-
•Fig. 29.
- Coupe d'un eudiomètre à mercure.
celle électrique, elle s'élancera de la tige i à la tige c ; or, pour passer d'une tige à une autre, elle traverse nécessai'rem'ent le mélange gazeux, et comme la température de l'étincelle est assez élevée pour déterminer la combinaison des deux gaz, cette combinaison a lieu.
Examinons maintenant de quelle manière Vélenlrophore fournira l'étincelle électrique. Cet instrument {fig, 30) se compose d'un gâteau circulaire en résine enchâssé' dans du bois et auquel est superposé un disque également en bois, recouvert de feuilles d'étain ; ce disque porte à son centre un manche en verre.. Si, après avoir électrisé le gâteau, en le frottant avec une peau de chat, on lui applique le plateau métallique, l'électricité
"6 V" LEÇON,— ANALY&E DE l'EAU- 1
naturelle de celuî-cî ^e dtu'ompose et*ie dîstiihue ïunsi qu'un It* voit par Uv cou pi- {fUj. IM]. Le gâteau fi triant négiitif, k surfact* inférieure du disque D devient positive, tiindis que la surfact» supérieure est rn^gjilive ; si l'on touche celle-ci avec le doigt, on fait dcouler duns le sol son électricité, et le disque reste surchargé de fliïîde positif, qu'il iihandoime au premier ohjet qu'il rencontre.
[Un éleclrophnrc qui rodte qnelqnes francs rend souvent autant de servicoi^ qu'une nun h irie électrique qni en coûte des ceutaiïies; en eiï^t, du moment où le gjlteau résinemc a été éiectriscj 011 peut en tirer une infinité d'étincelles sans qu'il soit nécessaire de lui donner une nouveUe charge avec la peau fie chat.]
57, Analyse deTeau. — On a >ii (o=>) qu'en eomhinantdeujt voluujes (i huhogène avec un volume d'oAygene, on obtient de Teau, VAi décoin po.s^uit l'ean, on doit donc obtenir leB deux mûnieîi ^^xa^i (IlUis I('H niénns [ïropoilion^. Nous avons déjà fait deu^ fois cette anal \îie par doux pimédés digère iits : d'abord, quand /ions avons fait passer de l'eau en vapeur sur du fer incandescent (4 i) ; ensuite, lorsque nous avons uiis du zinc en contact avec de lacide iiirilfurtqne étendu (45); dajis les deux cas» l'ean s est détoriiposéi' rn ses éléments ■ son oxygène s'est tîïé sur îe métal, son liMirogéiie i^'e^i dég;\gé. Si l'on avilît pesé ce dernier gaz et tenu compie dt^ ranynieidrition de poids du niétol, on lULraîl vu qu!" li somme rocn'spi>iidMi[ an poids de la quantité d'eau décoLu posée : on aurait faî! ainsi une analyse.
Mais que de difiicullés il aniait fallu vaincre! II est un moyen plu.s sinipîe de contrôler la synthèse^ en répétant Texpcrience que tirent pour la prcnncre fois, en tiSOU, Carlîsle et ^Jicholson.
Si Ton met sur le passage d'un canrarït élecfciqne une cer* taine quantité d'rau, rendue bonne conductrii;e an moyen d un peu d'acide suirurii|ne. elle se décomposera en sciideux cléments
J^a pile C est la H<nnxe du cournut électriqne. T.e* deux tnbes fille verre cfmtiennojit de l'ean k^gèreuîenl acidulée, * Le tuheO recouvre le tri qui communique avec le pOlepositif^ et le tube H recouvre le lit portEuit dîi pAîe négalif* Le gaz qui moule dans le premier tuhe est de ro\\g4^tie, dont le volume esl à peu près moitié moiiulre que celui du gaz qui monte dans 1h seci>ud, <q fiai est (le l'Uydrogêne.