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VI' LEÇON. — FACULTÉ COMBURANTE DE L*AÏR

trique, de la température et de la force élastique de la vapeur dans Tinlérieur du flacon F. On parvient ainsi à prouver que la quan- KïÉ de l'acide carbonique de Tair oscille entre j^hr et i—nr.

Ainsi, les principes qui, réunis, forment l'air atmosphérique, sont: l'oxygène et l'azote dans des proportions sensiblement ionstantes; le gaz acide carbonique dans la proportion moyenne approximative de î^^, et la vapeur d'eau en proportions trèsvariables. Bien d'autres principes s'y trouvent sans doute, car sur tous les points de la terre s'accomplissent à chaque instant des phénomènes chimiques dont les produits gazeux entrent dans Fair. Les plantes, et notamment les plantes aquatiques, versent dans l'atmosphère non-seulement de l'oxygène et de l'acide carbonique, mais encore de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène piotocarboné (Boussingault) : les volcans vomissent des fluides aé['iformes de nature très-complexe ; Teau, en s' évaporant, enti :iîne avec elle une faible partie des principes fixes qu'elle tient en dissolution; la foudre, en sillonnant l'espace, engendre «le l'acide nitrique et de l'ammoniaque. Si quatre principes représentent la composition ordinaire de l'air, il n'en est pas moins certain que dans l'atmosphère il en existe un plus grand nombre, que nos moyens analytiques ne mettent pas ^us en évilUuice.

R6. Faculté comburante de l'air. — Si un corps brûle dans isiir, c'est qu'il y trouve de l'oxygène. Dans l'acception ordinaire, rombustion et fixation d'oxygène expriment donc le môme fait. MiiJS il ne faut pas confondre les phénomènes qui, dans certains ras, accompagnent la combustion, avec la combustion elle-même, lorsqu'on voit du charbon qui brûle, on associe par la pensée le titit de son incandescence à celui de la fixation de l'oxygène sur sa substance; de là, l'idée de la combustion. Mais, toutes Ir;^ fois qu'on verra du charbon incandescent, on ne devra pas toDclure qu'il est tel parce qu'il se combine avec l'oxygène. En effet, lorsqu'on rapproche, dans le vide, les pôles en charbon d'une forte pile électrique, ils deviennent lumineux; un fil de * platine, métal que l'oxygène n'attaque pas, s'échauffe jusqu'au blanc lorsqu'il ferme ^n circuit voltaïque puissant. Les phénomènes simultanés de lumière et de chaleur ne sont donc pas le i-Ô5ultat d'une fixation d'oxygène, et l'incandescence ou Tignition ne doivent pas être confondues avec la combustion. Du temps de Lavoisier on croyait que les combinaisons des corps avec l'oxygène pouvaient seules, dans certains cas, au moment de leur formation.

YI® LEÇON. — FLAMME. \±\

développer de la lumière et de la chaleur, et l'on appeliiié ivtnbustibles les corps capables de se combiner avec l'oxygène ; aiL'isî ce gaz était-il regardé comme le soutien de la combustion ot le comburant ^àr excellence. Mais on a reconnu depuis que buiviicoup d'actions chimiques, autres que l'oxygénation, peuvent produire de la chaleur et de la lumière, et que le phénonii^ne de combustion, tel que l'envisageait Lavoisier, n'est qu*uîi cm particulier des phénomènes calorifiques qui accompagne ut les combinaisons. Si aujourd'hui on attache encore au mot r^^tftbnstion Fidée de fixation de l'oxygène, et au mot combustibh.' lldée d'un corps capable de se combiner avec ce gaz, c'est pur une convention tacite, et non parce qu'il y a dans l'acte de ia torubinaison développement de chaleur et de lumière ; on se fiarde bien de conclure que l'existence de ces deux phénomènes ^oit un indice infaillible de combustion, dans le sens de llxldion d'oxygène.

C'est à ce point de vue qu'en parlant de l'oxygène (39} ou a dit que, dans la pensée des chimistes, oxydation et combustion srunJ deux mots équivalents. Toutefois, dans le langage onlinaiio, le mot combustion exprime développement de chaleni- et de lumière, et le mot combustible s'applique plus exclusive? ne nt h une classe de corps dont l'emploi habituel a ppur résnltat ces deux phénomènes. Ainsi, par pure convention, et pour eious conformer au langage ordinaire, nous entendrons désorniiii? par comôus/f on la fixation de l'oxygène avec dégagement de ( hrik-ur et de lumière, et nous conserverons au mot oxydatioîi Je sens scientifique, c'est-à-dire combinaison de l'oxygène, iibï^ h nation faite des phénomènes qui l'accompagnent. En nu mot, la combustion ne sera pour nous qu'un cas particulier de J oxydation.

87. Rôle de Tair dans la production de la flamme. — Si l'on chauffe une cornue contenant de la houille, on \it\l *iun cette matière se transforme en coke, tandis qu'un j^.iz s'en échappe. Le coke, porté à une température convenable, brnle avec incandescence; le gaz, dans les mêmes condition^i, In ule avec flamme; la houille chauffée en plein air devient Uni h la fois incandescente et flambante. Laflanune n'est donc qu un ^^az en incandescence, et aucun corps ne brûlera avec flanniiesi se^; éléments ne peuvent pas se gazéifier. Le bois s'enflamuïe parre que ses principes combustibles, séparés par la chaleur, piet ment la forme gazeuse. Le fer ne devient qu'incandescent, pane que

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