Description de reudiométre de Vol ta. — Le moveii
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\r LEi:ON. — A.NALYSE DE L AIR.
l'iassiqtie pour analyser l'air ciHisistu dans remploi de l'eudiouiètre àean. Cut inslrnmcnt si été inventif par Volta. Bien qu'aujourd'hui il soit devenu insuffisanÉ pour dos diîtermtnatîons trL^s-exacteSj il ne im^rite pas moins d*étre connu comme un monument hiiitorïque, car, eïitce les muin*? dci MM. Gay-Lussac et de Humboldt, il servi t^ il y a bientôt soixante aus^ à fixer la composition de l'air.
Cet instrument (fifj. 42) se compose d'un f ylindre AH en verre adapté par sa base dans une monture en laiton BC, il robinet Rj et par son sommet dan*; uae monture en laiton AD, h rol>inet IV. Les denx morilnres c^Jmnmniquent entre elles par la bande métallique h; la supérieure AD est traycrsce par un petit tube en verre v qui porte mastiquée darts son ujte une tige nietaltiquo i; l'extrémité întérieare do cette tige se courbe pour s'approcher de la paroi intérieure de la monture et faciliter ainsi le passage ù. une étincelle électrique; rextrémité extérieure se termine par une pf-lik^ yphère. I/entonnoir C permet d'introduire facilement les gaz dans te cylindre ; D est une espèce de capsule, au centre perfoi'é de laquelle se visse le tube gradué OE, qui, par le robiiîet n\ (Oniiiiunique avec AH.
IW. Analyse de Faîr par Teudiométré de Vol ta, ^ Pour analyser Tair au moyen de feudiomôlre de Vol ta, on dévisse le tuhe gradué OEj on le remplit d'eau^ et on y introduit 4pO diiisious d'air et IQD divisions d'bydrogène pur. On mesure cbaquc gasi en plongeant le tube de telle sorte que les deux niveaux extérieur et intérieur coïncident parl'aitement. Il est inutile de dire que les proportions des doux ^az peuvent ne pas être exactement égules; il suffit qu'eRes soient mesurées avec soin. Après avoir ouvert les deux robinets^ on remplit d'eau le cylindre Vil le plongeant dans lacuve^ et on ferme ensuite le robinet R' ; 031 sjulèYO le cylindre, et par l'entonnoir C on y t'ait passer le
VI® LEÇON. — ANALYSE DE L'AIR. Ui
mélange gazeux du tube OE. On ferme le robinet R et on pose Teudiomètre sur la planchette de la cuve. A l'aide de l'électrophore, on donne une étincelle électrique à la petite sphère t. Cette étincelle traversera le mélange gazeux pour s'élancer dans la monture AD, et de là s'écouler par la bande de communication 6. Dans son trajet l'étincelle, par sa température élevée, détermine la combinaison de l'oxygène avec l'hydrogène, et par conséquent une diminution de volume du mélange gazeux. En effet, en ouvrant le robinet R, l'eau monte dans l'intérieur du cylindre jusqu'à une certaine hauteur. Pour mesurer le gaz qui reste, on visse au centré de la capsule D le tube OE rempli d'eau ; on ouvre le robinet R' et on fait ainsi passer le résidu dans le tube gradué. On ferme l'un des deux robinets, on dévisse le tube, et, après l'avoir plongé verticalement dans Feau jusqu'à la rencontre des deux niveaux, on trouvera que son contenu n'est plus que de 137 divisions: l'étincelle en a donc fait disparaître 6;^. Ainsi
Air 400
Hydrogène 1 00
•200 Après étincelle 1 37
Gaz disparu. 63
Des 63 volumes disparus, 21 sont de l'oxygène et 42 sont de l'hydrogène, puisque nous avons vu (55) que, sous l'influence de rétincelle électrique, 1 volume d'oxygène se combine toujours avec 2 volumes d'hydrogène pour former de l'eau. Comme, d'un autre côté, nous savons que l'air est foniié d'azote et d'oxygène, on conclura que 1 00 volumes d'air sont formés de
21 volumes d'oxygène.
79 — d'azoto.
[Il est bon de savoir que, dans les expériences eudiométriques, les excès dès gaz que l'on fait intervenir doivent avoir des limites. Si l'on avait opéré sur un grand excès ou d'hydrogène ou d'oxygène, la détonation ou la combinaison de l'oxygène et de l'hydrogène n'aurait pas eu lieu, ou elle aurait été incomplète; ou bien encore, il se serait formé des produits qui, absorbés par
lU V|= LEÇON. — ANALYSE BE l'aIR>
Teau, auraient aintiie à une fausse appréciation du résultat définitif Voici on exemple de ce qui peut arriver lorsqu'on dépasse certaines limites.
exeuplï; nii mélanges détonants iwst la combustion, nÉTETlMINÉt: l'AR l'étincelle électbjouEj n'est pas comi^lète.
Id CDDibuslkon. Cjlculê. i la. cumbasljlin.
N'i i. Ai&te 666 1
Oiygèae-... HiL... fi6^ 685 ., l
Hyrirogcne. . 292 i ♦ No a. Hydrogène ., i,UûÛ j
N^^ 3. Air....* 1,000 1
Oiygène 4S [ 1041 lOOn 41
Hytirogèiic .
No 4. OxysiÉQts ... 1,000 \
Ï70 7S0 iO
HydrojjèJie. . 500 j
^» b. Air 1,00^1
Oiygcnt!.... 500 [ 9«î 1000
ïtydrogènc^
La troisième colonne de ce tableau indique le résidu calcule, r'est-à-dire le résidu qu on aurait dû trouver après la diîtonation, si la combustion avait été complète. Le numéro 3 représente un cas dans lequel les^^ du mélange explosif out échappé à la combustion. Le numéro 4 doit principalement fixer l*a tienlion. Trois foi^ plus d'oxygène qu'il n'en faut pour Ijnller toul rhydrogt^ne ont été un obstacle à la conibuslion complète de ce gaz- Le nviméro B offre un exemple d'un résultat tout contraire j au lieu de résidu, il y a une perte; au lieu de i^OOOj il est resté 961i. Ccbi paraîtrait inexplicable^ si l'on ne savait quCj dans certains cas, lorsque dans le mélange explosif il se trouve de Vazote, ce gaz peut se combiner directement avec Toxygène et former des composés nitreux absorbables par l'eau aussi bien que par le mercure. Dans les analyses eudiométriques par Tétincelle électriquCj il faut donc que les mélanges soient bien entendus: on y parvient par des tiltonnemenls préalables^ sans lesquels on peut ou ne pas avoir une combustion complète, ou former des produits nitreux qui rendraient inexact le résultat de rcxpérience.]
30, Analyse de Talr par le phosphore à froid. —Tout le monde ne peut pas disposer d'un eudiomètre de Volta^ dune cuve à eau et d'un électrophore- A plus forte raison, on ne pos-